Saint-Denis s'engage à accueillir des Roms expulsés

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La destruction du campement rom du Hanul, le 6 juillet, avait réduit au vagabondage une centaine de Roms en Seine-Saint-Denis. Lundi, la municipalité de Saint-Denis s'est engagée à accueillir les anciens habitants sur quatre petits terrains municipaux.

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Il ne reste du Hanul, l’ancien campement rom de Saint-Denis, que de grands talus de terre. L’accès au terrain vague coincé entre l'autoroute 86 et la voie de chemin de fer est condamné par de hautes grilles depuis la destruction de ce quartier, le 6 juillet, par les forces de l’ordre.
Non loin de là, passage Dupont, les anciens occupants du Hanul ont trouvé le repos espéré depuis plusieurs semaines. Aidés par des membres des associations Parada et la Voix des Roms, ils se sont installés lundi matin sur quatre petites parcelles couvertes de hautes herbes. Ces terrains, qui appartiennent à la mairie de Saint-Denis, sont encadrés par des baraques d’allure modeste. La municipalité, informée le matin même par les associations de cette installation, a demandé à la police de ne pas intervenir.