Enquête sur l'affaire Tapie: 1 - La folle histoire du «nantissement»

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Au cœur de la nouvelle affaire Tapie, il y a un détail que nul n'évoque. Un détail qui remonte à 1992 et qui semble être tombé dans l'oubli. Il est pourtant décisif : si, voici près de quinze ans, le Crédit lyonnais, à l'époque dirigé par Jean-Yves Haberer et contrôlé par l'Etat, s'était comporté comme une banque ordinaire, si la politique n'avait pas lourdement interféré dans le dossier, l'ex-homme d'affaires aurait perdu le contrôle d'Adidas. Et l'histoire se serait arrêtée là. Ni tribunal arbitral, ni dédommagement de 395 millions d'euros : l'ex-homme d'affaires n'aurait jamais pu prétendre mettre la main sur le formidable magot que lui ont attribué les trois arbitres en juillet 2008.