Edouard Durand: «Croire l’enfant, c’est un principe de précaution»

Cet article est en accès libre. L’information nous protège ! Je m’abonne

Mediapart fait le choix d'un participatif sans modération a priori, merci de respecter notre charte. La rédaction peut mettre en valeur certains commentaires et se réserve le droit de supprimer tout commentaire hors sujet, répété plusieurs fois, promotionnel ou grossier.

Tous les commentaires

Ce commentaire a été dépublié par son auteur·e.

Pour quels autres crimes demande-t-on autant de justificatifs de la réalité des faits?

C'est une tautologie, mais c'est précisément parce que ce n'est pas encore pleinement considéré comme un crime. Les gens ne réalisent pas à quel point la vie sexuelle est détruite pour l'âge adulte ensuite.

Merci à Mediapart de mettre en lumière par la voix d'Edouard Durand les  dysfonctionnements actuels et le chemin qu'il nous reste à parcourir. Pour cela il faut une réelle volonté politique.

Selon Edouard Durand si on maintient des droits de visite et d’hébergement avec le parent violent, on permet au parent agresseur de maintenir l’emprise et la violence sur la famille après la séparation.

Lorsque la justice ou les travailleurs sociaux demandent aux parents de s’entendre pour l’intérêt de leur enfant, et de ce fait de négocier ensemble, de dialoguer ensemble, et que l’on demande au parent protecteur de représenter l’enfant au parent agresseur, on demande l’impossible; et on n’est plus dans la protection de l’enfant.

La justice devrait toujours garder à l’esprit qu’on est en présence d’un agresseur, certes il est le parent de l’enfant mais il est aussi un agresseur, et cet agresseur fonctionne dans un registre de pouvoir et de violence, y compris envers l’enfant.

https://blogs.mediapart.fr/proteger-lenfant-association/blog/281120/juge-edouard-durand-violences-conjugales-et-parentalite

Donc, on est prié, quand on juge, non pas d'être certain, mais de croire ?

De croire, donc d'admettre que c'est vrai ?

Vous êtes vous trouvé devant le gamin de 4 ans dont la mère reconnaît que c'est elle qui lui a montré comment dessiner le zizi de papa ?

Vous êtes vous trouvé devant la mère qui transmet à sa fille la haine des hommes, au point qu'elle accuse son père de n'importe quoi ?

Histoires vécues, hélas, mais mal vécues quand on vous oppose qu'il ne faut pas remettre en cause la parole de l'enfant.

En matière pénale, le principe d'une preuve irréfragable résultant de celui ou celle qui se prétend victime est inacceptable.

C'est une question de principe. Aux juges de faire la part des choses.

 

 

"Le plus difficile, c'est de voir ce que l'on voit" 

ça, c'est fort!

La maltraitance est bien sûrement sexuelle mais pas que malheureusement . Dans le cas précis , le père est il inculpé ,ou au moins y a t'il une procédure en route ? 

C'est une évidence qu'aujourd'hui les lanceurs d'alerte qui officient en individuel ne sont pas protégés ,et souvent victimes de l'oligarchie ...

Quand la justice donne la garde des enfants à une personne alcoolique et psychotique on est en droit de se demander quel état d'esprit anime certains juges des enfants.

Quand à l'affaire d'Outreau si bien médiatisée par notre fabuleux garde des sceaux, il me semble bien que la parole des enfants, avant, pendant et après le procès y compris celui en appel a bien été méprisée et foulée aux pieds ....

Et c'est ce ministre qui donne des leçons !

   

                   "  Il n'y a pas d'inceste consenti "

 

   Ceci  nous  ramène  en  arrière  à  l '  Affaire  DOUTREAU  :  

                               Il  faut  aller  chercher  cet  excellent  documentaire  fait  depuis  le  procès  Doutreau ,  et  qui  s' appelle    :   " Doutreau,  l'autre  vérité  ".  

      Ce  film  a  été  fait  à  partir   de  ce  que  sont  devenus  ces  enfants     aujourd’hui  ..  suite  à  une  fin  de  non - recevoir  des  tribunaux  sur  leurs  viols.   

      Il  me  semble  que  cette  approche  décrit  parfaitement  comment  le  monde  adulte   se  protège  en   manipulant   la  vérité .  Et   transforme     des  viols  et  des  actions  de   proxénétisme  aggravé,  exercé  par  des  adultes   sur  des  petits  enfants.

 

Merci Médiapart de donner la parole à ce magistrat.

Et j'ajoute un lien vers une étude récente de l'INED sur les violences sexuelles en France. Ces statistiques ne sont que la partie émergée de l'iceberg de ce silence mortifère :

https://www.ined.fr/fichier/s_rubrique/26153/document_travail_2017_229_violences.sexuelles_enquete.fr.pdf

Courage à tous pour sortir de l'omerta familiale et ne plus faire souffrir notre jeunesse, notre avenir.

En même temps, prendre pour argent comptant la parole de l'enfant a prouvé dans le passé ses limites : Les risques de métier avec Jacques Brel, que l'on ne projette plus aujourd'hui, comme par hasard. Et le procès d'Outreau, de plus.

"prendre pour argent comptant la parole de l'enfant a prouvé dans le passé ses limites"

Toujours les mêmes arguments!... Et les mêmes hors sujets!... Avez-vous entendu les chiffres? 1% seulement des crimes sexuels finissent en condamnation. C’est à dire que le problème est exactement l’inverse de la prise "argent comptant" de la parole des victimes!

***

"Les risques de métier avec Jacques Brel, que l'on ne projette plus aujourd'hui, comme par hasard."

Le "comme par hasard" de la fin, j’en raffole. Un peu comme "mais" après les "je n’ai rien contre [les arabes ou la liberté d’expression]"...
Plus sérieusement ce film fait parti de ces films qui ne sont plus acceptés aujourd’hui, mais il semble que tout le monde ne comprenne pas bien pourquoi...

"Le "comme par hasard" de la fin, j’en raffole. Un peu comme "mais" après les "je n’ai rien contre [les arabes ou la liberté d’expression]"..." Que vient faire le racisme anti-arabe là-dedans ? Fait du hors-sujet ? Et si vous saviez le nombre d'enfants qui racontent n'importe quoi sur les adultes, je vous assure que vous vous méfieriez.

Ancien policier aujourd'hui à la retraite, ayant passé plus d'une dizaine d'années à la BRIGADE DES MINEURS, je voudrais inciter  ce Magistrat à plus de prudence quant il parle de principe de précaution au sujet de la parole de l'enfant. Quand on analyse scrupuleusement  les dires d'un enfant victime, et ce sur support  vidéo comme cela se fait aujourd'hui on  peut trouver des failles. Oui j'ai professionnellement constaté que les enfants peuvent mentir et pour des raisons qui ne paraissent pas évidentes au début. Combien de vies détruites de carrières brisées par le mensonge d'un enfant? Là les statistiques de le diront pas. J'ai en mémoire l'affaire Christian IACONO où son petit fils Gabriel a eu le courage des années après de revenir sur ses déclarations. Mais combien d'autres où cela n'a pas été le cas et dont la vie a été brisées par des accusations de viols d'inceste qu'ils n'ont pas commis?  

Ce commentaire a été dépublié par son auteur·e.
  • Nouveau
  • 09/03/2021 19:37
  • Par

Lorsqu'une enfant est capable de mentir jusqu'à conduire à l'assassinat d'un de ses professeurs, on peut douter très fortement, contrairement aux (trop) bonnes âmes, qu'il faille croire les enfants sur parole, en vertu du principe de précaution, ou de la soit disant rareté de leurs mensonges.

La trop fréquente condamnation médiatique avant toute instruction judiciaire est une honte pour la société. Au dela de l'innocence présumée, maltraitée, tant le concept est vaseux, qui n'a plus grand sens aujourd'hui; au moins pourrait on s'obliger à des preuves absolues avant de juger.

Pas de mobilisation sans confiance
Pas de confiance sans vérité
Soutenez-nous