Chlordécone: fin de la controverse sur les liens avec le cancer de la prostate

Par

La commission d’enquête parlementaire sur l’impact du pesticide aux Antilles démarre ses auditions. Après des mois de déni des autorités, l'Inserm admet que « la relation causale entre l’exposition au chlordécone et le risque de survenue du cancer de la prostate est vraisemblable ».

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Quatre mois après les déclarations polémiques d’Emmanuel Macron assénant à des élu·e·s antillais·es au sujet du chlordécone qu’« il ne faut pas dire que c’est cancérigène », une commission d’enquête parlementaire démarre une série d’auditions sur l’utilisation de ce pesticide épandu de 1972 à 1993 dans les bananeraies de Guadeloupe et de Martinique. Présidée par Serge Letchimy, député de Martinique, elle devrait s’intéresser en particulier à l'impact économique, sanitaire et environnemental de cette substance particulièrement toxique, ainsi que du paraquat, un herbicide désormais interdit en France. Diffusées en direct sur le site de l’Assemblée nationale, ces auditions sont programmées jusqu’en décembre prochain.