Le NPA tente d'importer en métropole «la lutte contre la profitation»

Par
Jeudi 2 avril à Montreuil, le Nouveau Parti anticapitaliste a mis en scène devant un bon millier de personnes le lancement de sa campagne aux européennes sous le signe des Antilles. L'un des leaders du LKP guadeloupéen, Alex Lollia, a embrasé la salle entre plusieurs témoignages de militants anticapitalistes racontant leurs luttes. Parmi eux, Olivier Besancenot a évoqué ses soixante et un jours de grève à La Poste, entre constat amer et volonté de voir la révolte déborder «les états-majors syndicaux et politiques».

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

«Nous, comme nous sommes des “rapaces” qui s'assument complètement, on pense que ce qui s'impose, c'est le contrôle public par le peuple, grâce aux luttes et parfois aux élections». Par cette allusion ironique aux critiques du secrétaire général de la CFDT, François Chérèque (pour qui la présence des militants du NPA à la sortie des usines fait «un peu rapace»), la tête de liste du Nouveau Parti anticapitaliste en Île-de-France, Omar Slaouti, a été le seul orateur de la soirée faisant référence aux élections européennes de juin, lors d'un meeting qui leur était pourtant consacré.