Le document qui enterre l'affaire des sondages de l'Elysée

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Des études d'opinion commandées en dépit des procédures? Et alors? Le parquet de Paris vient de décider que l'immunité présidentielle protégeait également les collaborateurs du président et les bénéficiaires des contrats, en l'occurrence Patrick Buisson, conseiller ès sondages de Nicolas Sarkozy. Affaire classée.

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La Cour des comptes peut se rhabiller: la justice vient d'enterrer «l'affaire des sondages de l'Elysée». L'institution financière était pourtant tombée de sa chaise, à l'été 2009, en découvrant le caractère «exorbitant» du contrat passé entre la présidence de la République et Patrick Buisson (ancien journaliste d'extrême droite, conseiller ès sondages de Nicolas Sarkozy): ficelée à la va-vite au lendemain de la présidentielle, cette «convention» d'une petite page avait été signée par l'Elysée sans le moindre appel d'offres – «en dépit du dépassement du seuil au-delà duquel la passation d'un marché est obligatoire», avait repéré la Cour des comptes. Le 25 octobre, le parquet de Paris a cependant classé sans suite la plainte pour «délit de favoritisme», que l'association Anticor (qui lutte contre la corruption) avait déposée contre X.