A l'UMP, ces candidats qui cachent leur étiquette pour les cantonales

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Les candidats UMP se cacheraient-ils? Pour les cantonales, ils sont nombreux à dissimuler l'étiquette du parti présidentiel. Logo qui a disparu des affiches; choix d'un nom de liste plus local: tous les moyens sont bons pour faire oublier l'appartenance au parti de Sarkozy. Y compris dans les fiefs de Fillon et Copé.

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«On ne peut pas utiliser (l'étiquette UMP) quand on gagne et la cacher sous le tapis quand on est en difficulté. C'est dans l'adversité qu'il faut porter haut l'étendard», a dit Jean-François Copé, le 23 février, en visite dans l'Aveyron, où le président du conseil général se présente, justement, sans l'étiquette UMP. Le patron de l'UMP a sans doute oublié que, dans son département, ses troupes se présentaient sous l'étiquette «Union pour la Seine-et-Marne»...
Le phénomène n'est pas nouveau – il n'est pas non plus réservé au parti au pouvoir –, mais il semble avoir pris une ampleur proportionnelle à la chute de popularité de l'exécutif. Pour les cantonales des 20 et 27 mars, nombre de candidats de la majorité présidentielle dissimulent l'étiquette UMP. Logo qui a disparu des affiches; choix d'un nom de liste plus local ou plus neutre comme «majorité départementale»; candidature «divers droite»: tous les moyens sont bons pour éviter de se revendiquer du parti présidentiel et du chef de l'Etat.