Usul. Aide sociale à l’enfance: le service public invisible

Par Rémi Liechti et Usul
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Pardon mais "femmes" c'est une majorité de la population.

A bon entendeur.

Ah mais c'est pas la quantité qui compte, c'est la qualité madame.

Oh le beau commentaire sexiste.

Ça fait plaisir de savoir que les beaufs existent encore. undecided

Avant même de les relire, je dépose ici le lien vers une série d'articles parue sur médiapart en 2012, réalisée  par Mathilde Goanec :

L'enfance sans parents

Vous dites : «Autre erreur, reprise du documentaire de Sylvain Louvet : l'ASE serait pour les Départements le "deuxième budget après l'éducation", ce qui ne veut rien dire puisque l'éducation n'est pas une mission des Conseils départementaux.»

Pourtant il semble bien que si :

« Le département a la charge des collèges. À ce titre, il en assure la construction, la reconstruction, l’extension, les grosses réparations, l'équipement et le fonctionnement.

Le département peut organiser des activités éducatives, sportives et culturelles dans les locaux scolaires.

Le conseil général assure la restauration scolaire au collège. Il fixe le prix du repas. Le fonds social pour les cantines peut aider les familles. Le secrétariat de l’établissement peut les renseigner.

Le département assure le recrutement et la gestion des personnels techniciens, ouvriers et de service (TOS) exerçant leurs missions dans les collèges. »

source : http://www.education.gouv.fr/cid199/les-collectivites-territoriales.html

La loi de décentralisation de 1983 a fait des collectivités territoriales des partenaires essentielles dans le maintien de l’éducation comme service public.

Merci pour la précision. Ma formule était un peu ramassée mais je connais les missions des Conseils Départementaux (votre citation montre en quoi consiste réellement l'éducation dans la prise en charge des Départements). Dans tous les cas, la protection de l'enfance n'est pas le deuxième budget. Dans le documentaire diffusé sur France 3, il est dit textuellement que "la protection de l'enfance c'est le plus gros budget en matière d'action sociale après celui de l'éducation". La vidéo d'Usul reprend cette formule, sans aucune distance.

Par ailleurs, dire que l'Etat aurait refusé la proposition de loi parce qu'il ne voulait pas se fâcher avec les Départements en lui imposant la prise en charge des jeunes majeurs laisse penser que cette question n'a pas été vraiment étudiée par les duettistes : en effet, l'originalité de cette proposition était justement de faire en sorte que l'Etat prenne en charge les frais afférents à cette prise en charge (pour le moment, comme je l'ai indiqué, 19.000 JM sont pris en charge par les Départements).

Les derniers chiffres connus en matière d'action sociale départementale sont ceux de 2017 (La lettre de l'ODAS) : 37,4 milliards d'euros, soit 10,2 pour le RSA, 7,5 pour les personnes handicapées, 7 pour les personnes âgées. Cette même année, alors même que la compétence essentielle de ces collectivités est le social, les dépenses totales des Départements (budgets primitifs) s'élèvent à 69,5 Md€. Il y a une critique "libérale" des dépenses sociales consistant à accuser les services publics d'être d'aucune efficacité pour contester que l'on dépense tant d'argent, d'où cette critique permanente à l'encontre du budget de la protection de l'enfance, qui bien évidemment est insuffisant si l'on veut que le service soit rendu correctement. Il va de soi que ce n'est pas non plus qu'une question de budget : le "dossier" mérite mieux que tant d'approches superficielles, émotionnelles, si ce n'est caricaturales.  

Ce service public n'est pas AUSSI UTILE que d'autres, il l'est BIEN DAVANTAGE  !!

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  • 04/03/2019 17:42
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Cet article m'a déchiré le coeur. Les enfants sont précieux, ils sont à protéger.

Cà ne s'arrêtera donc jamais cette guerre aux pauvres?

Cà m'anéantit ! et cet arbitraire qui règne partout.

Un enfant seul et errant pourrait donc se demander s'il vaut mieux pour lui se faire attraper dans le Rhône ou dans le Jura?


clochardisation de la justice,
clochardisation de l'ASE,
clochardisation des hopitaux
clochardisation de l'Education nationale

et record européen de distribution des dividendes, des fuyards fiscaux , etc etc

 

sans oublier les éducateurs spécialisés, les prisons (et d'autant plus tous les programmes sociaux associés aux prisons)

Je rejoins Yves Faucoup et j'attendais mieux d'un journal comme médiapart lorsqu'il s'agit de faire un mini billet sur l'ASE que de simplement s'appuyer sur ce fameux documentaire de France 3.

L'ASE est une grosse machine et dans un pays comme le nôtre c'est dur de palier aux difficultés rencontrées par tout le monde. C'est déjà une chance d'avoir ce service. Savez-vous réellement qui en profite et comment? l'ASE ne se résume pas aux "placements" des enfants mais à bien d'autres services qui tentent tant bien que mal, avec les moyens qu'on leur attribue d'accompagner les familles au quotidien.

L'ASE ce n'est pas que les pauvres comme vous dîtes!

Je travaille depuis presque 10ans dans la Protection de l'enfance et sachez qu'on y voit aussi de belles choses !

 

Alors ne crachons pas trop dans la soupe avant de l'avoir goutée!

 

ah oui dernière précision... on dit l'AS"eu" et non l'A.S.E

Rendre "visible" un service public invisible c'est nécessaire même si l'exercice est "périlleux" du fait de sa complexité. Eugénio Populin et Yves Faucoup y ont apporté quelques éléments sur les difficultés du sujet. 

Ce qui me paraît cependant important, c'est comme ça que j'ai entendu votre "ouvrez les guillemets", c'est que la question de l'Aide Sociale à l'Enfance soit du domaine public. Qu'elle suscite de la réflexion, du débat voire de la mobilisation.  Elle concerne des enfants et des familles en difficulté, des professionnels souvent empêchés d'approfondir leur travail et leur mission,  c'est à dire ce sujet nous concerne tous. Ces jeunes en précarité sociale, éducative, sanitaire... aujourd'hui,  seront les citoyens de ce pays demain et cela est l'affaire de tout un pays.

Nous sommes quelques uns à aborder cette question dans le Club de Mediapart et je crois que la rédaction envisage également de traiter plus régulièrement le sujet. Peut-être que la sœur d'Usul (qui travaille à l'ASE...)  pourrait s'y mettre aussi!

Merci pour ce sujet. C'est sur ce genre de choses qu'il y aurait besoin d'un Grand Débat national, afin de remettre les enfants au coeur des priorités du pays et faire émerger des solutions.

Au lieu de ça, nos politiciens se complaisent dans leur diarrhée verbale sur l'immigration, l'insécurité, la prétendue "sauvegarde de l'emploi" et autres bêtises qui ne mènent jamais qu'à dégrader les conditions sociales...

Afin de parler de l'aide sociale à l'enfance, il faudrait penser aux familles.Je connais parfaitement ce milieu.

 

Que veut dire placer trois enfants d'une même fratrie pour un prix de 11 000 euros mois, alors qu'en donnant 2000 euros à une famille dont les enfants ne sont absolument pas en danger serait la juste mesure ?

les codes sont volontairement flous .Danger moral. , psychologie, financier.Article 350 et suivant c.civil .Ordonnance de 45 etc

 

Vaste blague , je ne changerais rien.Relire l'ouvrage les exclus de René Lenoir

Deux millions de handicapés physiques et mentaux sans compter les personnes âgées invalides, trois à quatre millions d'inadaptés sociaux !... Aucune famille, aucune catégorie sociale n'est à l'abri : drogués, malades mentaux, fugueurs, délinquants, handicapés réunis dans une commune exclusion, représentent le dixième de la population française. Au-delà de l'émotion facile et de la mauvaise conscience passagère provoquée par tel ou tel fait divers, prenons le temps de regarder le problème en face. Certes, il faut soigner, aider, réadapter - les services spécialisés et les associations s'y emploient - mais il faut aussi prévenir. Nouvelle édition mise à jour de ce livre qui a imposé le problème à l'opinion et ajouté une expression au vocabulaire courant : les exclus. 

Cela fait donc longtemps maintenant qu'en matière de protection sociale (dont l'ASE est une partie ) la République n'est plus "une" et indivisible mais que les Départements ont des libertés pour faire à leur guise, selon les moyens qu'ils veulent ou "peuvent" consacrer, parfois par idéologie. Je n'ai pas entendu beaucoup élus et partis politiques républicains le regretter. Les dysfonctionnements de la protection de l'enfance existent aux différents niveaux de ce qui la compose . Ils n'émeuvent, la plus part du temps, que des professionnels de base, et,me semble-t-il, rarement les décideurs élus et leurs techniciens, les administrateurs et cadres des associations gestionnaires d'établissements et services. Il faut rechercher les rapports entre les dysfonctionnements et les politiques publiques menées ces dernières décennies: dans un contexte de recherche de réduction des dépenses publiques, déqualification des personnels et des formations professionnelles, encadrement confié à des gestionnaires sans formation médico-psycho-sociale, réduction de "nombre de places", fermetures, restructuration, etc. Pour améliorer la protection de l'enfance, il faudra redonner une place aux personnels médico-psy (je sais les vrais psychiatres sont rares),psychologues, orthophonistes, psycho-mot, dans des équipes de travail pluridisciplinaire.
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  • 05/03/2019 07:19
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Il y a une dizaine d'années, les mineurs placés par l'ase en hôtel étaient confiés à des intérimaires (appel médical), aides-soignant ou infirmiers. Sans aucune formation, sans connaissance du gamin ni de son dossier, jamais le même, enfin si ils essayaient au maximum de fidéliser les intérimaires, dans la mesure du possible. Et qui se retrouvaient 12h avec le gamin et une enveloppe de 20/30 euros, et rien d'autre et vas-y démerde-toi. Pas fou comme prise en charge quand même. Et pourtant ça devait coûter bonbon parce que c'est pas donner les intérimaires. Je sais pas où ça en est aujourd'hui.

Pour tous ceux que ces questions intéressent, je vous conseille la consultation de cette enquête passionnante (en 5 volets) réalisée pour Médiapart par  Mathilde Goanec en 2O12 et déjà évoquée par Engenio Populin : "L'Enfance sans parents", ici.

Fil de commentaires très intéressant et encore d'actualité, 7 ans plus tard !

Merci pour cette vidéo, avec les réserves déjà exprimées dans le fil, notamment concernant la protection des jeunes majeurs. Comme vous l'indiquez dans votre conclusion, on peut effectivement penser aujourd'hui que l'aide sociale recule au profit du traitement pénal de la pauvreté.

 J’espère que cette chronique n’est pas la réponse de Mediapart à l’attente qui lui a été exprimée de réagir aux dysfonctionnements de la protection de l’enfance révélés par l’émission de FR3.

Rémi Lietchti et Usul auraient gagné à se rapprocher du terrain ou, à défaut, des billets publiés dans le Club de Mediapart sur le sujet, pour éviter de le traiter de façon aussi superficielle et à mon sens contreproductive. Avec le mérite d'être discutable.

Les faits révélés par FR3 - sous un angle souvent partiel et subjectif - participent d’une protection de l’enfance empruntée au modèle anglo-saxon, communautariste et familialiste, datant de sa réforme de 2007. Pour donner peu à peu des prises en charges tardives, des établissements moins nombreux accueillant des enfants plus difficilement socialisables, des professionnels qualifiés de plus en plus démunis, laissant place peu à peu, par économie et par défaut, à du personnel moins formé.

Il y va d’un service public pour partie invisible certes mais dont l’analyse du dysfonctionnement, préalable au changement, demeure pour l’heure inaudible.

Ah quel beau pays, avec ses belles infrastructures et ces beaux monuments dans ces belles avenues de paris! Mais dès qu'on regarde un peu dans les coins, santé, éducation, aide aux démunis...le tableau est moins propre. Notre pays est devenu une "coquette sale".

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  • 05/03/2019 14:41
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Les pauvres, je me mets à leur place, ils doivent être en plein désarroi, insécurité, angoisse, une souffrance invisible qui démolit alors qu'ils ont tant besoin d'être construit, compris, entendus, respectés dans leurs besoins pour pouvoir réussir et se projeter dans l'avenir.

Ces cas de maltraitances sont des infanticides qui devraient être punies par la loi.

 Merci pour cette vidéo!

C'est en effet important de rappeler (cf commentaires précédents) que la prise en charge des jeunes majeurs (18-21 ans) existe déjà dans notre système de protection de l'enfance. Il est tout simplement la trace de notre histoire (ancienne majorité à 21 ans). Hélas certains départements y ont totalement ou en partie renoncé faute de moyens...

Il n'y a donc rien de neuf sous le soleil avec cette pseudo proposition de LREM...

Second élément sur lequel je voudrais rebondir: les départements ne "soustraitent" pas avec des assos. Ils délèguent à un secteur qu'ils habilitent à coup de marchés publics ultra contraignants... la logique du moindre coût est, hélas, souvent retenue...

Enfin, pour réagir au reportage "à charge" de France 3, rien de mieux que de revoir le reportage "Maime pas mal" qui donne à voir la réalité des parcours de vie de ces enfants...

 

M'aime pas mal

Pendant une année, nous avons suivi trois familles, trois fratries, dans une maison qui accueille des enfants placés par l’aide sociale à l’enfance. Les enfants arrivent à La Salamandre souvent après un long parcours en maison d’accueil. Ils sont vingt cinq sous la responsabilité d’éducateurs qui jouent un rôle maternant, loin des dimensions et de l’anonymat d’un internat. Les parents de ces enfants ne sont en aucun cas déchus de leur autorité parentale (fait rarissime) et la loi prévoit de préserver au maximum le lien parental, qui est très structurant. Nous avons vécu auprès de ces enfants, nous les avons suivi dans leur famille le week-end, nous avons parlé avec les parents pour comprendre, ou plutôt essayer de comprendre… Parallèlement, nous avons accompagné les travaux pédagogiques mis en place par les psychologues et les éducateurs de la Salamandre, dans le but de reconstruire ces enfants blessés par l’existence, de leur donner une autre image de la vie et d’eux-mêmes. Après tout ce temps passé, aussi bien avec les enfants, les parents, et les équipes éducatives, aucune réponse n’est donnée à notre questionnement. Aucune réponse rationnelle. Mais des réponses émotionnelles sur ces parents maltraitants ou défaillants qui sont sincères dans leur amour, à un moment donné. Sur ces enfants qui pourraient être n’importe lesquels, et les nôtres, pourquoi pas ? Toujours prêts à rebondir… - Faut-il préserver le lien parental ? - Il y a-t-il un moyen de reconstruire ces enfants blessées par la vie ? - Pouvons-nous leurs donner une autre image de la vie et d’eux-mêmes ? - Faut-il soigner les enfants ou les parents ? Un film de Richard Bois et Jean Charruyer Produit par Marie Hélène Ranc

 Parmi les considérations simplistes et démagogiques du reportage de FR3, reprise dans cette chronique, l’affirmation selon laquelle un SDF sur quatre serait un ancien enfant placé. C’est peut-être exact mais un peut court : cela ne dit rien de ce que serait devenu cet enfant s’il n’avait pas été placé, ni combien de SDF le seraient faute d'avoir été placés. On ne peut en tirer  aucune conclusion objective quant au bien fondé des placements, sauf à se préoccuper du nombre d’enfants placés parmi les chômeurs, les violeurs, les casseurs, les radicalisés ou les déviants de toutes sortes, pour laisser supposer qu’on limitrait ces phénomènes en réduisant le nombre de placements ! C’est un discours réactionnaire qui revient à dire que dans les pays où il n’y a pas de politique de santé publique il y a moins de malades, pas d’obligation scolaire moins d’échecs scolaires, pas de code du travail moins de licenciements, etc.

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  • 05/03/2019 19:55
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pour la bière, je dirai "ok, çà passe" pour le reste.....un copier coller du "grand documentaire choc" avec en complément quelques inexactitudes comme sur la question des contrats jeunes majeur. Bref, encore une fois , beaucoup de médiocrités avec dès le départ l'idée de dire que la prononciation de l'Azeu devait être corrigé en A.S.E!! de quoi je me mêles!! 

Encore ce  problème des apéros sans cacahuètes, on parle trop et on dit des conneries!

Hormis mes critiques, je dois toutefois saluer l’introduction de la chronique et ces termes : L’aide sociale à l’enfance (ASE), elle, ne fait pas l’objet de grands débats. Résultat : son fonctionnement et ses dysfonctionnements sont mal connus. On n’en attend pas moins de Mediapart. Je le réclame depuis mes premiers billets sur la protection de l’enfance (2012), lesquels faisaient état des dysfonctionnements déjà observables comme à venir, en en proposant une analyse. Chiche !

La soit disant "Aide sociale à l'enfance" est une institution écran extrêmement dangereuse au service d'idéaux dangereux et destructeur.

Des arbitraires malsains au soit disant dysfonctionnements, des rapports bien mensongers aux polémiques dégoutantes dans l'objectif de placer des enfants.

Et pour quel service?

Soyons lucide. Nous aurions du nous en inquiéter depuis belle lurette!

Valérie,

C'est désolant de vous voir porter ainsi un jugement à l'emporte-pièce sur l'ASE.

Oui, l'ASE a beaucoup de défauts, pourrait faire beaucoup mieux, commet des erreurs, parfois graves, fonctionne parfois de manière trop isolée....mais elle a le mérite d'exister.

Préfériez-vous que ces enfants abandonnés vivent dans des égouts de gares, comme des chiens, battus, drogués, prostitués, comme dans certains pays de l'Est ou d'Amérique du Sud ?

Comme aurait pu le dire Churchill, l'ASE est la pire des solutions à l'exception de toutes les autres.

Alors, réclamons sa "surveillance", exigeons que des moyens lui soient accordés mais ne demandons pas sa suppression.

Monsieur,

Cela suffit. Vos mots n'ont pas de poids face à la situation actuelle.

Je vous prie de ne pas me reprendre ainsi. Mes jugements ne s'effectuent pas à l'emporte pièce et je serais ravis de me rendre disponible afin de vous décrire des situations précise vécu par des parents.

Le drame sur ce type de sujet est que tel ou tel commentaire se fonde sur une expérience personnelle interprétée comme ayant une valeur universelle. Evidemment, bien souvent cela ne repose que sur une connaissance très limitée du sujet, même si cette expérience est bien sûr respectable. Lorsque dans un parcours professionnel, on a été confronté à des centaines, des milliers de situations, différentes l'une de l'autre, on comprend que la réalité de l'ASE est bien éloignée des caricatures propagées ici ou là. Ce qui est regrettable est que ces discours sont insuffisamment combattus, ne serait-ce qu'avec d'autres témoignages, plus positifs, qui existent mais restent confidentiels.

++++ Rien à ajouter !

Et bien contactez moi Monsieur, je me rendrais tout autant disponible. Ouvrez donc vos yeux correctement avant de parler de connaissances soit disant "très limités du sujet" de certains. Votre connaissance doit être forcement plus large pour répondre ainsi sans vouloir savoir et ne point poser d'avantage de questions. Vous pouvez toujours m'envoyer un message et je vous transmettrez mes coordonnées.

Le problème dans cette société, c'est que beaucoup parlent et contredisent sans vouloir savoir. Sans contacter les gens connaisseurs sur une sujet soit disant bien large mais peu compliqué.

Renseignez vous mieux que cela avant de me répondre ainsi.

Et sachez que si je ne vous ai pas répondu plus tôt, c'est parce que j'ai n'étais pas informé de votre commentaires.

Bonjour,

  Je suis un peu surpris de la désinvolture avec laquelle ce sujet est traité. Tout d'abord, l'Aide Sociale à l'Enfance se prononce "AZEU" et non A.S.E. Il serait bon que les enquêteurs se renseignent. 

  En ma qualité d'éducateur spécialisé au sein d'un Conseil Départemental, je puis vous assurer que les personnels agissent au mieux des intérêts des mineurs qui leur sont confiés, sans oublier les jeunes majeurs, que nous tentons d'accompagner vers l'autonomie.

  Seuls les professionnels peuvent véritablement aborder ce sujet vaste, complexe, et qui ne saurait en aucun cas être traité avec légèreté, ce que je déplore à la lecture de votre vidéo. Ainsi, l'information, ou les informations données ne sont que trop parcellaires et assez inexactes. Informer de cette manière les lecteurs de Médiapart, ce n'est pas les renseigner, mais davantage les conduire à des interprétations, ce qui ne favorise guère la compréhension d'un service public et associatif très impliqué auprès des intéressés, sans compter la justice, l'hospitalier aussi, qui jouent un rôle très important dans leur suivi, en amont de leur future liberté d'être, des citoyens qu'ils deviendront.

 Le métier d'éducateur spécialisé en milieu fermé (foyers de l'Enfance) ou ouvert (interventions au sein des familles, des lieux de placements divers) souffre d'un manque de considération, du fait que cette profession sociale reste invisible aux yeux des Français, aussi des médias qui ne s'y intéressent pas, sans que l'on en connaisse les raisons. Oui, cette invisibilité ne permet pas de mesurer combien il est essentiel que des personnels, dûment formés, soient reconnus dans les tâches nombreuses qui leur sont dévolues, et la responsabilité qui leur incombe.

  A quand la reconnaissance pour eux, dans l'intérêt de tous? 

  

Pour avoir, comme médecin de PMI, travaillé 15 ans en partenariat avec l'ASE, mon  seul mais important reproche serait que l'ASE travaille un peu trop souvent en dehors de la pluridisciplinarité. Comme si elle disposait de tous les outils pour se passer de cette pluridisciplinarité.

Dans le champ social, la pluridisciplinarité est indispensable. C'est elle qui permet de se protéger de toute rigidité.

Il n'y a qu'en portant un regard pluridisciplinaire sur une situation que l'on tend le mieux "vers l'intérêt de l'enfant", l'objectif final !

Un peu comme en médecine, la meilleure prise en charge du patient devrait s'accompagner de pluridisciplinarité.

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