Et si la censure de Mediapart par la cour d'appel de Versailles contribuait à une prise de conscience ? Après le jugement de la cour d'appel de Versailles condamnant Mediapart à supprimer sous huit jours les enregistrements Bettencourt et leur retranscription sous peine d'astreintes très lourdes, mais aussi nous interdisant de les mentionner à l'avenir dans nos articles, plusieurs responsables politiques plaident pour une évolution du droit.

En cause : l'inadéquation du droit français, qui continue d'opposer protection de la vie privée et liberté d'informer (alors que la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) privilégie le droit à l'information) et méconnaît de façon spectaculaire l'évolution récente de l'écosystème médiatique, notamment l'émergence d'une presse en ligne dont les articles restent toujours consultables sur le web. Ce qui rend en pratique la décision inapplicable.