Il fallait voir, mardi à l'Assemblée, la colère des rares députés socialistes qui s'aventuraient devant les médias, comprenant tout juste l'ampleur du mensonge de l'ancien ministre star. Il fallait voir la consternation en miroir de l'opposition, offusquée de l'aveu tardif de Jérôme Cahuzac, mais surtout effarée par les ricochets possibles d'une telle affaire dans l'électorat de droite. Il fallait voir les uns et les autres apprendre la nouvelle, se pincer pour y croire, parler d'« hallucination » ou de « folie ». Mardi, quand ils ont appris l'aveu, tous les responsables politiques du pays se sont dits consternés. Comme saisis de vertige face à la déflagration.