Gilles Boyer: «On ne combat pas le FN en tentant d’être plus à droite que lui»

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Il était son bras droit, mais préférait se présenter comme son « bras gauche ». Pendant quinze ans, Gilles Boyer a travaillé dans l’ombre d’Alain Juppé, à Bordeaux d’abord, au ministère de la défense et à celui des affaires étrangères ensuite, à la direction de la campagne de la primaire, enfin. Pour lui, il a tout planifié, tout calculé, tout scruté, tout envisagé. Excepté l’inenvisageable : la victoire de François Fillon au scrutin de novembre. Depuis lors, Gilles Boyer avait disparu. Ses blagues, distillées sur Twitter pendant deux ans, se faisaient plus rares. À peine s’était-il amusé à glisser, au lendemain du second tour, un #AJ2022 que certains ont réussi à prendre au sérieux.