A Saint-Denis, l’Etat laisse tomber les enfants malades

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C’est l’heure des départs en vacances, la conversation s’éternise sur le pas de la porte. La psychomotricienne explique avec douceur à une mère que la structure est menacée, qu’elle ne fonctionnera peut-être plus à la rentrée. La mère lui assure qu’elle fera « tout ce qu’il faut » pour que son enfant reçoive des soins. Elles se quittent avec le sourire, la situation est grave pourtant. Le centre médico-psychologique de la rue Poullain, à Saint-Denis, suit 71 enfants, âgés de quelques mois à 6 ans, qui présentent des troubles envahissant du développement, s’apparentant souvent à de l’autisme. Ces enfants ont des difficultés de langage, des difficultés à créer du lien, à reconnaître l’autre. Ils sont souvent agressifs, ils épuisent l’école, leur famille. Ils devraient être pris en charge de manière « précoce, spécialisé et intensive », explique la psychiatre Sarah Stern, qui travaille depuis douze ans dans le secteur de pédopsychiatrie de Seine-Saint-Denis. C’est elle qui a créé ce centre « avec une certaine idée du soin ».