Une monarchie néolibérale

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Il ne manquait qu'elle!, est-on tenté d'écrire, dans la chronique de cette descente aux enfers que nous inflige François Hollande. Car au-delà du vaudeville bourgeois, l'écho du livre de Valérie Trierweiler avec l'actualité nous conduit à des questions politiques majeures sur la brutalité du virage néolibéral d'un pouvoir plus monarchique que jamais.

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Et maintenant les secrets d'alcôve ! Rien ne nous sera donc épargné dans cette longue séquence politique aux allures de descente aux enfers, inaugurée par le conseil des ministres de rentrée, le 20 août. Séquence qui redessine de fond en comble la présidence de François Hollande et, avec elle, la troisième expérience de la gauche au pouvoir sous la Ve République. Secrets d'alcôve donc, amours du président, intimité d'un couple, vie privée et vie publique dans un mélange totalement revendiqué. Nicolas Sarkozy avait bruyamment assumé la mise en scène publique de cette équation privée: cela ne fut pas pour rien dans sa défaite de 2012 et le rejet épidermique de sa personne.