Le pied de nez de Bernard Tapie au Parlement

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Les mandataires du groupe Tapie percevront dès vendredi 5 septembre un premier chèque de 198 millions d'euros, sur les 390 millions d'euros alloués par le tribunal arbitral. Ce paiement accéléré est un pied de nez à l'Assemblée nationale, qui commence à peine ses auditions autour de cette affaire. Partis pris. Nous publions aussi le troisième et dernier volet de notre enquête sur l'histoire Tapie/Adidas, dans les années 1990-1994. Mediapart publie également de longs extraits de ce qui a été dit par différents acteurs de ce dossier, en 1994, devant la Commission d'enquête parlementaire sur le Crédit lyonnais.

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Au cours des auditions devant la commission des finances de l'Assemblée nationale, au sujet de l'affaire Bernard Tapie, mercredi 3 septembre, François Bayrou a lancé l'idée que des mesures soient prises « en urgence » pour que les dédommagements de 390 millions d'euros, alloués à l'ex-homme d'affaires, par le tribunal, soient suspendus, le temps au moins que le Parlement se forge une opinion et étudie les moyens de recours.