Après avoir allumé l'incendie identitaire, Sarkozy se retire sur la pointe des pieds

Nicolas Sarkozy devait être devant l'Institut Montaigne, vendredi 4 décembre, pour répondre à la question: «Qu'est-ce qu'être français?» Finalement, il n'ira pas. Le tour que prend ce débat sur les sites internet, la polémique sur le vote suisse, une éventuelle loi sur la burqa, l'opinion qui tourne et l'état-major UMP qui se déchire... Tout cela l'incite à la prudence. Explications.

La lecture des articles est réservée aux abonné·es. Se connecter

La déflagration du changement constitutionnel suisse, après la votation sur l'interdiction de construire des minarets, aura au moins fait un dégât collatéral. A moins qu'il ne s'agisse d'un accès de prudence du président de la République française devant la poussée de fièvre qui a saisi l'électorat de droite depuis le 2 novembre, date du lancement officiel du débat sur l'identité nationale.

Il se peut aussi que ce soit les deux. Toujours est-il que l'intervention de Nicolas Sarkozy prévue le vendredi 4 décembre à midi, en clôture du colloque organisé par l'Institut Montaigne autour du thème «Qu'est-ce qu'être français? », a été annulée. Et ce matin, lors du conseil des ministres, le Président a d'abord rappelé que la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat «faisait consensus», avant de demander à l'assistance de défendre la même position: «Oui à un islam de France et non à un islam en France.»Une façon de calmer le jeu en donnant à chacun, religieux et laïcs, des raisons de croire que le fragile équilibre confectionné en France ne sera pas remis en cause.

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là

Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

Voir la Une du Journal