Licencier des fonctionnaires? La nouvelle offensive du gouvernement

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On ne l'a pas compris! Mercredi matin, le premier ministre François Fillon essayait de désamorcer la charge explosive contenue dans le projet de décret sur la mobilité des fonctionnaires. Il n'a jamais été question, a-t-il assuré sur Europe 1, de licencier les fonctionnaires comme cela. Il n'a jamais été dans l'intention du gouvernement d'installer la précarité dans la fonction publique et de casser les services de l'Etat. «Les fonctionnaires auront plus de garanties qu'ils n'en avaient précédemment», a-t-il insisté, en reprochant de faire «un mauvais procès à l'Etat, j'espère par ignorance et pas par malveillance».
Les explications de texte du premier ministre risquent de ne pas suffire à calmer l'inquiétude et le mécontentement des syndicats et des fonctionnaires. Depuis qu'ils ont découvert le projet de décret, il y a quelques jours, révélé mardi par Libération, les syndicats sont vent debout: tous parlent de provocation. Aucune négociation, aucun amendement, selon eux, n'est possible. A l'unanimité, ils exigent le retrait pur et simple du projet de décret.