Centrale à gaz en Bretagne : l’enquête publique ignore les critiques

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On peut se demander aussi combien coutent ces enquêtes et ceux chargés de les "éplucher" alors "qu'ils" savent avant même de les démarrer quelle sera leur décision. Mais c'est pas grave, c'est pas leur blé mais le nôtre...

"la majorité des opinions" : Si la majorité des opinions dit une connerie, c'est normal qu'elle perde. Si c'est toujours la même argumentation et qu'une réponse "honnéte" y a été faite, c'est normal que le projet se fasse.

Exemple : "votre projet ne doit pas être fait car il impact un boisement". Réponse : "on déplace le projet de 30 m et il n'impact plus le boisement". C'est alors normal que le projet se fasse...

On n'est pas sur The Voice, Tappe 1 "oui au projet", Tappe 2 "non au projet".

Nous sommes dans une démocratie "Cause toujours"...

Dite par chez nous démocratie putassière! La féodalité reprend sacrément du poil de la bête.

Sur les registres où les gens écrivent leur opinion, chaque fois que la majorité de ces opinions étaient défavorables au projet, le projet passait quand même.

S'agissait-il d'avis personnels ou bien d'avis techniques? Faut-il organiser un sondage dans la population pour savoir quoi faire des sondes Pitot après le crash du rio - paris? ...

Faire vivre la démocratie dans les projets d'aménagement du territoire, voilà encore un thème sur lequel François Hollande aurait pu s'illustrer et réformer sans que cela coûte un fifrelin au trésor public. Encore un espoir déçu qui se paiera (durablement) dans les urnes. C'est tragique.

Plutôt que de vouloir "gérer" l'économie sans en avoir ni les moyens ni les compétences, nos dirigeants politiques devraient s'intéresser aux réformes de société. Là, ils ont les moyens d'agir mais ne s'en servent pas. 

L'article indique que rien n'a été respecté. Alors que voulez vous que les citoyens et les assocs fassent de plus ?

On les attaque en justice et on gagne tres souvent,ils ne connaissent pas les finesses des lois!!!

Oui mais pas dans la Constitution Française,donc du pipo,pour que des referendums locaux soient appliqués,comme en Suisse avec les votations qui sont aprés le vote inscrit dans la Constitution et appliqué, et tres hélas!!

il faut que les associtions locales dénoncent le non respect des lois devant le Tribunal Administratif.

bien sur trop souvent le TA bottera en touche mais il suffira d'une décision favorable, elle fera jurisprudence.

du courage!

au penal c'est mieux!!

Ben quoi ? Une usine à gaz, c'est simple !

40 millions d'€ pour aider une centrale produisant 446 MW !

Soyons gentils, supposons qu'elle fonctionne à temps plein soit 8860h/an, elle produira 4 million de MWh.

 Via la taxe en faveur des énergies renouvelables (le gaz naturel est-il renouvelable ? ), nous allons donc payer 0,1€ par kWh produit. 

Regardez votre facture : combien payez-vous à votre fournisseur d'électricité ?

Les actionnaires de Poweo peuvent se congratuler !

 

 

 

Je ne comprends pas?

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  • 02/06/2015 19:50
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Et le PDG de Direct Energie, Xavier Caïtucoli, un ancien du MNR !

http://blogs.mediapart.fr/blog/patrig-k/260413/le-telegramme-libere-de-parole-par-mediapart

 

Il faut réouvrir les mines à charbon comme en Allemagne!. Cette centrale est utile à la Bretagne pour rompre l'isolement énergétique de la région. 

Vous vous avez tout compris au réchauffement climatique...

Vous semblez relier Fukushima avec les centrales à charbon, ce n'est pas tout à fait ça :

1. Les écolos et citoyens luttent suivant leurs moyens contre les projets de mines d'extraction de charbon en Allemagne (ex : mines d'Hambach)

2. La fermeture des centrales nucléaires Allemagne est prévue depuis la loi de février 2002, avec les dernières fermetures prévues vingt ans plus tard. En 2010 le gouvernement conservateur a freiné le cycle prévu, et après Fukushima suite à la pression populaire, est revenu aux engagements initiaux en fermant les 8 centrales nucléaires les plus anciennes ... dont deux en panne.

3. Les citoyens via les coopératives d'énergie, et les régies publiques sont à l'origine du développement des énergies renouvelables.

4. Les "quatre gros" que sont RWE, E.ON, Vattenfall, EnBW, sont totalement à la traîne là dessus, et ce sont eux qui détiennent les centrales à charbon et gaz et qui exploitent les mines, sachant que la production est en baisse depuis 2000.

Vous avez bien sur raison et je vous trouve courageux d'expliquer à des climato-sceptiques pathologiques, aux avis basés sur des rumeurs des lobbys.

Quelle tristesse de lire de telles abbérations aujourd'hui, avec tout ce que l'on constate en dégradations de notre environnement.

nous avons un potentiel particulièrement riche en renouvelables

La Bretagne bénéficie des marées les plus fortes du monde ainsi que de vent. des sources népuisables d'énergie baignent ses cotes !

Mais nos glorieuses Elites veulent un rendement financier immédiat, du "cash directement dans la poche". POur faire quoi de cet argent ? En fait, on se le demande ! :-(. SI ce n'est pour détrtuire encore plus la planète :-(.

Mais bon, la planète se passera très bien du virus humain. Les cyanobactéries ont pollué leur environnement et nous voila ;-), nous continuons donc le cycle et les suivants penserons à nous avec reconnaissance :-p.


Sourire Essayons tout de même de survivre encore un peu !

La Bretagne bénéficie des marées les plus fortes du monde ainsi que de vent. des sources népuisables d'énergie baignent ses cotes ! "

Absolument exact. Les marées, le vent...il y a aussi la houle...     Mais sais-t'on vraiment récupérer ces énergies ?

Les éoliennes doivent s'effacer si le vent est trop fort et ne fonctionnent pas si le vent est trop faible ! Les hydroliennes auront besoin d'entretien, comme tout corps immergé (fouling par les algues, les coquillages...). En Ecosse, les essais de récupération de l'énergie de la houle ne sont pas un succès... Et je n'investirais pas un centime dans la récupération de l'énergie thermique des océans (utilisation de la différence de température entre les eaux de surface (jusque 28°C aux Caraïbes) et celle des eaux profondes (4°C vers 1000m de profondeur)).




 

Les Français dorment, dites vous. Vous comptez vous parmi eux ? Parce que ce n'est pas parce que vous, comme beaucoup sur ce fil, sont conscients, s'indignent, ralent que nous avons la solution, les structures, l'organisation, l'énergie, pour renverser les tables.

Quand il y a des grèves j'en suis OK ?

Maintenant je pense qu'un réveil des consciences passe avant tout par une éducation qui nous permette de développer notre sens critique, c'est en ce sens que je trouve que les français dorment...

Bonne journée à vous !

tous chez Enercoop!!

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  • 02/06/2015 23:00
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On va en allumer des lampions avec celle-là!

Cool

C'est exactement ce qui va se passer a Hambach Moselle où le conseil d'état accepte de revoir l'interdiction pourtant déjà juger en défaveur de l'usine.

Médiapart vous devriez aller lire ces enquêtes et jugements.

Créations d'emploi fictive, enquête d'utilité public non respectée, demande d'électricité inexistante (clients virtuels) etc

Bref l'état de droit, le respect des deniers public et de l'avis de la population locale n'existe pas en France on se croirait dans un mauvais film sur la mafia mais malheureusement c'est la réalité de notre pays.....

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

Bonjour,

Je suis un 4/4 BRETON,,,,

Né, ailleurs sur cette Planète, où les Bretons organisaient et créaient pour l'avenir des peuples,,,,

Ce que j'en ai appris,,,,

C'est qu'ils organisaient la solidarité, l'égalité et la fraternité,,,,

De retour en BRETAGNE,,,, je ne reconnais pas sa POPULATION,,,,

Depuis DE GAULLE qui l'a reliée à la France contre l'avis des Nationalistes, Pétainistes et Communistes,,,, elle profite de tous les avantages de ce pays, sans aucune contrainte de péages, d'énergie, etc....

C'est quoi: ces nouveaux idéologues intégristes Bretons qui souhaitent être appelé "écolos",,,,

Jusqu'à tout remettre en question,,,,  pour une centrale au gaz, non nucléaire ni au charbon,,,,

Qui leur éviterait les coupures énergétiques de l'hiver et permettrait aux autres centrales Françaises de se rénover et de durer.

Ces pseudos,,,,, je ne sais quoi,,,, mériteraient un mépris Poutiniste de la part de la France.

Enfin,,,, ils ne ressemblent en rien à des BRETONS!!!! !!!! !!!!

Ils vont même à l'encontre de l'avenir de cette population!!!! §§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§

Comme au NORD, à l'EST et au SUD du pays,,,, j'ai honte!!!! !!!! !!!! §§§§§§§§§§§§§§§§§

Je suis un 4/4 BRETON

Le far du monde.

À  5253, 

Ma doué beniguet ! 

Que comprendre à cette saillie armoricaine, bien mal venue, semble-t-il ? 

Ki du ! Qu'en diraient, disons Glenmor, Servat et quelques autres ? Pied de nez

 

 

En forme le Jack !!!!

Quelques questions :

La Bretagne est elle autosuffisante en énergie électrique ? Quel est le nombre de centrales électriques situées en Bretagne et où sont elles localisées ? Quels sont les types de centrales électriques implantées en Bretagne ?

Le problème est que l'eau et l'électricité ne font pas bon ménage. Alors, des centrales électriques en Bretagne... Langue tirée


Je suis le Climat ©
est un MOUVEMENT ARTISTIQUE CITOYEN.
Son BUT est de FAIRE ÉMERGER LA CONSCIENCE CLIMATIQUE
CHEZ TOUT UN CHACUN PAR L'ART ... :0) © Ricardo Rey Je suis le Climat © est un MOUVEMENT ARTISTIQUE CITOYEN. Son BUT est de FAIRE ÉMERGER LA CONSCIENCE CLIMATIQUE CHEZ TOUT UN CHACUN PAR L'ART ... :0) © Ricardo Rey

On ne veux pas de nouvelles centrales nucléaires hyper chères (FLAMANVILLE 10 milliards d'Euros  !) et hyper dangereuses (FUKUSHIMA) et on a raison...

On ne veux plus de voitures polluantes , on veut les remplacer par des voitures électriques (!) et là on commence à avoir un peu moins raison..(pour des raisons d'échelle: 30 millons de voitures électriques en France, c'est impossible à fabriquer, à entretenir et alimenter les batteries, etc...)

Mais si on refuse toute nouvelle centrale (au gaz, les moins polluantes) en attendant un HYPOTHETIQUE relais par les énergies renouvelables, n'est-on pas dans le déni de réalité? Toute discussion sur l'avenir de nos sociétés post-industrielles ne peut se résumer à un seul chiffre: le taux de CO2 émis !

pas de nuc, pas de gaz, pas de charbon : va falloir pédaler

 

bonjour   dans l oise a verberie   direct energie  avec les memes arguments  a tout tenté  pour implanter sa centrale  mais a perdu une bataille qui aura duré 5 ans 

 site             pas de centrale en basse automne   

cordialement

Voilà encore un projet néfaste et inutile qui se fera contre l’avis de la majorité des citoyens et qui va mobiliser des centaines de CRS. On a vraiment de l’argent à foutre en l’air. 

Apparemment, selon Jade Lindgaard et ces militants anti-centrale, la démocratie se satisferait de réponses spontanées à une enquête publique, sans se soucier d'informer ni de faire voter l'ensemble de la population (ni même de vérifier qui a répondu). Amusant comme le mot "démocratie" est détourné à qui mieux mieux pour satisfaire telle ou telle cause, ces "consultations" étant l'exercice idéal pour les milieux militants qui peuvent y faire nombre en mobilisant leurs troupes. Le même raisonnement aurait dû conduire à réclamer le respect de la "démocratie" quand des centaines de milliers de personnes ont manifesté contre le mariage pour tous...

Il s'agit ici de journalisme de commande, l'auteure agissant comme une courroie de transmission de collectifs militants ; pas d'enquête indépendante sur le sujet, pas de discussion sérieuse des enjeux, des alternatives.

C'est curieux de constater en permanence partout les mêmes réflexes: quand on s'oppose à un projet, on doit se justifier, on doit dire qui on est, etc... Il est symptômatique de constater que pour ceux qui sont favorables au projet, ils bénéficient d'une virginité d'office: sinon, vous réclameriez aussi que Jade vérifie qui a répondu favorablement...
Ces gens sont donc forcément honnêtes, vertueux, intègres et soucieux de l'intérêt général... Bien sûr, quand tous ces élus "responsables" protestent contre le découpage des cantons, c'est parfaitement légitime évidemment...

Mais bon, vous avez parfaitement le droit de penser que des documentaires comme "nucléaire, la politique du mensonge" ou  "Endoc(t)rinement" ou "Les raisons de contester l'utilité du barrage de Sivens" - à écouter l'avocate sur le plateau même de Mediapart qui n'a pas été été attaquée en diffamation après tout ce qu'elle a dit, aïe! - ne font que traduire l'imagination fertile de personnes auxquelles vous faites allusion...

Quant à la démocratie, elle est bien pratique pour ce genre de méga-projet: la voix de ceux qui habitent à 50 km compte autant que celle des riverains...
Ce n'est pas si simple, affreux écolos ou pas...

Parlez-en à Jade Lindgaard : l'article ne cite pas les arguments des partisans du projet. C'est une tribune orientée, et faiblement étayée. En fait, la valeur informative de l'article est quasi-nulle ; mais la prose de l'auteure fait plaisir aux militants, comme on voit.

Sinon, vous avez le droit d'être obsédé par le nucléaire et les retenues d'eau, même si on parle ici d'une centrale au gaz...

Ah, vous ne l'appréciez pas du tout ce doc sur le mensonge du nuclaire... En quoi vous gène-t-il? Vous êtes dans la politique? Vous avez un intéret dans le secteur? Ou les 2...
Pas touche!

Centrale à gaz ou pas, l'idée était de vous montrer qu'il n'y a pas que des gens douteux comme vous le laissez entendre à s'opposer. Critiquer Jade et se permettre un tel raccourci ne manque pas de gaz d'air. Il y a aussi des arguments qui s'appuient sur des faits.

C'est marrant votre rhétorique. Ce n'est pas parce que vous citez un documentaire que je vais me précipiter pour le regarder. Vous n'êtes pas le centre du monde...

Il y a aussi des arguments qui s'appuient sur des faits.

Je constate en tout cas que ces arguments ne se trouvent ni dans l'article, ni dans vos messages. On se demande pourquoi...

"Je constate en tout cas que ces arguments ne se trouvent ni dans l'article, ni dans vos messages."
Quand on ne souhaite pas aborder certains sujets gênants, on invoque le protocole...

Je suis preneur de l'analyse objective des besoins d'électricité de la Bretagne à moyen terme vus de RTE et de GASPARE. Histoire qu'on rigole un peu.

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  • 03/06/2015 10:59
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Es-ce que quelqu'un peut répondre àla question que suppute cet article ? "Avec 40 M d'€ par an sur 20 ans de subvention, peut-on implanter en bretagne une ou des unités de production d'énergie renouvellable accepté par les populations ?"

J'avais cru comprendre qu'ils étaient aussi trés trés contre les éoliennes... A un moment il faudrai savoir ce que l'on veut.

 

Alors,pas un breton pour me répondre ou m,insulter ?

Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.
Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.

Après enquête publique, le Préfet s'est opposé à un projet de méthanisation en Mayenne. Pourtant, c'était quasiment fait puisque le Coderst avait voté pour et tout était aux normes... Mais les citoyens se sont bien battus.
Il ne faut malheureusement rien attendre des grands élus décideurs. D'abord, le cumul des mandats fait qu'ils ont guère le temps d'étudier les projets. C'est plus rapide de s'en remettre à des techniciens qui sont souvent aussi les vendeurs ou très proche d'eux... Evidemment, les nuisances éventuelles sont occultées et la controverse n'existe pas. Sait-on que la fameuse norme ICPE fonctionne sur le principe de l'auto-surveillance? 
Certains insistent sur le côté Breton, je pense qu'ils se trompent. Tous les projets de ce style sont presque tous contestés aujourd'hui, où qu'ils soient. Et avec raison d'ailleurs: la plupart du temps: c'est le citoyen seul qui apporte la controverse.
Tous les projets sont contestés ou presque: tant mieux! On en a marre qu'un industriel dont le siège est en Californie ou ailleurs vienne se gaver de subventions et utilisent à son gré l'énergie sans contrepartie ni pour les riverains pénalisés, ni pour le citoyen local. Je crois que ce temps est révolu... D'autant plus que ces méga-projets ont un point commun: ils sont très peu créateurs d'emplois.
Mais cet exemple de Craon montre qu'il existe encore des fonctionnaires responsables (ici la commissaire-enquêteur et le préfet). C'est une des rares jurisprudences dans le domaine.

Quels sont les arguments avancés par le Préfet pour justifier le refus de l'unité de méthanisation ? Un jugement sans justifications n'est pas recevable .

C'est sûr que de la merde de cochons, y'en a, en Bretagne.

Le préfet note que "considérant que":
- l'emplacement du méthaniseur ne permet pas de préserver la vie du quartier et l'expansion des commerces en raison de la faible distance vis-à-vis des habitations (nuisances sonores) - on rappelle que la distance légale est de ...50 mètres!
- suit les inquiétudes de l'organisme qui gère le bassin de la rivière locale (l'Oudon);
- craint les nuisances olfactives, visuelles et sonores pour les habitations proches;
- l'impossibilité de construire un merlon afin de contenir sur la parcelle les effets de danger explosif (tiens, ça exploserait alors?);
- les inconvénients olfactifs ou visuels de l'augmentation du trafic routier;
- "que les conditions d'aménagement et d'exploitation ne permettent de prévenir les dangers et inconvénients  de l'installation pour les intérêts mentionnés  par les articles L 211-1 et L 511-1 du titre 1er du livre V du code de l'environnement, notamment pour la commodité du voisinage, pour la santé, la sécurité, la salubrité publiques et pour la protection de la nature et de l'environnement."
Précison que ce méthaniseur de 16 000 tonnes d'intrants annuels (lisiers, fumiers, déchets d'abattoirs...) respecte pourtant la loi des 50 mètres.
Pour plus d'infos, voir le dossier sur le site de la préfecture.

Si ce n'était que ça! Ségo passe pour une écolo mais pas du tout, elle est à géométrie variable et surtout " socialiste" ce qui veut dire proche des grosses ficelles quand en les tirant fourmillent les bénéfices. Qu'importe alors les conséquences sur l'environnement ou le climat. La centrale à BIOMASSE de Gardanne appelée à brûler 900 000 tonnes de bois émettant 90 tonnes ( si ce n'est plus) de particules fines 2,5 PM < a été validé pas Ségolène. A combien s'élèvera la facture des frais médicaux d'une population qui est appelée à s'étouffer et celle des conséquences de ce brûlage sur le réchauffement climatique?? ... "Rien à'F" !! les yeux sont rivés sur le guidon

Il n'y a rien à faire: ils sont sourds, savent très bien ce que l'on demande et s'acharneront à nous le refuser car "business is business" et M.... Pour l'avenir semble t--elle nous souffler.

"super menteuse" elle aussi!!

Quand un ROI vient à l'Assemblée Nationale dire qu'il souhaite "plus de France (ses valeurs de Liberté d'Egalité et de Fraternité) sur cette Planète.

Cela a un sens!!!! !!!! !!!!

N'est il pas?

Un roi à l'Assemblée... Cela ne choque personne ?

 

Le projet de centrale combinée au gaz n'est pas la bonne réponse aux problèmes énergétiques de la région bretonne et doit être fermement combattu et modifié par la population et les élus pour au moins trois raisons (sans parler des raisons écologiques et de dégradation de zones humides):

  • c'est un projet de production électrique par centrale thermiqueà énergie fossile (gaz naturel), importée, émettrice de gaz à effet de serre, en totale contradiction avec non seulement les objectifs officiels de diminution des rejets de GES dans la "transition énergétique", mais plus fondamentalement avec le nécessaire combat contre le changement climatique;
  • c'est un projet privé, financé par le public, ce qui est totalement inadmissible: l'argent public doit être investi dans les projets d'intérêt général contrôlés et gérés par la puissance publique (collectivités locales, associations, regroupements coopératifs);
  • ce n'est pas un projet rentable au sens classique (coût d'investissement élevé, coût de fonctionnement élevé), d'où les fortes aides publiques à l'investissement (réseaux gaz et électricité, financement de la construction de l'usine) et les fortes subventions du kWh produit (CSPE), au profit d'une entreprise privée.

Censé assurer la stabilité du réseau électrique de la région, dont on connaît la forte dépendance extérieure (2000 MW de puissance disponible pour des pointes de 4600 MW; 21000 GWh consommés annuellement pour 2500 produits), grâce à ses 446 MWe (770 MW de consommation gaz en fait, si l'on  tient compte du rendement électrique affiché de 58%), il n'est pas adapté à l'évolution générale de la structure des consommations/productions locales et à l'orientation future des systèmes énergétiques européens modernes et écologiques qui se développent déjà et vont être installés massivement dans les trente ans qui viennent.

(suite...)

 

 (... suite) L'avenir n'est ni au nucléaire (coûts prohibitifs, risques radiologiques, risques terroristes, risques d'accidents majeurs, dépendance géopolitique vis à vis des pays exportateurs d'uranium, temps de retour énergétique longs), ni aux énergies fossiles (impacts climatiques, risques sanitaires, dépendance vis à vis des pays exportateurs de gaz, pétrole, charbon) mais aux trois pilliers de la modernité énergétique :

  • les énergies renouvelables (hydraulique, éolien et biomasse déjà rentables, photovoltaïque déjà rentable pour sites isolés et bientôt à parité réseau sur l'ensemble de l'Europe, géothermie profonde rentable sur sites déjà exploités et assez rapidement rentables sur les sites à potentiel thermique élevé);
  • l'efficacité énergétique (remplacement des anciens moteurs, ventilateurs, groupes froid, éclairage; élimination du chauffage électrique remplacé par des pompes à chaleur, des chauffages solaires, biomasse; transports doux et transports en commun efficaces en remplacement des transports automobiles urbains, transport intercités par TER; ferroutage en substitution aux trransports internationaux routiers; véhicules hybrides et électriques en remplacement des véhicules thermiques; mise en place généralisée des réseaux intelligents d'électricité, de chaleur, de froid et de gaz, etc.);
  • la sobriété énergétique (élimination des gaspillages, limitation des éclairages et chauffages inutiles, régulation fine des consommations des bâtiments; isolation thermique forte du bâti ancien, recyclage généralisé et efficace des matériaux; limitation des transports de marchandise inutiles, relocalisation des emplois, conception sociale et écologique des éco-quartiers et districts, etc.).

La région bretonne est particulièrement riche de son potentiel renouvelable (éolien et hydraulique terrestre; éolien, hydrolien, marémoteur, osmotique et houlomoteur marin, biomasse, géothermie, solaire thermique et photovoltaïque) qui peuvent lui assurer une totale autonomie énergétique, de manière vertueuse, sans nucléaire ni fossile. Sa forte dépendance actuelle devrait mobiliser l'ensemble des élus et de la population pour relever ce défi: mettre en place les infrastructures de production, de distribution et de consommation capables d'intégrer 100% d'énergies renouvelables et d'éliminer toutes les consommations et productions fossiles régionales.

Non seulement ce projet est déjà techniquement et scientifiquement possible, mais il est certainement aussi économiquement souhaitable en termes de création massive d'emplois durables, de bilan énergétique et environnemental, de maîtrise locale de l'énergie par la population. C'est un projet financièrement soutenable dans le sens où l'argent public est investi dans des infrastructures publiques efficaces et sobres; le temps de retour énergétique et financier est court (particulièrement pour les éoliennes, cf mon étude sur l'éolien ici), et les impacts sur la santé de l'élimination des pollutions sont considérables.

C'est surtout un projet hautement démocratique, qui doit être mené, débattu, contrôlé par la population, les coopératives citoyennes, les coopératives ouvrières et agricoles, les associations environnementales, sociales, scientifiques et les élus au service de l'intérêt général public.

(suite...)

 (suite...) Le renforcement du réseau électrique breton n'a pas besoin d'une centrale électrique privée au gaz fossile importé; il a besoin de développer massivement les productions renouvelables locales de base et intermittentes et de les injecter massivement dans les futurs systèmes délocalisés intelligents (réseaux électricité-chaleur-gaz-froid couplés) déployés sur tous les cantons, dans toutes les agglomérations et communautés de communes, capable de gérer localement les productions électriques 100% renouvelables (principalement éolien, photovoltaïque, hydraulique, biomasse), avec généralisation de la cogénération (biogaz, hydrogène, déchets agricoles, centrales de déchets urbains) couplée aux réseaux d'électricité, de gaz et de chaleur locaux, aux petites unités locales de cogénération à biomasse et hydrogène (piles à hydrogène, centrales Stirling à biogaz), aux unités de stockage électrique (piles à combustibles, batteries, véhicules électriques V2G-G2V), aux unités de stockage thermique (stocks d'eau chaude), aux installations de conversion électrique-gaz (power-to-gaz).

C'est la politique  planifiée démocratiquement par le Danemark depuis des décennies, avec un soutien populaire, associatif, politique et scientifique massif, avec une efficacité remarquable en terme de diminution de GES, d'indépendance énergétique, d'efficacité énergétique, de faible intensité énergétique, d'injection massive d'énergie renouvelable intermittente dans les réseaux (plus de 40% éolien actuellement et plus de 50% d'ici 2020), création massive d'emplois, etc.

L'énergie et l'environnement ne doivent plus être laissés aux mains des groupes financiers et aux grandes entreprises de l'énergie qui sont totalement inféodées aux oligarchies fossiles et nucléaires. L'énergie et l'environnement sont l'affaire du Peuple, elles font partie du Bien Commun : c'est le Peuple qui, à toutes les échelles géographiques et politiques (locales et nationales), doit reprendre le contrôle démocratique et imposer la planification énergétique soutenable, 100 % renouvelable.

Les marées, le vent...il y a aussi la houle...     Mais sais-t'on vraiment récupérer ces énergies ?

Les éoliennes doivent s'effacer si le vent est trop fort et ne fonctionnent pas si le vent est trop faible ! Les hydroliennes auront besoin d'entretien, comme tout corps immergé (fouling par les algues, les coquillages...). En Ecosse, les essais de récupération de l'énergie de la houle ne sont pas un succès... Et je n'investirais pas un centime dans la récupération de l'énergie thermique des océans (utilisation de la différence de température entre les eaux de surface (jusque 28°C aux Caraïbes) et celle des eaux profondes (4°C vers 1000m de profondeur)).

Bel exposé peut être partiellement inexact (coût du photovoltaïque...) L'utopie : c'est bien.

Avoir les pieds sur terre : c'est mieux.

 

Le renforcement du réseau électrique breton n'a pas besoin d'une centrale électrique privée au gaz fossile importé; il a besoin de développer massivement les productions renouvelables locales de base et intermittentes et de les injecter massivement dans les futurs systèmes délocalisés intelligents (réseaux électricité-chaleur-gaz-froid couplés) déployés sur tous les cantons, dans toutes les agglomérations et communautés de communes, capable de gérer localement les productions électriques 100% renouvelables (principalement éolien, photovoltaïque, hydraulique, biomasse), avec généralisation de la cogénération (biogaz, hydrogène, déchets agricoles, centrales de déchets urbains) couplée aux réseaux d'électricité, de gaz et de chaleur locaux, aux petites unités locales de cogénération à biomasse et hydrogène (piles à hydrogène, centrales Stirling à biogaz), aux unités de stockage électrique (piles à combustibles, batteries, véhicules électriques V2G-G2V), aux unités de stockage thermique (stocks d'eau chaude), aux installations de conversion électrique-gaz (power-to-gaz).

Un bel inventaire de solutions possibles! j'avoue que j'ai bien ri au moment où on injecte les massives productions locales de base (lesquelles?) et intermittentes (là on voit bien) dans les futurs systèmes délocalisés intelligents. Rediscutons donc quand on aura une idée de ce à quoi ressembleront les futurs systèmes délocalisés intelligents et également quand on saura comment on les met en oeuvre et accessoirement comment on les financera. En attendant va falloir assumer nos choix d'hier et continuer à travailler à les faire évoluer...un peu de pragmatisme que diable...

 

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