Ce qu’il faut retenir de deux heures et demie d'un débat tendu

Pendant deux heures et demie de débat, mercredi soir, Marine Le Pen a cherché le pourrissement. Emmanuel Macron a tenté de faire face en déroulant son projet d'inspiration libérale.

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Projet contre brouhaha. Libéralisme assumé contre pourrissement généralisé. Pendant un peu plus de deux heures et demie, mercredi soir, à quatre jours du second tour de la présidentielle, Emmanuel Macron, candidat d’En Marche!, et Marine Le Pen, candidate du Front national, ont débattu sur TF1 et France 2. Un débat inédit avec une candidate de l’extrême droite, Jacques Chirac ayant refusé, en 2002, de dialoguer avec Jean-Marie Le Pen.

La stratégie de la candidate FN s’est avérée limpide tout au long de l’émission : attaquer Emmanuel Macron sur son bilan – réel ou supposé –, le ramenant sans cesse au quinquennat de François Hollande tout en évitant soigneusement de parler de son propre programme, et multiplier les attaques, même à contretemps, même totalement fausses, pour empêcher tout échange et dégoûter les électeurs. En face, Emmanuel Macron a développé sa vision de la société française, une vision résolument libérale, tout en tentant de montrer à quel point son adversaire n’était pas préparée à gouverner. Finalement, le résultat a souvent été chaotique et a laissé de côté des thèmes essentiels comme l'écologie.

Se référant sans arrêt à ses dossiers, Marine Le Pen a aligné durant le débat une série d’insinuations et gros mensonges à l’encontre de son adversaire : un « candidat de la finance », favorable à la gestation pour autrui (GPA), voire bénéficiaire d’un « compte offshore aux Bahamas », proche de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF). Sourire crispé en permanence, du moins sur une bonne partie de la soirée, la candidate du FN s’est pourtant trouvée plusieurs fois en difficulté quand Emmanuel Macron lui demandait de développer son propre programme plutôt que d’attaquer le sien. Elle a également asséné, sans jamais être contredite par les journalistes, une série de contrevérités, allant jusqu'à confondre deux dossiers industriels, celui de SFR et celui d'Alstom.

Emmanuel Macron, quant à lui, a réfuté être un « Hollande junior », le surnom que lui donne le FN, au prix parfois de certaines circonvolutions. Son désir de passer pour un homme neuf s’est heurté à son propre projet : dans la continuité du quinquennat sur la lutte contre le terrorisme ou la politique étrangère, et plus libéral encore sur la politique économique et sociale.

Marine Le Pen et Emmanuel Macron sur le plateau du débat. © Reuters Marine Le Pen et Emmanuel Macron sur le plateau du débat. © Reuters

Le débat a commencé de manière très abrupte par une première diatribe contre Emmanuel Macron, décrit par Marine Le Pen comme « le  candidat de la mondialisation sauvage, de l’ubérisation, de la précarité, de la guerre de tous contre tous, […] du dépeçage de la France, du communautarisme ». Avec un ton d’emblée très agressif, la candidate du FN a continué en expliquant qu’au cours de cette campagne, « les Français ont pu voir le vrai Macron dans ce second tour : la bienveillance a fait place à la médisance, le sourire étudié se transforme en rictus au fur et à mesure du meeting, l'enfant chéri du système et des élites a tombé le masque ».

Ce à quoi Emmanuel Macron a répondu : « Vous avez démontré que vous n’êtes pas la candidate de l’esprit de finesse […]. Je ne m’attendais pas à autre chose. » Le candidat d’En Marche! l’a attaquée sur son lourd héritage politique en se positionnant assez habilement d’office comme le candidat du renouveau : « Vous êtes l'héritière d’un nom, d’un parti politique, d’un système qui prospère sur la colère des Français depuis tant et tant d’années. […] Depuis 40 ans dans ce pays, nous avons des Le Pen à chaque élection. » Emmanuel Macron a conclu sa première intervention en reprenant un de ses slogans : « Face à cet esprit de défaite, je porte un esprit de conquête français. »

Chômage : Le Pen accuse Hollande et s'emmêle les pinceaux sur SFR et Alstom

Interrogés pour commencer sur leurs programmes économiques, notamment face au chômage, Marine Le Pen a surtout attaqué son rival, jugeant qu'il n’était pas le mieux placé pour parler de la lutte contre le chômage, ayant été aux manettes durant une grande partie du quinquennat de François Hollande. « Monsieur le ministre de l’économie ! Ou devrais-je dire, monsieur le conseiller auprès de M. Hollande », a-t-elle raillé. « Vos résultats ont été extrêmement mauvais. […] Si vous aviez la recette pour diminuer le chômage, pourquoi ne pas avoir fait profiter Hollande de vos recettes ? C’est quand même la seule vraie question qu’il faut poser. […] Cette politique a été catastrophique. Vous avez privilégié les grands groupes. »

Lui reprochant d’avoir vendu, quand il était à Bercy, des fleurons de l’industrie française, elle lui a lancé : « Vous n’avez pas d’esprit national, vous ne pensez pas l’intérêt supérieur de la nation, vous défendez des intérêts privés. »

Une passe d’armes a ensuite eu lieu sur la vente de SFR, Marine Le Pen donnant l’impression de s’emmêler dans les dossiers. « Je n’étais pas ministre quand SFR a été vendu », a précisé Emmanuel Macron. Qui poursuit : « Ne dites pas de bêtises. Ce n’est qu’une des bêtises que vous avez proférées depuis tout à l’heure », l’accusant de confondre les dossiers, « vous ne parlez pas du même sujet mais d’Alstom et de General Electric ».

35 heures : règlement de comptes à Whirlpool

Sur le temps de travail, la candidate du FN a ensuite défendu sa vision d’une négociation par branche face à une négociation par entreprise défendue par Macron. « Cette négociation revient à jeter les entreprises les unes contre les autres, vous allez créer des conditions de concurrence déloyale […]. C’est aussi ça votre projet : les gros mangent les petits. » Ce à quoi a répondu, passablement agacé, Emmanuel Macron : « Dites ce que vous proposez, Marine Le Pen ! »

Une fois de plus, Marine Le Pen l’a ramené à sa participation gouvernementale. « Vous essayez de faire oublier que vous avez participé à un gouvernement qui a mis en œuvre la loi El Khomri, qui est une loi de précarisation du travail, qui a créé un chômage encore plus important depuis que vous êtes parti », a-t-elle attaqué en soulignant que le candidat d’En Marche! souhaite faire « une loi El Khomri puissance dix ».

Au sujet de l’entreprise Whirlpool, un dossier sur lequel les candidats s’étaient déjà affrontés en début de semaine dernière, Emmanuel Macron a ironisé : « Pour aller faire des selfies avec les employés de Whirlpool… » « Ne soyez pas méprisant avec les salariés de Whirlpool car ils savent ce qui les tue, la politique que vous menez », a sèchement répondu la candidate du FN. « Je suis rentré pour aller au contact des salariés. Pendant que vous faisiez votre numéro avec les caméras, j’étais avec les représentants car je les respecte et ils ont compris que vous ne proposiez rien », a poursuivi Emmanuel Macron. « Vous leur proposez quoi ? La nationalisation de Whirlpool […] Vous profitez de la détresse des gens, c’est abject », a enfin conclu le candidat d’En Marche!.

Reprenant une critique entamée dès le début du débat, Marine Le Pen a interpellé le candidat d’En Marche! en lui lançant : « Dans votre société tout est à vendre. […] Les ventres sont à vendre et à acheter », en référence à la GPA à laquelle Macron est opposé. « C’est ignoble ! Je suis contre la commercialisation des corps », a répondu Emmanuel Macron.  

Le débat a également évoqué les projets sur l’âge de la retraite. Marine Le Pen défend un départ « à 60 ans si les Français ont 40 annuités ». Emmanuel Macron a posé la question du calendrier, la candidate du FN ayant d’abord annoncé cette mesure pour le début du quinquennat avant de le repousser à la fin. « Le plus vite sera le mieux », a éludé la candidate FN qui a, immédiatement, contre-attaqué sur la proposition d’Emmanuel Macron de forcer les chômeurs à accepter une offre d’emploi au bout de deux propositions. Emmanuel Macron est ensuite revenu sur les retraites : pour lui, la mesure proposée par Marine Le Pen est « infinançable »« Il n’y a pas de finance magique », lance-t-il.

Terrorisme : Marine Le Pen attaque à tort et à travers

Marine Le Pen a de nouveau déroulé ses propositions maintes fois avancées, complètement hors sol (lire l'analyse de son programme), en particulier l’expulsion de tous les fichés S étrangers et la mise en œuvre de la « déchéance nationale »« Vous pensez que la déchéance fait trembler » les gens « qui se font sauter » sur notre territoire ? a rétorqué le candidat d’En Marche!. La candidate FN ne répond pas, poursuit sur ces « 11 000 fichés S pour islamisme ». « C’est aussi votre bilan », a-t-elle dit.

Puis elle a enchaîné, accusant une nouvelle fois Emmanuel Macron d’avoir de la « complaisance sur le terrorisme islamiste ». Le Pen s'est lancée dans une diatribe sur les liens supposés entre Emmanuel Macron et l’UOIF (Union des organisations islamiques de France), que Marine Le Pen rebaptise « Union des organisations islamistes de France ». Le candidat d’En Marche! est accusé d’avoir accepté le soutien de l’UOIF, un « faux nez du salafisme ».

Emmanuel Macron ne répond pas immédiatement, préférant rester sur son programme : il propose notamment de « renforcer les moyens de police et action avant que les attentats n’interviennent ». À propos des fichés S, Macron rappelle qu’il s’agit d’un fichier de renseignement : « Tous les mettre en prison n’aurait pas de sens », a-t-il rappelé. Il s'est dit favorable à des « mesures beaucoup plus chirurgicales »« Ce que vous proposez, comme d’habitude, c’est de la poudre de perlimpinpin », a lancé le candidat, qui rappelle que l’eurodéputée « a été contre toutes les réformes que l’Union européenne a portées contre le terrorisme ».

Sur l’UOIF, que Marine Le Pen a accusée de soutenir des propos antisémites et anti-homosexuels, Emmanuel Macron a répondu : « Madame Le Pen, ça fait du bien de vous entendre faire preuve de compassion pour les homosexuels et les juifs de France que j’ai toujours défendus. » Il a aussi promis d'interdire « de manière impitoyable toutes les associations qui prêchent la haine ». Puis le candidat a attaqué, citant la réunion organisée par un collectif FN avec un membre de l'UOIF et nos dernières révélations sur les liens entre un candidat FN et l’accord passé en Syrie entre l’entreprise Lafarge et les terroristes de l'État islamique.

Mais les journalistes, souvent absents des échanges, sont déjà ailleurs. Le sujet a glissé sur la responsabilité de la France dans le terrorisme. Emmanuel Macron estime que la France porte une part de responsabilité dans la radicalisation de certains de ses concitoyens. Le candidat a défendu à la fois la « tolérance zéro » et le fait de « s’assurer que chacune et chacun trouvent une place » dans la République. « Regardons-nous en face », dit Emmanuel Macron.

Marine Le Pen esquive, et relance le débat sur les crimes de la France en Algérie, qu’Emmanuel Macron a qualifiés durant la campagne de « crimes contre l’humanité »« Je ne veux pas rester dans cette guerre des mémoires. Je ne suis ni dans la repentance ni dans le déni », estime Emmanuel Macron qui, pour sa part, a mis les propos de Marine Le Pen à propos de la rafle du Vél’ d’Hiv’ sur la table. La candidate du FN a estimé récemment que la France n’en était pas responsable. Elle a tenté de défendre une « vision juridique » de la rafle, provoquant un échange surréaliste, en 2017, sur des faits établis depuis des décennies.

Sur la sécurité, Macron explique qu’il veut mettre « 10 000 postes de policiers et de gendarmes en plus sur notre territoire » et en profite pour rendre hommage aux CRS « attaqués par des militants d’extrême gauche ». Il propose la mise en place d’un « pouvoir d’amende » pour les délits, « comme on le fait pour les délits routiers ». À quoi la candidate du FN a répondu : « Les délits routiers touchent les braves et honnêtes citoyens qui sont eux-mêmes tondus. » Elle a poursuivi en défendant les « vaches à lait qui sont les automobilistes ». Marine Le Pen a tenté de relancer sur les « groupuscules antifa », d’ailleurs déjà évoqués par Emmanuel Macron à propos des CRS « attaqués »« Je suis pour la dissolution de tous les groupuscules violents et connus », répond le candidat d’En Marche!.

Europe : un échange convenu autour du projet flou de Marine Le Pen

Interrogée en premier sur son projet européen, la candidate du Front national a retracé les grandes lignes du projet déroulé depuis des années : transformer l’Union européenne en « alliance européenne des nations libres et souveraines », pour retrouver la maîtrise des frontières, de la monnaie ou sur la législation. Marine Le Pen a rappelé sa promesse d’un référendum, « en septembre », pour donner plus de valeur aux lois nationales face aux directives européennes. Ce n’est que dans un second temps qu’elle promet un deuxième référendum sur l’issue de la négociation qu’elle veut mener avec les autres États membres. Le calendrier, là encore, est devenu flou : « d’ici six mois », un « délai indicatif », et « si c’est 10 mois, ce sera 10 mois »

Comme elle le fait depuis le premier tour, Le Pen s’est voulu rassurante : « Je ne veux pas créer le chaos. » Surtout, la candidate n’a même pas évoqué la sortie de l’euro. Ce n’est que parce qu’Emmanuel Macron l’a aussitôt interrogée sur le sujet qu’elle l’a finalement abordé. Marine Le Pen a alors tenté d’expliquer son euro-monnaie commune, un « panier de monnaies ». Un projet très confus et volontairement flou pour satisfaire les exigences contradictoires de son électorat, comme l’a expliqué une analyse de Romaric Godin

Attaquée par Macron, Le Pen a de nouveau évoqué le « projet peur » en donnant, une nouvelle fois, l’exemple du Brexit, alors que la Grande-Bretagne n’a jamais adopté l’euro. « La grande prêtresse de la peur, elle est en face de moi », a rétorqué le candidat d’En Marche!, parlant de « projet mortifère et dangereux » à propos de la sortie de l’euro et de « l’impréparation crasse » du Front national. Sur ce thème, le débat s’est déroulé à rebours du reste de la soirée : Macron a peu déroulé ses propres propositions – son projet s’inscrit dans la continuité de l’UE et ne prévoit pas de réforme structurelle (à l’inverse de ce que proposaient Hamon et surtout Mélenchon). Il s’est surtout attaché à démontrer les dangers de celui de son adversaire. « Je ne veux pas d’un comportement de panique. Je ne veux pas d’un contrôle de capitaux. Ce sera la panique bancaire », a-t-il par exemple affirmé. Avant un échange pénible et haché sur la place de l’Allemagne en Europe. 

Politique étrangère : une seule question

Les journalistes n’ont interrogé les deux finalistes que sur un seul thème : quelle relation construire avec Donald Trump et Vladimir Poutine ? Sans surprise, Emmanuel Macron a revendiqué la continuité de la diplomatie française, fragilisée depuis deux quinquennats : « La ligne que je veux avoir, c’est une ligne gaullo-mitterrandienne. » Il a aussi rappelé que sa priorité sera « la lutte contre le terrorisme islamique », y compris en Syrie, au nom de laquelle il défend la coopération avec les États-Unis de Donald Trump. « Nous avons besoin d’avoir cette coopération forte », a-t-il dit. 

Quant à Marine Le Pen, elle a, là encore sans surprise, de nouveau dit qu’elle voulait que la France « retrouve son indépendance ». « Pour obtenir son indépendance, il ne faut pas qu’elle se soumette à la vision impérialiste des uns et des autres », « à équidistance de la Russie et des États-Unis », a-t-elle expliqué, sans entrer dans les détails (une habitude chez elle). Elle s’est évidemment bien gardée d’insister sur sa grande proximité avec Vladimir Poutine, même si Macron a rappelé la dépendance financière de son parti à la Russie (lire notre dossier sur l’argent russe du FN)

 © Reuters © Reuters

Éducation : un non-débat indigent

Emmanuel Macron a rapidement évoqué ses propositions, notamment sur la priorité donnée à l’école primaire, le latin au collège, le lien avec les entreprises au lycée, etc. Marine Le Pen n’a pas dit grand-chose de ce qu’elle propose, lisant beaucoup ses notes, hésitant à plusieurs reprises et préférant dresser un portrait apocalyptique de l’école aujourd’hui. 

Institutions : les attaques contre les juges et les insinuations de Marine Le Pen

Les candidats étant interrogés sur la réforme des institutions, seul Emmanuel Macron a répondu sur le fond : baisse d’un tiers du nombre de parlementaires, y compris en soumettant un référendum (« Je n’exclus pas d’aller devant le peuple s’il y a des blocages »), l’introduction d’une dose de proportionnelle, l’extension du non-cumul à une limite temporelle (trois mandats maximum). « Le parti des affaires ce n’est pas le mien. Le parti qui ne va pas devant les juges, ce n’est pas le mien », a conclu le candidat d’En Marche!. 

Marine Le Pen a ensuite multiplié les insinuations, allant même jusqu’à relayer des rumeurs étayées par aucun élément factuel (lire l’article de Lucie Delaporte sur la droite ultra). « Personne n’a compris les explications que vous avez données sur votre patrimoine », a lancé la candidate du FN, évoquant une obscure pétition qui circule sur Internet. Elle a même été jusqu’à évoquer un possible « compte offshore aux Bahamas », tout en disant qu’elle n’en savait rien.  

Macron s’est défendu en évoquant les affaires du Front national, qui visent directement Marine Le Pen. « Vous n’êtes pas digne d’être garant des institutions parce que vous les menacez », a-t-il lancé, en référence aux attaques du FN contre les juges et les fonctionnaires. En roue libre, Le Pen a redit que « des fois, des fonctionnaires, on leur demande des choses qui ne sont pas admissibles ». Avant de lancer à Macron : « Un jour, vous viendrez me voir, je vous expliquerai. » « Vous êtes indigne », a redit le représentant d’En Marche!. « N’ajoutez pas à votre indignité personnelle celle de nos institutions. » 

La séquence est ensuite partie en vrille, à l’image d’un débat chaotique. Le Pen a accusé Macron d’être un « candidat à plat ventre ». Macron : « Je suis debout. Mais pour être debout, je n’ai pas besoin de salir. Les immigrés, les juges. Les uns et les autres. Notre pays a besoin d’apaisement et d’efficacité. » Le Pen a ensuite évoqué les propos de Macron sur les illettrés, puis sur les « habitants du Nord alcooliques » ou les « rapatriés qui sont des criminels », avant de se lancer dans une imitation douteuse de son concurrent.  

« Le pays vous importe peu, vous n’avez pas de projet, a rétorqué Macron. Votre projet c’est de salir, une campagne de mensonges et de falsifications. De peurs et de mensonges. C’est ce qui a nourri votre parti depuis des années, votre père et vous. […] Vous êtes la coproduction du système que vous dénoncez, vous vivez du système. » Puis : « Il faut sortir d’un système qui vous a coproduits. Vous êtes son parasite. » Marine Le Pen a en tout cas fait la démonstration de sa volonté de pourrissement du débat politique.

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