Sous le grand débat, la manipulation Macron

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Emmanuel Macron a décidé de transformer le grand débat en une campagne de communication. À trois mois des européennes, il monopolise l’attention des médias et fait financer sur fonds publics une campagne électorale aussi inédite que déséquilibrée. Et cela ne choque ni le CSA, ni la Commission des comptes de campagne ?

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« Historique » : c’est François Bayrou, le 30 janvier, sur France Inter, qui a trouvé le mot le plus juste pour qualifier le grand débat national voulu par Emmanuel Macron. Historique assurément, mais pas dans le sens où l’entendait le président du Modem. Car loin d’être l’immense agora publique que le gouvernement prétend avoir organisée, permettant à tous les citoyens, et notamment aux gilets jaunes, de faire connaître les mille et une colères qu’ils peuvent éprouver, et toutes les réformes qu’ils appellent de leurs vœux.