Six enseignants toulousains se disent victimes de leur activisme

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Mutés d'office et menacés de sanctions disciplinaires, six enseignants du collège Bellefontaine de Toulouse, classé en éducation prioritaire, affirment qu'ils paient leur mouvement de grève de l'automne dernier. Après des mois de crise dans l'établissement, la représentante des parents d'élèves soutient la position du rectorat.

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La procédure, par son ampleur, est inédite. Cinq enseignants du collège Bellefontaine de Toulouse ont en effet reçu, mardi 22 mai, par voie d’huissier, un recommandé du rectorat les informant de leur mutation d’office et de l’ouverture pour chacun d’une procédure disciplinaire. Dans ces courriers, quasi identiques, que Mediapart a pu consulter, leur sont reprochés un « manquement à l’obligation d’exercer [leurs] missions conformément aux instructions de [leurs] supérieurs », un « manquement à l’obligation de courtoisie et de respect de [leurs] supérieurs hiérarchiques », un « manquement à l’obligation de loyauté vis-à-vis de l’équipe de direction ». Ces professeurs sont enfin et surtout accusés de perturber « gravement le bon fonctionnement du service public d’éducation ».