Pesticides: les agriculteurs bretons sous le joug du modèle coopératif

Par Aurélien Defer, Maud Gautier, Annabelle Georges, Dorian Girard, Sarah Hadrane, Antoine Irrien, Briac Julliand, Hugo Pigeon et Nicolas Pineau (IUT de Lannion)
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La seule force réelle d’action passe par le consumérisme, personnellement je boycotte la plupart des produits agricoles bretons et ne m’en porte pas plus mal, il y a encore de bons produits en France il suffit de les rechercher. Que les bretons se dém... avec le mercosur ! 

Agir politiquement ? Il faudrait d'abord le vouloir, et les résultats aux européennes en Bretagne c'est 26% pour LREM et 17% pour RN,au dessus des verts. Alors je préfère oublier et les laisser avec leurs bonnets rouges, leur nationalisme et leur pollution, dommage

Dans le discours je veux bien, mais la seule façon d’attaquer les lobbies c’est par la consommation. Les agriculteurs sont les otages d’un système qu’ils finissent par cautionner pour survivre, témoin la filière porcine. Il faut arrêter de s’imaginer que l’on fait les omelettes sans casser d’oeufs. 

Un oeil sur la carte de répartition des quantités achetées de pesticides.La Bretagne n'est  asbsolument  pas la pire région https://www.mediapart.fr/journal/france/040719/commune-par-commune-la-carte-de-france-des-pesticides?onglet=ful

" l'énorme scandale des coopératives "

Ne serait-ce pas plutôt " l'énorme scandale des mauvais gestionnaires de coopératives " ou " l'énorme scandale de la mauvaise politique agricole qui plombe les coopératives " ?

 

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Merci pour vos éclairages agricoles sur Reims plus haut. La société coopérative serait donc un très beau modèle quand il/elle reste "à taille humaine" ? Dans le secteur agricole, réunir des intérêts et des puissances très dissemblables au sein d'un même organisme où chacun vote "d'égal à égal" semble surtout dysfonctionner. Dans les autres secteurs, c'est quand la machine devient trop grosse que les dérives commencent, comme dans les boîtes capitalistes.

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Encore faut-il créer les structures de distribution Bio qui manquent pour un maillage territorial suffisamment dense.

Oui, c'est plutôt les coopératives qui ont été sous le joug de l’État et de l'Europe, qui les ont obligées à pourrir leurs terres.
Et même bien avant ça, déjà le modèle de la Révolution Française c'était ça: la bourgeoisie qui vole les terres des paysans, pire que les barons sous la monarchie. Les paysans qui ont survécus à la révolution, c'est plutôt les embourgeoisés qui ont récupéré les terres des plus pauvres (donc l'image du paysous égoïste peut venir de là). Ce pourquoi la paysannerie s'est révoltée, trompée par la bourgeoisie, et en Vendée est allé cherché les généraux qui voulaient bien d'eux.

"Ce pourquoi la paysannerie s'est révoltée, trompée par la bourgeoisie, et en Vendée est allé cherché les généraux qui voulaient bien d'eux."

Joli détournement historique. smile

En réalité la Chouannerie et la guerre de Vendée  sont deux guerres civiles contre révolutionnaires pour défendre la monarchie, les pouvoirs du clergé, et pour rétablir les lois et coutumes particulières de la Bretagne supprimées en 1789. 

La chouannerie oui était une vraie réaction monarchiste, pas les vendées. On les confonds souvent.
Les vendées étaient pour une application (voire une continuation) de la révolution promise, et non pour la réaction bourgeoise qu'il y a eu à la place. Les vendéens ont vantés la monarchie (à l'époque le mot de démocratie était peu connu) par dépits, par provocation, désespoir, pour faire chier ces traitres de républicains. Les vendéens sont allés chercher les généraux aristos, un peu comme les paysous ukrainiens ont reconnu le génie 'militaire' de Makhno.
D'ailleurs Robespierre accuse pareillement les Enragés, plus révolutionnaires que lui, d'être des vendéens, il ne les accuse pas d'être des chouans parce que ça aurait été un amalgame là ridicule.
Évidemment, la bourgeoisie, voulant s'appeler démocrate, mais aussi les monarchistes, ont intérêt à maquiller l'Histoire comme la vendée étant une réaction royaliste, et non une simple révolte populaire contre le despotisme new-look.

Tant que le contribuable paiera le nettoyage, aucune raison de changer un système qui gagne :-).

D'autant plus que le contribuable paie plusieurs fois, la première pour financer l'achat des Xcides via la PAC et ensuite pour tenter de limiter les dégats (les "réparer" étant quasi impossibles). Ceux qui imaginent que le prix de deux euros le KG chez bigdistri pour le délicieux cochon breton ou le poulet est le prix réel de cette merde vivent dans l'illusion "heureuse" du consumérisme pour tous :-).

C'est une exploitation "coloniale" du Bien commun, ici breton mais encore pire ailleurs: n'oublions pas bolloré en afrique et bolsonaro-fnsea-macron au Brésil (macron et mercosur). Rappelons que le Bien commun est inaliénable et qu'il est interdit de le détruire, ici ou ailleurs. Rappelons aussi que le drian veut devenir "premier" "ministre" ! (Canard du 3 juillet 2019).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Front_de_libération_de_la_Bretagne

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  • 04/07/2019 16:54
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Ah ! Les "coopératives" ! Il y aurait tellement à dire, notamment en Bretagne, où il y a de beaux îlots de résistance de longue date !  

" Guerre du lait ", ça vous parle  ???

www.ina.fr/video/RYC9807107543       Etc.

Mais pas qu'eux : regardez les coopératives viticoles du sud  (Aude,Hérault, etc). 

" Guerre du vin ", même question ? 

France 3 Occitanie       https://france3-regions.francetvinfo.fr/.../guerre-du-vin-retour-evenement-marquant-c...        Etc.

Vapeur à renverser définitivement !        laughing

 

Vapeur à renverser et pourtant le principe n'était pas mauvais au départ ; la question de pomme87 des "raisons de l'existence des coopératives" est à creuser, et comment on a fait semblant de croire que des coopérateurs si différents allaient pouvoir partager le même bon sens (paysan, bien sûr). Cela me fait penser à la fameuse "entreprise" dans lequel on mélange allègrement la multinationale à 50 filiales et la TPE de 5 personnes en faisant semblant de croire qu'elles ont des intérêts communs :/

onde, 

Gros problème que l'on ne peut "embrasser" ici !   Néanmoins, principe largement perverti (pas partout !). 

CDT. 

giron

""" Le luxe est-il un marché comme les autres ? """ 

NON !  À part les armes, c'est l'un des pires ... et des plus cons !

D'accord, n'est-ce pas ? 

 

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  • 05/07/2019 10:02
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La FNSEA (syndicat mafia!)et le lobby du fric agricole on connaît dans la famille :

Allez leur demander combien ils touchent de l'Europe chut omerta et si vous voulez être différents ils vous tuent à petit feu !

Excellente enquête.  

Agriculteur : un métier pour ceux qui veulent être libres et sont en réalité pieds et mains liés dans un système de type capitalistico-communiste (prix fixés, subventions européennes)*.

D'autant qu'acculés au suicide ils sont désormais justement montrés du doigt par les citoyens qui ne supportent plus de se faire empoisonner.

Ah elle est belle la France rurale.

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  • 06/07/2019 13:07
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Petite critique:

Il n'y aurait pas de problème pour les coopératives a garder les techniciens qui si ils sont compétents peuvent eux-mêmes liées les notices des produits et déterminer quand et combien sont nécessaires. La coopérative peut passer commande groupée et distribuer.

Ils ne veulent pas parce que distribuer est tres lucratif (+ pots de vin et petits cadeaux en nature). Et puis les techniciens sont probablement vraiment payés par les géants de la chimie.

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* Les prénoms ont été modifiés.

Cette enquête en deux volets a été réalisée par neuf étudiants en licence professionnelle de journalisme spécialité web à l’IUT de Lannion (Côtes-d'Armor), qui ont eu accès en exclusivité à la base de données de l’Agence française pour la biodiversité. Ils ont été encadrés par David Prochasson, Laurence Dierickx, Philippe Gestin et Olivier Trédan, enseignants à l’IUT, et Donatien Huet, à Mediapart.