«Je n’ose pas dire que j’ai été expulsé. C’est trop la honte»

Les expulsions de lycéens majeurs sont plus fréquentes sous la présidence Hollande que sous celle de Sarkozy. Alors que les lycéens se mobilisent mardi pour y mettre fin, Mediapart a retrouvé Cheick, arrêté en juin dernier en route vers une épreuve du bac, et renvoyé au Mali. Son récit.

La lecture des articles est réservée aux abonné·es. Se connecter

Scolarisés mais expulsés. C’est pour mettre fin à ces situations que les lycéens ont décidé, sitôt les vacances terminées, de retourner dans la rue. Mardi 5 novembre, des défilés sont organisés à l’appel des syndicats Unel et Fidl ; mais aussi de l’Unef, un syndicat étudiant. Avant les vacances de la Toussaint, des milliers de lycéens ont manifesté à plusieurs reprises, essentiellement à Paris, et bloqué l'entrée de quelques établissements. La circulaire annoncée par François Hollande face au cas Leonarda ne les satisfait pas : elle se contente de demander aux forces de l'ordre de ne pas intervenir dans le cadre scolaire et périscolaire lors des expulsions d'étrangers en situation irrégulière. En clair, on sanctuarise un lieu, l’école. Mais hors cadre scolaire, on peut continuer d’expulser tranquillement.

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là

Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

Voir la Une du Journal