Fermetures de mosquées «séparatistes»: les tours de passe-passe de Darmanin

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Le ministre de l’intérieur brandit à l’envi des chiffres sur les mosquées « radicalisées » qu’il fait fermer. Pour des motifs souvent liés, en réalité, à l’hygiène et la sécurité. Mediapart revient sur trois cas en Seine-Saint-Denis, emblématiques des artifices auxquels il se livre.

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La politique du chiffre aux dépens des faits. C’est la méthode de Gérald Darmanin pour communiquer sur les fermetures de lieux de culte soupçonnés de « séparatisme ». En décembre, selon les données du ministère de l’intérieur, près de 17 000 contrôles avaient été effectués, entraînant la fermeture de 394 structures qualifiées de « séparatistes ». Début janvier, 89 mosquées étaient toujours dans le viseur du gouvernement. Lesquelles ? Pour quels motifs ? Le ministère de l’intérieur se refuse systématiquement à communiquer le moindre élément concret (comme Mediapart l’a déjà raconté ici ou là).