« Sur les drogues, expérimenter au lieu de faire la morale »

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Malgré l'opposition d'une partie de la droite, la loi santé discutée à l'Assemblée devrait autoriser dans six villes l'expérimentation des salles de consommation de drogues. Un dispositif qui permet d'améliorer la santé des usagers, selon Marie Jauffret-Roustide, de l'Inserm.

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Marie Jauffret-Roustide est sociologue et chercheure à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Elle a participé en 2010 à une grande étude scientifique commandée à l'Inserm par le ministère de la santé, prônant une approche de la politique des drogues davantage centrée sur la réduction des risques que sur la répression. Cette étude recommandait d'expérimenter en France des salles de consommation de drogues à moindre risque (SCMR), qui existent dans une dizaine de pays du monde (Suisse, Pays-Bas, Allemagne, Canada). À l'époque, le gouvernement Fillon avait rejeté l'idée, alors que la ministre de la santé Roselyne Bachelot y était favorable.