mot de passe oublié
11 euros par mois

Construisez avec nous l'indépendance de Mediapart

Souscrivez à notre offre d'abonnement à 11€/mois et découvrez notre nouvelle application mobile disponible sur Android et iOS.

Je m'abonne
Mediapart mer. 4 mai 2016 4/5/2016 Édition de la mi-journée

Cahuzac: de la sidération à la déflagration

Derrière le mensonge d'un homme, une crise politique qui s'entrouvre. Derrière l’écœurement de ses anciens amis floués, une interrogation qui demeure : que savait le président ? Dans un contexte de rigueur et de recentrage idéologique du pouvoir, les socialistes sont sonnés par l’aveu de Cahuzac.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Il fallait voir, mardi à l'Assemblée, la colère des rares députés socialistes qui s'aventuraient devant les médias, comprenant tout juste l'ampleur du mensonge de l'ancien ministre star. Il fallait voir la consternation en miroir de l'opposition, offusquée de l'aveu tardif de Jérôme Cahuzac, mais surtout effarée par les ricochets possibles d'une telle affaire dans l'électorat de droite. Il fallait voir les uns et les autres apprendre la nouvelle, se pincer pour y croire, parler d'« hallucination » ou de « folie ». Mardi, quand ils ont appris l'aveu, tous les responsables politiques du pays se sont dits consternés. Comme saisis de vertige face à la déflagration.