«Quatre heures par jour dans les transports, c'est pas une vie»

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Poussées par les rafales de vent, huit silhouettes avancent en direction de la gare de la Ferté-sous-Jouarre (Seine-et Marne). Il est 6h23, dans le froid d'une nuit de décembre. Dans quatre minutes, le troisième train de la ligne Château Thierry-Gare de l'Est va démarrer. Corinne, 53 ans, hâte le pas, emmitouflée dans sa grosse parka rouge. Elle embauche à sept heures à Meaux dans une société de nettoyage. «C'est cette rame ou quinze minutes de retard au travail et les réprimandes du chef.»