Violences sexuelles: Adèle Haenel veut que «les bourreaux se regardent en face»

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Oh Un autre Alain chante ce jeu de dupes, regarder sous les jupes...

et moi aussi aimé j'ai... Marie LaForet et ses yeux qui  m'enchantaient...

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......... HAAAaaaaaa UUUuuuuuuRIIiiiiiiiiCAaaaaaaant  ....  vous êtes d' une  sordide  Vioooolleeennnceeeee ...... étriquée   &  Lâche  ......

          C 'est  fou  !  c 'est  Hors sol  ..... c 'est ... c'est  .... c'est  ...... inqualifiable  .......

Ce qui me rassure  c 'est qu'avec  une telle mentalité  étriquée  sordide  et mesquine  .... vous devez  certainement  avec des propos de M...e  avoir  une vie  de  M...e ...... aussi  je vous gratifie  de  toute  ma  Compation  bienveillante   !!!!! 

Sans commentaire !!!! 

Vous perdriez votre temps  , ce type  n'est accessible à  pas grand chose    d'humanité  sexiste  , vitrifié qu il doit être dans  ses certitudes  rassurantes  lamentables  et  sexistes  !!!!

Sans  commentaire  cela ne  vault  pas plus  ! 

Next  !!!! 

 

 

Sordide  ,  idem  voir plus   haut  ! 

Merci   , de relever  le niveau cf  / up side  .....

De  vous à  moi  j'en  était  sur   ,  j'en souriai à l avance  attendant les propos divers et variés  certain de tels réaction  étriquées  et  médiocre  !!!!

 

.....  "" .....  Notre ami dissem .....  "   !!!!  vous plaisantez  mon  cher  et   vous suppose employer une clause de style  ............. !!! 

Aussi   vous serait  gré   de ne pas m'englober  à tort   , dans votre   Familiarité   à l encontre de ce triste  Sir  ,  puisque vous en comviendrez   ce "type "  n'a  que peu à  voir avec  l 'objectivité et  l 'excellence du reprotage  que  Médiapart  toujours  dans son exellence  a  eu  la  discrète délicatesse de  nous convier  ...... et ce grâce au travail  chirurgicale  de Mme  Truchie  ........

Edwy  sur  la Fin en a été  troublé tant la  simple  puissance  du  témoignage  D Adèle  la   interpellé  et  mobilisé  .......!!!! 

Par  le fait  vous comprendrez  mieux  ma  réaction  vive  et  plus qu 'agacé  au propos de lecteur  à  qui  on  offre  gratuitement  de la saveur " LA   DURE "  et  qui vous réclame  du  Beignet  bien  gras  de   chez  MAC  M...E   !!!

Il est  vrai  que "  l'éducation  "  ne  s improvise pas  !!!!   qui plsu est dnas le contexte  WEINSTEIN ..... Max  WELL .....outre EPSTEIN ....&  BRUNEL  .....

Un  de  ces jour  je vais finir par le cracher  mon  "  Coment  sur  ..... ...." 

Sans  plus  de commentaire !!!

 

 

                    cool

                     cool    ENFIN !!!!! MERCI  !!!!!cool

                     cool

 

            cool

         cool    MERCI  cool

           cool

Concernant Assange  .....ne mélanger pas  tout  svp cool

 

 

...... "vous lisant -1er commentaire-j'ai tout éteint  """  .... surtout pas mon cher ... c 'est donner un  valeur   à  ce qui n'en a pas   ...... honorer  ce qui ne le mérite pas  !  

J ai eu  le plaisir  de  re-re- re-  garder  .... " Lawrence d Aarabie..."  et   bien c' est la même  méthode  .... à  la Nomade    ......   "   le chien aboie  et la caravane passe "......."  

Next  !!!  cool

 

" (...) Méfiance"

Analyse intéressante Rhadija mais vous sous-estimez je crois la dimension nécessairement médiatique de ce phénomène de société qu'est le dévoilement collectif et international de ce fait brut qu'est la domination des mâles, tout "simplement". Laissons la psychanalyse de côté pour l'instant, elle a suffisamment de problèmes ces temps-ci :-/

 

Le problème de ces temps ci- c'est le néo-libéralisme mondialisé, et c'est un vrai problème qui ne faut pas laisser de côté/  

Vous parlez d'une domination animale ? Les lions, les chiens  mâles? Quel est votre  souhait au juste! Que la domination des femelles adviennent à la place? Ou faire en sorte  que personne ne puisse souffrir d'aucune domination et d'exploitation tout simplement .

Il ne s'agit pas de régler des comptes , mais de sortir des lieux communs pour juste un peu plus aiguiser la réflexion. 

Pour les reste ne vous inquiétez pas.

Sans Dieu ni Maître. C’est certain. En revanche , j’ai dit l’essentiel. Vous pouvez ne pas être d accord. Mais n’interprétez pas. Il n a pas été question «  de prise d otage «  ce n est pas le champ des métaphores que j utilise enfin je n’utilise pas de lieux communs . 

bien à vous

Ces femmes qui se défendent avec courage, c'est aussi nous tous qu'elles protègent contre une barbarie qui ne demande qu'à revenir.

oui Assange se meurt  et est menacé d'extradition vers les USA..Qui pour le dire, qui pour l'aider ? Que pourrions-nous faire?...

commentaire obscène qui vous déshonore!

Entièrement d'accord. Je pense que l'approche de Rhadja Lamrani est complètement hors sujet.

C'est qui Adèle Haenel ?

Franchement le fait que cette inconnue (de moi) se soit fait agresser à 12 ans m’indiffère et ne saurait m'interpeller. J'espère qu'il il a prescription pour qu'on puisse (enfin) s'intéresser à des faits d'actualité.

N'oublions jamais que la prescription est une nécessité pour qu'on puisse vivre et aller de l'avant.

Allez donc de l'avant ...........................................................

Je suis tout à fait d'un avis bien contraire...Seriez-vous psychanalyste et ainsi interdiriez-vous cette expression "libre" et nécessaire   ??? Lacan poursuivait les entretiens avec sa clientèle dans les taxis qui l'amenaient vers un autre lieu de prêche.

Je n'ai  pas compris ce monsieur Lacan aux textes hermétiques. 

 "N'oublions jamais que la prescription est une nécessité pour qu'on puisse vivre et aller de l'avant." et surtout faire oublier la face sombre de certain-es et les laisser recommencer leurs basses violences sexuelles et autres...au travail ou chez eux!

Tout à fait d'accord. Oui, méfiance quant à ces "divans" en public.

Vous omettez une objection de taille; l 'impasse totalitaire d'une interprétation strictement Marxiste avéré par les faits et son débouché tragique mérite bien  un petit instant pour tourner deux fois sa langue dans sa bouche avant de en revendiquer sa doctrine matricielle de lutte politique  

Vous avez raison, mépris absolu pour ce genre de propos, cette personne au delà de son cynisme souhaite juste entendre parler d'elle, donc passons et VITE !
tout à fait d’accord avec vous. lamentable de la part de Mediapart , comme dans pas mal de sujet . j’en ai assez de cette presse militante. À quand une presse objective . j’imagine que je rêve ....

Trop militant*e pour être honnête ? avec Laurent Puech - SHOCKING ! 7 Part. 1/2 © Méta de Choc

Trop militant*e pour être honnête ? avec Laurent Puech - SHOCKING ! 7 Part. 2/2 © Méta de Choc

Adèle est une victime présumée. Ses souvenirs ont-ils été authentifiés ?

Il faut saluer le courage d’Adèle Haenel qui ose parler des violences subies alors qu’elle était enfant, dont on imagine qu’elles ne sont pas pour rien dans le fait qu’Adèle soit aujourd’hui lesbienne. J’espère que son persécuteur subira les conséquences de ses actes odieux et que le buzz fait autour des révélations d’Adèle relancera sa carrière cinématographique pour l’instant relativement modeste.

Pourquoi, vous y touchez un peu aussi ? Ça vous inquiète ces histoires ?

16 films à 30 ans vous pensez que c’est modeste ?

Et vous vous méritez un authentique poing dans la gueule.

"elles ne sont pas pour rien dans le fait qu’Adèle soit aujourd’hui lesbienne. "

Ca, personne n'en sait rien.D'ailleurs elle peut très bien être bi-sexuelle.

Ce qui l'a aidée à rompre complètement les pontts avec Christophe Ruggia,c'est l'insistance d'un certain Benjamin,rencontré au lycée,avec qui elle a"commencé à avoir une sexualité" comme elle dit bizarrement dans l'article qui a précédé la vidéo du jour.

Elle ne parle pas d'amour à propos de Benjamin;elle ne dit pas s'il a souffert.

Et puisque cette actrice accepte de parler librement et publiquement de choses intimes,pourquoi ne pas lui demander ce qu'elle pense des relations hétérosexuelles ?

Ça personne n'en sait rien.D'ailleurs elle peut très bien être bi-sexuelle

Elle le dit elle-même. Lesbienne - et peut-être bisexuelle, je vous l’accorde.

Ce n’est pas la quantité qui est en cause.

Oui, monsieur l’Avocat général (de Macron). Z’avez pas lu le dossier ?

PATHETIQUE  !!!

QUAND  je  vous dis  que  ces colonnes  deviennent  par moment le  lieu commun    de  Crétins   congénitaux  !!! cool

 

.........La  "vaaaaaaaachheeeeeee  "  

                     et  si cela se trouve   ..... ce type  est Marié  !!!!

                                                         cool   qu'elle Hooooorrreeeeuuuuur   !!!!! cool

                                                                                         cool

 

Le fait pour un homme d'aimer une femme et pour une femme d'aimer un homme est un comportement naturel, des plus classiques. En revanche, ce qui est déviant n'est pas « classique » et résulte bien de quelque chose, si ce n'est d'un traumatisme. Dire qu'il s'agit d'un choix personnel n'explique rien, c'est comme répondre à la question « Pourquoi l'opium fait-il dormir ? » en disant : « Parce qu'il a une vertu dormitive ». Mais ceci n'est pas le sujet de l'article, et donc je n'irai pas plus loin. 

> 16 films à 30 ans vous pensez que c’est modeste ? 

Je pense que c'est beaucoup pour quelqu'un qui affirme avoir été "détruite" et avoir "coupé les ponts avec le cinéma".

Je crois que ce genre de commentaire  (de G. Lefebvre) est fait pour faire réagir, c'est réussi au moins 4 ou 5 personnes ont répondu à cette idiotie.

Vous auriez préféré qu'elle meure pour valider l'hypothèse du trauma?...Vous n'y connaissez rien, souffrez que je vous explique : un trauma subsiste souvent en handicapant une partie de la vie ( ex dans les relations amoureuses ou autre...) mais pas toute la vie.

Le fait d'avancer dans la narration des évènements traumatiques et de pouvoir valider et authentifier (ici) les statuts des sujets impliqués en tant bourreau et (ou) victime, permet d"expurger hors de soi dans la parole médiatrice la symbolisation de la Vérité de ce qui s’est réellement  passé. Il n'y a que la PAROLE qui soigne.

Comme pour les traumas des attentats d'ailleurs: ça n’est que lorsque du SENS s'inscrit enfin dans le corpus désordonné des actes violents subis, dans l'effraction du psychisme,  que le sujet redevient maître de son parcours, de son discours de sujet, et peut contrôler ( enfin) les miasmes actives qui le perturbaient.

vraiment excellent!

Pourquoi parler de la sexualité d'Adèle de cette façon si peu respectueuse de sa personne!

"Il faut saluer le courage d’Adèle Haenel qui ose parler des violences subies alors qu’elle était enfant, dont on imagine qu’elles ne sont pas pour rien dans le fait qu’Adèle soit aujourd’hui lesbienne. J’espère que son persécuteur subira les conséquences de ses actes odieux et que le buzz fait autour des révélations d’Adèle relancera sa carrière cinématographique pour l’instant relativement modeste."

Commentaire remarquable de fauxculterie...

Latude à son top !!!

Pourquoi ne suis-je pas surpris ???

laughinglaughinglaughing

"Le fait pour un homme d'aimer une femme et pour une femme d'aimer un homme est un comportement naturel, des plus classiques. En revanche, ce qui est déviant n'est pas « classique » et résulte bien de quelque chose, si ce n'est d'un traumatisme. Dire qu'il s'agit d'un choix personnel n'explique rien, c'est comme répondre à la question « Pourquoi l'opium fait-il dormir ? » en disant : « Parce qu'il a une vertu dormitive ». Mais ceci n'est pas le sujet de l'article, et donc je n'irai pas plus loin."

Je vous remercie de ne pas aller plus loin mon bon Latude parce que je craignais le pire !!!

laughinglaughinglaughing

Euh... JIP11¾, Christophe Ruggia à aucun moment ne prétend qu'Adèle Haenel "fabule".

......... Rassurez  moi  ..... parceque vous avez  pu  croire  un instant  l 'espace  d'une micro  seconde ... que   cette   maintenant Femme   puisse  Affabuler   cool . 

Je retrouve bien là  votre sens  aiguisé  de la Psychologie  et  de L écoute  !!!!

                                Nous  ne devons pas  vivre dans le même  Monde   !

cool ! cool

 

Christophe Ruggia ne « dément » pas non plus.

Christophe Ruggia « réfute » et « nie ».

Vous et celles et ceux qui recommandent votre commentaire supposez la présence d’une paille d’incompréhension de la richesse de la langue française dans mon œil mais ne remarquez même pas la poutre d’incompréhension de la richesse de la langue française que vous avez chacune et chacun dans le vôtre.

Assurément, je n'ai ni votre audace ni votre talent pour assumer si bien d'avoir raison tout seul.

Merci, énormément merci, à Adèle Haenel, sa vision si juste du malaise de notre société qui ne parle que d'argent, d'achats, "se faire plaisir", regarder son nombril et son minuscule univers d'objets. À tel point que les revendications des gilets jaunes, par exemple, portent sur l'objet, peu sur l'être. Des objets censés réconforter les violences faites par la société devenu folle en recherche de croissance maladive et aveugle. Merci pour tout ça, Adèle Haenel.

> assumer si bien d'avoir raison tout seul

Je suis un inconditionnel de la pièce de théâtre de Reginald Rose "Twelve angry men (12 hommes en colère)", adaptée pour le cinéma par lui-même et par Sidney Lumet en 1957.

Juré n°8...

 

C’est quoi encore cette façon de faire...

et si elles ne se "taisent" pas on les arrete ?

........ qu'elle violence  inutile ....!!!  

        VOUS  .... vous avez un problème  !!!!

 

(Euh... vous n’auriez pas, VOUS, un petit problème de compréhension ? sealed )

Le direct et ses commentaires sont ici.

"Je veux dire que cette affaire a manifestement orienté l'actrice dans une défiance envers les hommes" 

Je ne suis pas du tout sûre que ce soit ce que vous sous entendiez (vraiment), mais j'espère que vous ne faites pas référence ici à son orientation sexuelles. Est-ce le cas ? 

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  • 04/11/2019 21:22
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Merci Adèle pour votre grand courage de parler ouvertement, clairement. Votre combat est noble. Vous avez raison d'être en colère.

Quant à Jean Dujardin, il est devenu son personnage. Un homme minablement français 

Lamina  - "Vous...Vous êtes si français..." 

Oss 117 - "Merci "

Caire  Nid d'espions

Pourquoi évoquez-vous Dujardin ici ?

Il y a une video sur le web où Dujardin et Haenel sont interviewés à tour de rôle avec des questions "buzz star" du style "quelle a été votre pire casting ?".  Si ça peut orienter vers une bonne réponse à la question...

Regardez la deuxième partie de l'émission, avec Iris Brey.

J’aime bien les choses claires.

Et bien regarder les émissions en entier au lieu de faire porter vos manques sur les autres.

C'est clair ça?

Si vous consultez l'horodatage, vous constatez que nos commentaires se sont croisés. Or, je n'ai en effet pas visionné la seconde partie : c'est mal ? Je dois réciter une sourate en pénitence ou quoi ? C'est clair ça ? Ah ça vous aimez l'escalade, je m'adapte.

S'il y a des choses à dire sur le comportement inapproprié d'untel, il convient de le faire clairement, pas par allusion(s). C'est mon point de vue. Sinon c'est la porte ouverte au n'importe quoi, et pourquoi ne pas finir par une bonne lapidation tant qu'on y est ?

-----

Edit : J'ai visionné la seconde partie. Il est dit que Jean Dujardin s'est dit "fatigué de Metoo". C'est une incarnation du discours de l'ensemble de "la famille du cinéma" se protégeant mutuellement. Je pensais que, dans ce contexte, il était accusé d'abus, or il n'en est rien.

> Il y a une video sur le web où Dujardin et Haenel sont interviewés à tour de rôle avec des questions "buzz star" du style "quelle a été votre pire casting ?". Si ça peut orienter vers une bonne réponse à la question...

Voici : https://www.youtube.com/watch?v=rtl4dj9MTh8

Rien vu ou entendu de relatif à l'objet de ce fil.

Sourate, pénitence, lapidation.. Ça y est vous voilà grand-remplacé. Va falloir vous déradicaliser mon grand.

wink

tongue-out

Je vous ai répondu de manière totalement neutre la première fois.

Pour ceux qui ne s'étaient pas arrêtés à la première partie, l'allusion à Dujardin était claire, sans ambiguïté.

Au lieu de "penser" (et de travers), allez au bout des choses, ça vous évitera d'interpréter.

Le direct et ses commentaires sont ici.

Merci smile.

lol

révolutionnaire \ʁe.vɔ.ly.sjɔ.nɛʁ\ masculin et féminin identiques

  1. Qui tend à renverser les principes établis ; qui est très novateur.

Merci

Jeune fille n'est pas un roman, mais un récit clairement autobiographique. Comme vous, je l'ai évoqué, c'était dans un autre déroulé de commentaire. Mais en parlant juste de célébrité, vous en réduisez la portée. Il s'agit d'un réalisateur. Il faut savoir que sur un tournage, un réalisateur se trouve dans une position de toute puissance. En l'occurrence, Anne Wiazemski fait bien ressortir, vers la fin, la désapprobation muette de l'équipe, elle cite notamment les propos du directeur de la photo.

Il me semble que comme tous les livres qu'elle a écrit (j'en ai lu plusieurs) il est écrit Roman sur la couverture... et même si c'est un récit autobiographique, elle a eu l'intelligence et la rigueur de penser que ses écrits n'avaient pas l'objectivité que vous supposez. Pour le reste, elle s'arrange pendant le tournage pour perdre sa virginité avec un assistant ce qui est une manière de se défendre contre le "Maître" C'est un excellent ouvrage que j'ai lu et relu... j'aurais adoré faire une adaptation du roman en fiction. Et quand je vois le résultat du film à propos de sa relation avec Godard, je pleure sur le niveau du cinéma français.

Bonne question,
My 2 pence : il s'agit dans le cas de ces trois là (Costa-Gavras? Edwy Plenel et Roman Polanski) de gens âgés qui d'une certaine façon applique la prescription juridique "ancien modèle", il en est discuté dans l'article de Marine : c'était 10 ans et pas 30 pour le viol (20 pour l'agression) pour la France.

Peut-être le plus "gênant" pour ceux qui croient en l'humain est que ni M. Ruggia ni M. Polanski ne trouve la lumière et raconte leur perception de la culture du viol dont ils ont été les profiteurs pour un certain temps.

Ou bien c'est anthropologiquement trop profond ?

c'est vrai que ça pose question!!!mais de toutes façons,les questionnements induits sont multiples,moi,j'ose penser-porteurs d'espoirs-dans le sens aussi exprimé par Adèle qui se défend des utilisations ultérieures de son témoignage.Nous sommes tous des monstres conviés à faire et vivre ensemble,non???

> je me suis dit, "c'est curieux pour une professionnelle, qui doit savoir exactement lors d'une scène quelle expression porte son visage, de laisser autant de sourcils froncés, de mouvements de mâchoire, de gestes nerveux des mains, c'est pas ce qu'on montrerait à un casting."

J'ai lu (ou vu...) récemment des propos de Delon qui expliquait que la plupart dans le métier sont des comédiens (il évoquait Belmondo) tandis que lui se dit acteur.
—> Le comédien compose.
—> L'acteur renvoie ce qu'il est fondamentalement.

Il y a des deux je crois, un peu plus de l'un ici, un peu plus de l'autre là (je parle en instit, personnage en représentation, avec un fond et une composition). D'ailleurs on parle de "rôles de composition".
Je crains qu'une prestation de casting froide comme une porte de réfrigérateur ne se termine par le remerciement du professionnel...

Un acteur ne contrôle pas ses "mimiques", il travaille sur ses émotions, et il va chercher dans sa mémoire affective des émotions vrais pour que son corps reflète son état mental... un acteur ne se regarde jamais, il n'est pas dans le contrôle, mais dans la justesse... S'il est dans le sentiment son corps l'exprime, il est donc dans le lâcher prise. Contrôler son expression, ses sourcils etc, c'est du mime

 

bonjour,en quelque sorte,vous avez bien de la chance et courrez découvrir les films ou Adèle joue....une artiste hors pair et sa rage d'être à l'écran,comme dans la vie(MDP) crève l'écran depuis le début.

( Vous êtes fou.folle ? - heureusement, vous êtes sous pseudo...)

Au « tribunal » du «peuple » ne sont déférés que des coupables !

il ne s'agit pas de sa femme, mais d'une ancienne compagne...

Astuce "chaperon-free": le mec à une femme rassurante, sa soeur est sur le tournage ou partie prenante, etc.

Vu de dehors ça parait encore plus risqué, ces proches si ... proches,  mais du moment que les moments en duo de Adèle et M. Ruggia sont admis, l'interstice devient béance.

Donc on passe de quelques heures en duo un jour à tous les samedis en duo, et puis au voyage. "Puisqu'elle se serait plaint de quelque chose sinon, n'est-ce-pas ?", et comme elle le dit aux moments les plus cruciaux de l'interview, elle se met en position, elle, de le protéger, intégrant comme aux temps féodaux non émancipés "le bien qu'il apporte".

(Bon, en détail, comme l'explique par exemple Piketty ces temps-ci, la complexité du tissu de l'ancien régime était infinie, et nombres d'abus étaient limités par la voix d'un "ordre" (clergé ou noblesse) si l'on abusait d'un des deux autres (car même le tiers-état payait les impôts dont les deux autres ordres avaient besoin, on n'est pas très loin au fond de la logique qui veut que pour se protéger aujourd'hui, un état comme la France a deux systèmes, police+gendarmerie, histoire que les débordements de l'un soient contenus par la tempérance de l'autre)

Et ,ayant lu le scénario,ils auraient dû se demander si jouer ces situations n'était pas en soi traumatisant pour une fille de douze ans.

Je me demande d'ailleurs pourquoi Christophe Ruggia avait choisi ce scénario:bonne occasion de voir une petite fille à poil ?

S'il n'est pas passé à l'acte,c'est peut-être que le fantasme filmé lui suffisait.

Le jeu de séduction pourrait la tenter mais elle peut aussi séduire sans en être consciente. 

Et l’adulte peut vivre la séduction sans être capable de la maîtriser ni de désamorcer sa propre dérive.

L’entourage a une responsabilité, je suis d’accord. 

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  • 05/11/2019 00:25
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Un grand moment.

bonjour N. vos écrits résonnent.Un peu le même cheminement pour moi.Mon bourreau est dcd l'an dernier et à bientôt 55 ans,je balance (hug)encore!du coup,mon silence et celui de mes parents (avertis à l'époque et j'avais 7 ans) me déstabilise....quelle autre victime après moi???ça me revient en pleine gueule et me met mal à l'aise.

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J'espère qu'Adèle Haenel est assez adulte maintenant pour savoir si elle est vraiment amoureuse de Céline Sciamma ou si elle subit une "emprise"-mot passe-partout qui demande à être explicité.

Assez adulte ? Vraiment amoureuse ?

Et votre commentaire est assez adulte, pensez-vous ?

Merci pour ce précieux commentaire.

D’accord avec vous pour considérer ce moment théâtral comme une thérapie de groupe.

Espérons que cela a fait, fait et fera beaucoup de bien à celles et ceux qui en ont, en ont eu, en auront besoin.

L’art ne change pas la nature humaine; cela se saurait.

Peut-être que la meilleure prévention est d’éviter d’aller dans la gueule d’un loup. Mais ce n’est pas facile, convenons-en, surtout quand on cherche un substitut parental, du fait d’une carence abyssale.

Merci !

Ah je ne suis pas seul à penser qu’il y a quelque chose à travailler du côté de la relation au père dans cette histoire...

"Ce moment théâtral" ?? Vous êtes allée voir une pièce de théâtre ? Apparemment, vous vous êtes trompée de lieu...

 

> quand on cherche un substitut parental, du fait d’une carence abyssale

Eh bien voyons, c'est de la faute du père maintenant.

La psychanalyse freudienne a rendu des générations de mères coupables de l'autisme de leur enfant ; aujourd'hui Mme Gouinguenet et M. Palard accusent le père d'Adèle Haenel, victime d'abus de la part d'un réalisateur lorsqu'elle était jeune ado. Bravo ! cry

Peut-être faut-il préciser que le viol et les agressions contre les femmes et les enfants  font partie de l'outillage qui promeut la terreur comme la torture, comme les images chocs que l'on laisse derrière soi pour fabriquer de l'inimaginable. Vos propos risquent d'induire l'idée d'une nature humaine réfractaire à l'égalité qui court à la violence contre les femmes si elle n'est pas endiguée. Je crois comme l'ont dit les deux femmes interviewées que les imaginaires se fabriquent, d'où la nécessité d'avoir un regard politique sur ces images.

Cela ne vient pas contredire vos propos, mais simplement apporter quelques précisions qui viennent à l'esprit.

****

C’est absolument nécessaire les paroles de cette jeune femme.... Elle a du cran.... Espérons que les messieurs y réfléchiront à deux fois avant de mettre leurs paluches sur des femmes dans certaines situations pour divers prétextes plus ou moins avouables.... Je l’aime beaucoup cette Adèle...

La justice peut décider d'elle-même d'ouvrir une enquête. Je pense qu'il faut le préciser.

Oui, exactement et là en espèce, je pense que pour aller dans la continuité du procès Baupin qui fût exemplaire à plus d'un titre, il serait bien que la Justice ce saisisse de ce dossier qui comporte plein de témoin et qui donnerai moins de charge émotionnelle sur les épaules d'Adèle et plus sur les manipulateurs et autres. Je crois fermement que ce Réalisateur comprendra mieux les choses dans le bureau d'un Juge.

Bien d'accord avec vous quand au travail remarquable de Marine Turchi dont la discrétion et le calme imperturbable pourraient nous faire passer à coté de la qualité de son enquête.

Moins d'accord avec votre qualificatif de monstre pour Ruggia et Polanski qui me conduit à penser que pour vous, il y a les monstres et les autres.

Etes-vous persuadé que le monstre ne sommeille pas en chacun d'entre nous en attendant d'être réveillé par des circonstance propices?

Simple petit rappel à ce que dit la loi concernant les abus sexuels sur mineurs par personne ayant "autorité" : LIRE ICI.

Témoignage bouleversant d'Adèle. Merci à elle, ainsi qu'à Marine Turchi pour son enquête exemplaire.

+ +

Ne pas nier le barrage fait par la société à la reconnaissance de ces agressions, avant même de parler de sanction.

C'est ça une révolution, passer outre.

"Quand on veut être respecté il faut être respectable" Précisément. Donc, relisez-vous...

C'est l'effet de balancier décrit par Edgar Poe dans "Le puits et le pendule" : brusquement il repart dans l'autre sens et celui qui se trouve dessous est broyé.

Pourquoi ne suis-je pas étonné une seule seconde que vous recommandiez un commentaire pareil ?

L'un des éléments déclencheurs du témoignage public d'Adèle Haenel ,c'est qu'elle a appris que Christophe Ruggia voulait faire un film qui soit en quelque sorte une suite aux "Diables";cela, elle ne pouvait le supporter.

Tout se passe comme si elle n'envisageait pas que le réalisateur ait pu changer:forcément,s'il tournait avec des enfants il aurait le même comportement qu'avec elle.

Votre camarade consommateur de pedo-pornographie s'est suicidé ? Mon dieu mais c'est un drame. Il a souffert ?

S'est-il soucié à l'époque des conséquences de ses actes sur une enfant de 12 ans ? Elle aussi aurait pu se suicider. 

Il va devoir vivre à son tour avec ça. Il peut toujours demander pardon. 

Il me semble que c'est le terme "mademoiselle" que le législateur a voulu faire disparaître;sur les cartes d'identité,il est écrit "Madame" si son titulaire est une femme, quel que soit son âge.

Et le savoir-vivre a toujours interdit qu'on dise qu'on s'adresse à une femme ,même non mariée ,autrement que par "Madame";Mademoiselle était réservé aux jeunes filles.

Giscard d'Estaing semblait ignorer cette règle de bienséance lorsque répondant à Christine Ockrent (à propos des avions renifleurs),il lui dit "Mademoiselle".

"déplacé pour les femmes*, qu'on appelle "madame". 

Oui, mais "cette madame" ne se dit pas.

Selon vous,il aurait fallu écrire "cette dame" ? Pas très joli,à mon avis.

PS Il m'est arrivé de dire "Madame" à des jeunes filles de 18 ans qui me présentaient leur carte d'identité au nom de Madame X;elles détestaient;elles auraient préféré "Mademoiselle".

Vos évidences ne sont pas celles de toutes les femmes.

 

 

 

C'est vrai que pour l'instant les policiers-crs élyséens , délicats comme il se doit, s'occupaient allègrement  à étêter les foules, à coiffer les demoiselles et les hommes, ils vont surement trouver un fenêtre tir dans leur agenda afin d'entendre avec joie et délectation les passages croustillants des faits puis raccompagner l'actrice à la sortie...

 

merci de votre commentaire...

 

Amen

 "Les actrices continuaient souvent à se faire appeler Mademoiselle, même lorsqu'elles étaient mariées ou avaient atteint un âge mûr. Il s'agit d'une tradition qui remonte au xviie siècle, et qui s'est conservée chez les sociétaires de la Comédie-française. Certaines actrices continuent à se faire appeler « Mademoiselle » aux génériques des films auxquels elles ont participé15."

Respectons le choix d'Adèle Haenel du chemin qu'elle se donne.

Christophe Ruggia a d'ailleurs, lui aussi la liberté de choisir de prendre le chemin du tribunal, le chemin de la presse, le chemin du silence.

Sur le "choix des canaux d'expression" il y a, pour le moment, une "modeste" égalité.

Christophe Ruggia choisit le silence  en toute indépendance.

Votre commentaire démontre que vous ne faite pas de différence entre, d'une part l'éthique et la morale et, d'autre part, le droit. Vous confondez les deux.

La justice applique le droit et c'est tout, le journalisme d'investigation est parfaitement libre de traiter de questions morales.

Oh, les gens comme vous qui avancent masqués, planqués dans l'ombre, n'ayant aucun contact ni écrit un seul billet, et qui apparemment ne sont là que pour vous épier en douce, et surtout vous juger...

J'ai simplement l'honnêteté de mes opinions et pense en effet comme Oscar, que même si ce que Adèle Haenel révèle là est peut-être très important, un vrai journalisme ne devrait pas se transformer en tribunal. Mais nous sommes hélas aujourd'hui une société médiatique devenant un tribunal.

"le journalisme d'investigation est parfaitement libre de traiter de questions morales."

Vous en êtes persuadé, moi pas, mais c'est quand même là toute la question.

 

Bravo pour une réponse vraiment débile qui fait preuve d'un manque total de discernement.
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  • 05/11/2019 10:10
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Pour d'autres journaux comme Le Monde ou Le Figaro, l'entretien avec Adèle Haenel sur Mediapart relève de la rubrique CULTURE/CINÉMA !!!

Et après, on s'étonne que rien ne bouge...

  • https://www.lefigaro.fr/cinema/adele-haenel-accuse-le-realisateur-christophe-ruggia-d-attouchements-quand-elle-avait-douze-ans-20191104
  • https://www.lemonde.fr/culture/article/2019/11/04/mis-en-cause-par-l-actrice-adele-haenel-le-realisateur-christophe-ruggia-exclu-de-la-societe-des-realisateurs-de-films_6018004_3246.html

Peut-être faire un peu confiance à Marine Turchi ?

Marine Turchi n’est pas en cause quant à son sérieux professionnel.

Par contre, son choix dans le triste duo-duel victime-bourreau n’est peut-être pas le meilleur.

Comment voulez-vous que des victimes et bourreaux inconnus (le plus grand nombre) se reconnaissent dans ces gens ultra-connus et vivant apparemment dans le luxe ?

Je répète : Quel dommage.

L’idée est bonne de tenter de passer de l’individuel médiatique au général intime.

Espérons, mais je suis assez pessimiste.

Pensez-vous que l’affaire Cahuzac a diminué ou va diminuer la corruption des politiques français ? Elle a permis de mieux localiser le grand méchant loup; mais il a plus d’un tour dans son sac ...

Il faut relire les articles et billets de Marine Turchi précédant ce témoignage vidéo.

Adèle Haenel reconnaît très bien elle-même qu’elle ne peut pas vivre sans jouer, sans faire du cinéma...

Êtes-vous consciente du caractère insultant de votre commentaire "Regardez comme je souffre".

Et où se situe pour vous, le "voyeurisme" ? C'est votre perception, très très subjective et un raccourci lisible : elle est comédienne, elle joue la comédie, elle ment. N'est-ce pas ?

Et cet "art de faire pleurer dans les chaumières". Ouf ! pour vous. Vous ne risquiez pas d'être émue. Ça n'est finalement que du cinéma. Alors, allez au cinéma, c'est mieux.

Les mots ont un sens, chère madame.

Solliciter le calme dans le débat permet parfois de recentrer l'échange sur les arguments et non les personnes !

Donc utile.

Par contre, la spéculation sur les raisons de son homosexualité me semble une manière de dévier le débat. Je n'ai pas vu, sauf erreur, qu' Adèle Haenel menait ce débat. Nous sommes sur une déferlante liée à un aspect spécifique de la parole entravée : l'acceptation sociale de la violence faite aux femmes, parce que Femme !

Cordialement.

Narcissisme???? mais vous avez vu l'émotion palpable d'Adèle Haenel ? Votre propos me choque beaucoup. Mais bon sang, vous voulez que les choses avancent ou pas??

Justement, si de nombreux enfants n'ont pas les moyens de parler, ils est essentiel que quelqu'un de médiatisée les représente. Justement A.H. endosse ce rôle avec une générosité exemplaire. Vraiment, lire ce genre ce commentaire de la part d'une femme est désespérant!

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  • 05/11/2019 10:37
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Un immense merci, à Marine Turchi dont le travail est toujours remarquable et ici de façon si forte, à toute la rédaction de Mediapart et au courage de l'équipe (je suis souscriptrice depuis le début et profondément reconnaissante), à Adèle Haenel dont tout porte, non-verbal, verbal, analyse, recoupements, réseaux, sens. Puissions-nous continuer à œuvrer collectivement avec cette force et pour que ce soit un monde plus vivant, comme le dit si bien Adèle Haenel.

Merci à Adèle Haenel pour sa prise de parole, pour sa réflexion, merci à Médiapart pour son travail d'enquête et d'interview. L'immobilité est ce qu'elle veut combattre, par la prise de parole.

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

Bravo pour ce témoignage d'une grande sincérité. J'espère que vous réussirez dans votre démarche à aider à la fin de ces pratiques intolérables.

je salue le courage de madame Haenel, et le travail d'enquête de Mediapart, et ne peux qu'espérer que ce genre d'atteinte régressera, quel que soit le milieu (du cinéma ou pas), quelle que soit la forme (abus sexuels ou autres), et quel que soit le sexe majoritairement concerné (enfant ou pas, même si l'enfance reste bien sûr bien plus à protéger). Quelques questions néanmoins :

1) L'un des principaux problèmes ne tient-il pas au fait que la justice est souvent de classe dans ce pays ?
(certains cas se retrouvent jugés en correctionnelle et non en assises, une affaire récente, par exemple, ayant vu la relaxe d'un quarantenaire qui avait eu un rapport sexuel avec une mineure de 11 ans, une "présomption de consentement" étant invoquée, me semble-t-il... tandis que pour Théodore Luhaka, circulez il ne s'est rien passé, et pour plus actuel une femme trop fragile pour aller en prison récupère la direction de la mairie de la commune où il y a le siège de la DGSI, après deux condamnations à de la prison ferme, dont l'une après cette curieuse "réinsertion", alors que son homme est bien en prison : pas de féministe pour dénoncer l'inégalité criante de traitement ?)
(l'aspect "quelqu'un de bien" n'étant qu'une manière classique de justifier ce genre d'application sélective des principes moraux ou judiciaires, pour la plus grande violence envers les victimes des agissements de ce genre de personnes...)

 2) Que les abus de pouvoirs y sont particulièrement peu combattus, dans le même temps que la culture mafieuse s'installe à tous les niveaux ? (même les jeux d'argent deviennent légaux, tandis que le respect se "mérite" et que le plus fort peut toujours plus faire ce qu'il veut au plus faible, y compris "pour se faire respecter", par exemple...)

3) Comment parvenir à une société heureuse et équilibrée si les femmes se perçoivent comme un "peuple" à part, comme le déclare madame Haenel ?
(d'ailleurs, je rappelle au passage qu'il suffirait que plus aucune femme ne pratique l'excision pour que plus aucune fille n'en soit victime...)

4) Faire de la discrimination dans les cas à traiter ne rend pas service, bien au contraire !
(n'est-il pas curieux que Pinochet ait été beaucoup mieux traité à Londres qu'Assange, par exemple ?)
(au fait sait-on ce qui a été finalement répondu à Edward Snowden demandant l'asile politique en France ?)

5) Je ne comprends pas que les parents (ou le père s'il n'y avait que lui ?) ne soient pas davantage responsabilisés : quel parent accepterait que sa fille (ou son fils) de 12 ans tourne un film pour y jouer une histoire d'inceste précoce frère/soeur, sous la houlette d'un réalisateur de 40 ans pouvant aussi facilement passer du temps seul avec l'enfant ??? (et alors que nombre de personnes s'étaient déclarées gênées à l'époque, semble-t-il ??)

"le  mâle  humain n'est toujours pas sorti  d'un archaïsme  machiste  testosteronné  existant depuis des millénaires ..."

Vous voulez un homme nouveau,sans testostérone ?

Il y a des femmes à qui l'idée même de pénétration de leur sexe par une verge en érection fait horreur.

Il y a aussi beaucoup de femmes à qui cette idée ne fait pas horreur et qui pratiquent avec bonheur le coït hétérosexuel.

Ca vous dérange ?

 "  Vous voulez un homme nouveau,sans testostérone ?  "  

   Oui en effet  un Homme  qui utiliserait sa testosteronne a bon escient  , et où il accepterait  volontiers  sa part féminine  , son anima  , pour maîtriser  ou  réguler  son excès  originel  au plus grand profit des deux sexes . Bien entendu cela demande un travail  personnel  en profondeur  dont il aurait tout a gagner .  Mais précisément son excès de testostérone  non régulé et resté  archaique    lui empêche  de  caresser ce graal  qu il ignore , préférant ainsi confortablement  se laisser bercer  par la fausse  puissance  dominatrice  qui le guide  depuis des millénaires  et avec tous les ravages qu il  entraine avec  lui  et qui au final lu causera sa perte  et celle  des femmes  qu il a tant massacré ;  Les  Femmes auraient pu idéalement  mieux  distiller  cette vraie  puissance de l humanité ... mais le gamin en culottes  sabre aux dents  lui a barré la route ....  En fait  c'est  tristement simple .

  Malheureusement il est trop  tard  désormais  car le compte a rebours est deja enclenché .     

@ Salomis

Vous développez un chemin possible  pour inclure plus harmonieusement chacun avec ses tendances dominantes (favorables ou non !)  Des pistes nécessaires.

Dommage que vous sabotiez votre propos en survalorisant le pessimisme masculin !!!

signé :

un homme prêt à mieux entendre la richesse que vous avez à partager.

Nous ne sommes pas ici dans une affaire de #metoo. Les faits que dénonce Adèle Haenel sont des crimes sexuels sur mineure. Quoi qu'elle en pense, la Justice doit s'en saisir : Ruggia a-t-il eu un "unique" moment d'égarement ou est-il un prédateur ? Son cas mérite examen.

vous sauriez ce que je fais comme métier, vous passeriez 3 semaines à vous excuser laughing

"vous sauriez ce que je fais comme métier, vous passeriez 3 semaines à vous excuser"

Anoucka après cette déclaration vous devriez trembler de tous vos membres,wooh!

Pardon ? Je n'ai pas à savoir ce que vous faites comme métier, monsieur. Vos commentaires me suffisent amplement. Et je le répète. Vous êtes libre de vous exprimer ? Elle aussi.

> vous sauriez ce que je fais comme métier

Vous êtes croque-mort ? Thanatopracteur ? J'ai bon ? tongue-out

Ça ressemble à une menace, en effet.

"c'est extrêmement dangereux de laisser penser que l'institution judiciaire est corrompue..."

Dangereux pour qui ? Pour quoi ? Pour vous ?

presque cool

en fait je travaile au sein de l'institution judiciaire depuis près de 30 ans, j'y ai croisé des milliers d'avocats, de juges, de greffiers, de travailleurs sociaux, d'enqueteurs OPJ ou pas, d'experts judiciaires, d'amicus curiae, de victimes, d'aureurs de crimes ou de délits, donc oui, je peux tirer quelques enseignements (subjectifs evidemment car tenant à mon experience de vie) de ce qui s'y passe...

avec un smiley ????

vous menacez les gens avec un smiley vous ?

un smiley tout jaune tout mignon qui sourit gentiment ?

anouka, je ne sais pas quel est votre envirronement personnel, mais please, changez-en

dangereux pour la société démocratique, pour vos droits à vous, démocratie imparfaite certes, mais réelle dans laquelle nous vivons

vos droits à vous, par exemple si demain quelqu'un venait à vous accuser d'actes que vous n'avez pas commis

voyez, on laisse des gens ici déblaterer sur une corruption morale et economique de la justice qui, si vous veniez une journée dans un tribunal, est un non-sens absolu

c'est le drame de cette société que des ignorants et pourtant bardés de certitudes simplistes pensent avoir leur mot à dire de choses qu'ils ne comprennent ni de pres ni de loin

sinon la présomption d'innocence, ca vous interesse pas ?

parce que moi si

sinon la présomption d'innocence, la justice privée, le lynchage virtuel, ca vous interesse ou la fin justifie les moyens?

une société se définie aussi par son degré d'organisation des libertés non seulement individuelles - ma souffrance, mes droits - mais aussi et surtout des libertés collectives - je protege les droits de tous

le chemin auquel nous amene ce lynchage virtuel est absolument terrifiant, et il m'est incomprehensible que des gens qui se prétendent de "gauche" ne comprennet pas à quel point cette stratégie de vengeance personnelle nous mene, soit à une regression juridique antérieure au droit romain 

au nom d'une juste cause on ne peut pas tout faire

Occupez-vous du vôtre, d'environnement. Avec ou sans smiley. Bonne journée !

Il est parfois bon, dans une lutte de transformation sociale, d'être acteur et de déposer plainte soi-même, contre Médiapart ou contre Adèle Haenel pour harcèlement textuel prononcé, que subissent un certain nombre d'abonnés.

Une alternative aux conseils donnés à l'autre.... et que l'autre ne veut suivre !

Mais enfin, depuis des décennies, la parole des femmes n'est pas entendue ! !les abus sont incessants,et l'institution judiciaire a totalement démérité sur ce sujet des abus sexuel. Alors oui, que Madiapart favorise cette parole est tout à son honneur. On est bien au delà de la délation, de la posture de justicier. Vous regardez par un tout petit bout de la lorgnette ce sujet.

Il est évident que vous n'avez pas écouté attentivement Adèle Haenel.

Tout s'explique ! Vous êtes tombé dans la marmite!! En conséquence, votre champ d'observation est plus "mono" que "poly"  Cette  vérité judiciaire (quelle prétention!)  trop souvent  éloignée de la Vérité, ce n'est plus supportable! N'aborder ce sujet que sous l'angle judiciaire est réducteur et terriblement immobiliste voire régressif.

wink

je le fais, croyez le ou pas

mais apprenez à avoir moins de certiturdes, ca aidera à l'échange

verité judiciaire est un terme très souvent utilisé dans nos métiers pour dire que le proces civil ou pénal ne devoile pas tout les ressorts de ce qui s'est passé...en matière pénale une relaxe ou un acquittement ne signifie pas forcément qu'il ne s'est rien passé, juste qu'on ne eput le prouver, nuance

sinon, deux secondes de logique, si à vos yeux 30 années de pratique de l'institution judiciaire ne mes permettent pas de donner un avis sur la façon dont fonctionne la justice, qui le pourra ?

quelqu'un qui n'y connait rien, et vit dans le fantasme d'une justice de classe ou d'une justice sexiste ?

il va avoir VRAIMENT des choses à m'apprendre (je veux dire au dela des cas individuels) ?

sérieux ?

Du haut de votre suffisance, apprenez à entendre, cher monsieur, que je formulais, là, avec politesse, mon dernier commentaire. Aucune envie d'échanger avec vous.

oh oui, mais alors chiche avec une vraie rééducation dans un camp gardé par de féroces amazones ou l'on pense bien - genre le "pol pot camp of good mind " - une rééducation ferme mais bienvaillante hein

mais merci d'avoir considéré qu'un male (mal) pouvait etre humain, ca a du vous couter un max de l'écrire

sinon, présomption d'innocence, justice privée, absence de droits à la defense, tout ca zero importance à vos yeux ???

aux miens si...

même vos droits à vous sont importants à mes yeux, bien que vous tentiez fort maladroitement de m'insulter

je sais ca correspond pas à vos clichés sur le male viriliste patriarcal colonial, blanc et heterosexuel (ouf la liste est de plus en plus longue) et toutes ces aneries de misandres, désolé de bousculer les certitudes 

L'humanité à Mediapart.

Merci

ce n'est pas ainsi que le systeme judiciaire fonctionne, nous sommes sous le parapluie de la CESDH, qui garanti droit à un procés équitable et un juge impartial à tout accusé

Notre procédure suppose que la victime porte plainte auprès du procureur, puis éventuellement auprès d'un juge d'instruction, qui ensuite renverra - ou pas - l'auteur des faits devant un Tribunal Correctionnel ou une Cour d'Assises

mais si vous pensez que la jurisprudence va évoluer du fait de l'émotion légitime des victimes de violence ou d'actes de pédophilie, vous etes en tort, les droits fondamentaux des auteurs d'infractions seront préservés, c'est ce qui fait un systeme garant de libertés - dont celle de pouvoir se défendre quand on est accusé

en plus clair, personne ne statuera sous le coup de l'emotion et de la sympathie d'une victime, en tout cas pas en violant les principes fondamentaux du procés pénal dont la question, quasi insoluble de la preuve surtout apres des dizaines d'années apres les faits, se pose de façon particuliemrent accrue

le droit n'est pas de la morale, c'est un mode d'organisation de vie en société 

on peut trouver ca choquant, mais c'est ainsi

et même changer la Loi sera quasiment impossible au vu des traités européens

donc, oui, meme si c'est un long chemin, la victime doit absolument rassembler des preuves, porter plainte, se faire aider par des associations, prendre un avocat etc...

De grâce! épargnez nous vos éloges d'une justice seule garante, gna gna gna!!!!Votre justice se déshonore tous les jours dans les affaires de viols.

Et A.H. s'honore en disant qu'elle ignore la justice autant que celle-ci nous ignore!

Quand un avocat vous explique, qu'en justice 2+2 ça ne fait pas 4 ! et c'est exact!!ne nous étonnons pas qu'on se passe, pour des sujets aussi fondamentaux, de notre justice si étriquée, si peu évoluée et si peu en  adéquation avec ce sujet.

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

Vers 45mn30 ,Adèle Haenel demande qu'on s'interroge sur:"comment on construit la viirilté aujourd'hui".


Elle semble vouloir réformer la société et aussi la viriltié.


Cela me semble extrêmement ambitieux

Aujourd'hui,elle aime une femme. peut-être que toute virilité lui fait horreur;toutes les lesbiennes n'ont pas vis à vis des hommes une attitude identique;il en est qui les supportent très bien (à condition qu'ils soient corrects avec elles) mais enfin, les lesbiennes ne sont pas des spécialistes de la "virilité".

Je serais bien curieuse de connaître votre définition de la virilité... vous qui êtes manifestement un spécialiste... vous couchez avec des hommes ?

Je suis un homme et je ne pense pas que modifier la façon dont la virilité est construite dans

notre société soit un projet raisonnable.

Ci  dessous ma remarque citée plus haut . 

"  je ne pense pas que modifier la façon dont la virilité est construite dans notre société soit un projet raisonnable."  Et pourtant si  plus que jamais .... !  Le chantier est immense . Mais ...

"  Vous voulez un homme nouveau,sans testostérone ?  "  

   Oui en effet  un Homme  qui utiliserait sa testosteronne a bon escient  , et où il accepterait  volontiers  sa part féminine  , son anima  , pour maîtriser  ou  réguler  son excès  originel  au plus grand profit des deux sexes . Bien entendu cela demande un travail  personnel  en profondeur  dont il aurait tout a gagner .  Mais précisément son excès de testostérone  non régulé et resté  archaique    lui empêche  de  caresser ce graal  qu il ignore , préférant ainsi confortablement  se laisser bercer  par la fausse  puissance  dominatrice  qui le guide  depuis des millénaires  et avec tous les ravages qu il  entraine avec  lui  et qui au final lu causera sa perte  et celle  des femmes  qu il a tant massacré ;  Les  Femmes auraient pu idéalement  mieux  distiller  cette vraie  puissance de l humanité ... mais le gamin en culottes  sabre aux dents  lui a barré la route ....  En fait  c'est  tristement simple .

  Malheureusement il est trop  tard  désormais  car le compte a rebours est deja enclenché .     

"esces de testosterone" ?

ca veut dire quoi préciséemnt ?

 

Adressons-nous à Larousse.

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virilité

Définitions

  • Ensemble des caractères physiques de l'homme adulte ; ce qui constitue le sexe masculin : Les attributs de la virilité.
  • Capacité d'engendrer ; vigueur sexuelle.
  • Mâle énergie, courage.

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Donc, je ne vois pas en quoi la virilité, pour un autre la testostérone seraient en cause.

Nous évoquons des comportements né de l'éducation ou de son manque, de la déviation mentale. Merci de rester concentrés sur les faits.

«  .. je vous rappelle... »

Qui vous autorise à nous parler ainsi ?
Vous êtes clinicienne ? juge ? 
Comme le monde est simple pour les « croyants » et les fanatiques... (la vérité est ce que je crois. )

les actes étant commis bien sur dans les locaux de la SRF...ah bon non ?

D’ailleurs, depuis son communiqué du vendredi 8 novembre, on découvre que la SRF n’aurait pas exclu C.Ruggia et on la découvre « attentive au droits de La Défense »... Machine arrière, oui et palinodies, mais le mal est sans doute fait.

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

Un peu troublé au départ par une possible confusion entre les intérêts de Mdp et ceux de Adèle Haenel. Mais la voix d'Adèle Haenel, libre, efface tout doute sur les objectifs de cet entretien: ce qu'elle dit est très beau, humain, profond, universel et en fait toute la valeur.

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

Témoignage cru et douloureux, on ne peut que compatir de cette douleur comme il est important et nécessaire de reconaître l'humanisme dont Adèle HAENEL fait preuve et témoigne dans cette quête de reconstruction.


Comme tant d'autres sans doute ayant eu à vivre ce type de relation très trouble, que ce soit une relation homme/fille, femme/garçon, je sais combien cela peut troubler voire abîmer très profondément une existence et combien il est difficile de pardonner à celui ou celle qui en est l'initiateur (trice) comme de se pardonner à soi-même, ce qui est peut-être le plus difficile.

Adèle HAENEL comme à tous ceux ou celles qui ont dû vivre cela, tous mes voeux de réhabilitation de vos êtres vous accompagnent.

Le laxisme des administrations est un métier en France , par exemple les administrations judiciaires sont responsables de la majorité des violences conjugales meurtrières.

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  • 05/11/2019 17:29
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Merci à tous et à toutes pour votre travail, à la qualité des investigations de Marlène Truchi ainsi qu'au témoignage d'Adéle poignant, courageux et explicite . Ces actes sont d'une extrême gravité et ne sont ni tolérable ni excusable surtout sur une enfant sans avoir eu de secours d'adultes avec ou sans le vouloir. En espérant que son engagement permette enfin de leurs apporter un soutien et une protection et la remercie pour son soutien contre la lutte des violences faites aux femmes.

"Elle ne souhaite pas la vengeance ni mettre au piloris, juste aider..."

On se demande quand même car sa position sur le cas Polanski (dont elle ne connaît rien personnellement) et sa sortie aux Césars est qd même complètement en contradiction avec cette belle humanité supposée... 

Elle a changé d'avis. Ca arrive. .. Mais ça remet tout son discours en cause..

> Elle a changé d'avis. Ca arrive. .. Mais ça remet tout son discours en cause..

Oui, souvent chez Adèle Haenel ces derniers temps.

Vous avez remarqué la corrélation temporelle qu'il y a entre ses changements d'avis et le fait qu'elle obtienne ou n'obtienne pas quelque chose qu'elle veut ?

Elle n'obtient pas le rôle principal du film de Christophe Ruggia "Dans la tourmente" et elle rompt aussitôt toute relation avec lui et "avec le milieu du cinéma" (ce qui est une affirmation que ses biographie et filmographie ont largement démentie, d'ailleurs).

La justice qui selon elle "l'ignore" et donc qu'elle "ignore" en retour s'autosaisit-elle de son "affaire" et elle porte aussitôt plainte auprès de la justice !

Le César de la meilleure réalisation est attribué à Roman Polanski et elle quitte soudainement la cérémonie à laquelle elle participait pourtant spontanément et pleinement jusqu'alors.

Mais quelle mauvaise langue. Un grand garçon comme vous. Vous n’avez pas honte.

Signalé : commentaire posté à l'identique dans plusieurs fils, ce qui est interdit par la nétiquette comme par la charte.

  • Mediapart se réserve le droit de supprimer toute contribution susceptible de contrevenir à la loi comme à la présente charte, ainsi que tout commentaire hors sujet, répété plusieurs fois, promotionnel, grossier ou nuisible à la bonne tenue d'un débat.

Vous lisant quasiment en direct, je prends le temps de re-commenter.

Je dirais que vous êtes sans doute plus royaliste que le roi dans l'interprétation de la Charte et m'attend bien que sieur Caumont ne soit aucunement dépublié : le commentaire que vous "signalez" est parfaitement légitime à première vue ; il n'est pas répété dans ce fil (j'ai vérifié) ; l'affaire donne lieu à plusieurs articles dans le journal : le commentaire peut y être copié à l'identique dans les différents articles si l'auteur estime avoir synthétisé ce qu'il avait à dire de l'affaire.

En fait c'est un non-sujet mais je vous laid vous le dire.
Salut signaleur, et signalez bien, ça a de l'avenir.

Compte tenu de vos commentaires ici, là, nombreux, apparemment en soutien avec cette force de témoignage et de recul de la part d'Adèle Haenel, je ne comprends pas cette initiative.

Le texte "incriminé" est de grande qualité. Même répété, il a sa juste place. Je ne comprends pas votre réaction. Vraiment, c'est étrange...

Commentaire incompréhensible. Comment ça « en direct » ? Le signalement ne se rapporte pas au fond, que vous semblez recommander, mais au fait que c’est interdit, que donc vous réprouveriez si ça allait contre votre avis. C’est interdit donc ça n’a rien à faire ici.

Mon intervention n’a aucun rapport avec le contenu de celle que je dénonce, et heureusement. J’estime donc la vôtre à l’inverse puisque vous estimez que tout est possible pourvu que ça aille dans votre sens. Une vraie divergence fondamentale.

Le gars arrive vingt-quatre heures après l’événement, ne participe à aucun échange et balance son prêche comme Jésus au bord du Jourdain, trois fois. C’est participatif, respectueux, ça ?

Un certain nombre d’abonnés ici, très minoritaire, se permet tout et n’importe quoi, toujours absous parce qu’il y a toujours un groupe de supporters du discours, un club de groupies de la personne. Non ! Ces attitudes primaires, infantiles, confinant souvent au totalitarisme ou au sectarisme ne sont pas acceptables. C’est la même chose que ce dont on parle dans ce fil : de l’abus, de l’incompréhension de ce que sont la liberté, l’équité, le respect de soi et des autres. Vous ne me ferez pas changer, je continuerai de dénoncer ces attitudes antidémocratiques.

Adèle a fait référence à plusieurs reprises à sa vision d'un film qui a été à l'origine de sa décision de parler.

Il s'agit d'un documentaire ( Leaving Neeverland) en deux parties de 2 heures chacune ! Le premier documentaire est en anglais et sa traduction française en "sous titrage" n'est pas de qualité mais suffit pour suivre le fil.

Je vous les recommande pour comprendre comment l'immaturité d'un individu, associée à sa perversité et à la complicité de l'entourage, peuvent conduire des enfants (5 et 7 ans) à devenir les victimes "consentantes" d'abus sexuels durant des années sans que les parents en aient vraiment conscience.

ICI et ICI.

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  • 05/11/2019 19:27
  • Par
Belle leçon de courage. Inspirant pour de nombreux combats face à ces vampires pshychiques...

100 % solidaire. Tout est dit et très bien dit. Belle personne ! Bon courage !

Les hommes ont le pouvoir depuis trop longtemps et en abusent sans arrêt. Il est temps de dire STOP. Après, j'aimerais que certains hommes commencent à témoigner aussi pour raconter comment la virilité et l'environnement érotique dans lequel nous grandissons et dérivons est une horreur anthropologique !

 

Eh bè !! Christophe RUGGIA, t'étais pas un inconnu mais presque

mais maintenant c'est la célébrité ad vitam eternam !!

 

laughing J’avoue, en dehors de toutes les choses intelligentes qu’on peut dire là-dessus, que je me suis fait la même réflexion.

Non à ces lignes passées pour se donner plus d’importance comme le coq s’égosille au matin. Vous êtes un homme, non ? Je viens de réaliser que ce ne sont que des mâles qui agissent ainsi.

Dans le même temps, Besson, Polanski et les autres... m’étais-je dit. Suis heureuse de découvrir  que le spectre s’élargit, parce que Dreyfus, tout de même, ça passe mal.

A 46'40+, le propos d'Adèle est très politique : "Il s'agit d'ouvrir la parole : qui on écoute ? C'est ça qui va définir notre société" (et donc en filigrane d'attribuer en conscience le poids adéquat aux différentes paroles - je reformule un brin) : qu'en pense le maqueron... et qu'en pensent tous les autres potentats, petits et grands, qui emm... trop souvent le monde pour ne pas être là où ils sont en vertu d'une authentique légitimité (la vraie, pas une trafiquée comme notre époque les fabrique à la chaîne) ?

Léger hors-sujet... mais pas tellement si l'on pense aux effets que pourraient avoir les propos de cette jeune femme dans les cervelles des nombreuses juges (profession largement mixte je crois) qu'elle interpelle assez directement.

En vérité la bonne question serait "Qu'en pensent les gens ?" car macron s'en fout, de ma question... Mais "LES GENS" seront majoritairement noyés par les dimensions médiatique/sensationnaliste/sordide/etc de l'affaire sans pouvoir prendre conscience de cette dimension-là du témoignage d'Adèle : une dimension proprement, hautement politique.

Edith : à 50'10+, Edwy Plenel confirme : j'ai bon ;-)

Wahou ! Des larmes évidemment... Immense merci ! Grandiose si l'on peut dire ainsi... quel moment bouleversant... Merci, merci, merci... Dès les jours qui viennent, je diffuse entre autres cette vidéo à mes élèves de lycée pro...

"Des larmes évidemment... Immense merci !"Vous l'avez dit et je le recommande...

C'est un moment de grand journalisme car c'est cet engagement professionnel qui permet que ce témoignage ait la force qu'il a: libérer la parole mais aussi libérer notre capacité d'écoute. Libérer la parole mais aussi libérer notre capacité d'accompagner Adèle Haenel dans son pas de côté, de savoir faire de sa situation de victime une réflexion collectif sur le bourreau, sur les hommes, sur les familles, sur les témoins, sur ce que nous sommes et transmettons.

La force d' Adèle Haenel (la lettre au père dit tout...) et la qualité de la "sage-femme-journalistique" qui est ici Marine Turchi font que nous avons encore une fois raison de lire et soutenir Mediapart. 

* * *   Dans le débat avec Iris Brey, Plenel évoque le philosophe de Répliques. En effet, en octobre 2009, Alain Finkielkraut a affirmé que "Polanksi n'est pas pédophile". Selon lui sa victime, âgée de 13 ans, "n'était pas une fillette, une petite fille, une enfant", accusant la France d'être "en proie à une véritable fureur de la persécution".

Merci Arthur !

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  • 05/11/2019 22:45
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Du courage à saluer. Émouvante interview. Merci Mediapart. Merci Adèle Haenel.
Qu’elle courage a eu cette jeune actrice de ne pas se taire... J’ai été boulversé d’entendre son récit dès faits, et de la voir tourner autour du plateau quelques minutes avant le début de l’interview...
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  • 05/11/2019 23:36
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Quel dommage que ce live ne soit pas en accès libre. Ce témoignage d'Adèle Haenel merite une diffusion la plus large possible. Merci Mediapart

Bonjour Gabian,
Le live est en accès libre ici : https://www.youtube.com/watch?v=QFRPci2wK2Y 
Bonne journée,

Ana,
Equipe Modération

Bien vu!

Exactement les mêmes arguments  psychanalysants à l'encontre  des mères d'autistes. Quelqu' en soit la raison les femmes en sont d'office les responsables. Parce elles sont mères et que la psychanalyse l' à décrété par la théorie de l'inconscient, quoi qu'elle dise!

Discours totalisant qui permet de clore la parole des  contradicteurs. Ce procédé n'est pas destiné à l'échange. Il est voué à  évacuer la complexité et souder les troupes contre un ennemis

J'ai connu également une jeune femme qui a été totalement détruite par un inceste paternel commencé dans sa jeune enfance et qui a fini par se suicider il y a quelques années.

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

Merci pour cette précision. Suis toujours frappée dans les débats de voir que quand on évoque la justice, qui doit passer, trancher, dire la vérité, etc. on n’évoque jamais que le pénal et basta... C'est une vision très partielle des choses.

oui, et sans oublier tous les langage, codes, enjeux d'égos, luttes de pouvoir, procédures, passages obligés de l'institution judiciaire, qui sont autant de tuyaux d'étranglements pour la vérité. Quel juge laisserait s'exprimer A.H. comme elle vient de le faire???

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

Merci pour cet interview qui arme le courage !

Et merci aussi pour le travail d'enquête qui sort de l'omettra, arme la conscience et la possibilité de parler.

 

Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.

Pour info : le commentaire où je donnais simplement ci-dessus quelques citations de 1984 de G. Orwell autour des fameuses "deux minutes de la haine" vient d'être dépublié par Mediapart.. Celui-ci va sans doute prendre le même chemin.  

Comprenez, lecteurs!

 

 Comment la souffrance et la sincérité de ce témoignage peut-il laisser indifférent?Comment certains contributeur peuvent-ils parler de "rabâchages", souhaiter la "prescription" et souhaiter qu'on arrête de parler? Il faut croire qu'ils ne sont pas très clairs sur ce sujet...

Je crois que le courage d'Adèle Haenel va être d'une grande utilité pour toutes les victimes.

Les femmes du Mali, qui périssent avec leurs enfants... sous des missiles estampillés tricolores, aussi ? Oui, pardon de ce mélange de genre, elles sont noires. Le sang des Noirs tâche... en rouge, aussi...

Les femmes du Mali

Je ne vois pas le rapport. On peut toujours trouver des souffrances pires, et ça prouve quoi? Les femmes du Mali doivent-elles se taire parce que des femmes juives ont été gazées par les nazis?

Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.
Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.

C'est dommage que Edwin Pleynel coupe systématiquement la parole.

Ce sont elles qui ont été inviter pour s'exprimer. Un animateur d'interview relance la parole, il ne doit pas systématiquement donner les infos avant que celles-ci soient dites.

C'est très désagréable à écouter du coup

 

On ne refera pas l’abbé Plenel.

Edwy Plenel pris en flag de "mansplaining".

smile

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  • 06/11/2019 16:04
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Je n’ai qu’un mot à écrire: Bravo Mediapart pour ce travail sérieux et approfondi. 

J’ai l’impression que vous êtes bien seuls à prendre ce sujet à coeur et au bon niveau. J’espère que nous ne lâcherez pas.

Pour celles et ceux qui n'ont pas subi des agressions sexuelles, sachez que témoigner est un grand courage. Le témoignage d'Adèle est une incitation forte pour que toutes les victimes se libèrent du poids de leur souffrance. Parler c'est dénoncer un salaud, c'est lui faire "partager" une vie détruite. Parler et Revivre *.

Voir l'association du même nom créée par une victime de prêtre.

Ne gardez pas votre douleur, parlez, parlez, parlez ...

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  • 07/11/2019 02:09
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Sans me prononcer sur le fond, et sans d'aucune façon mettre en cause la sincérité de ce témoignage on est en droit de s'interroger sur la pertinence et le conflit d'intérêt de cette forme de journalisme.

Quel est cet objet (ovni) journalistique?

A cheval entre enquête et messe cathartique collective qui  mêle et brouille les frontières entre militance et témoignage, va et viens permanents entre intérêts contradictoires, entre subjectivité brûlante,  petites larmes et la froide objectivité analytique.

J'en sort plus perplexe qu'éclairé de ce maelstrom journalistique qui à du reste un mérite; celui de déplacer entre les mains du lecteur/auditeur la déontologie journalistique. Je note que de toute façon la victime ne portera pas plainte, la justice étant selon ses dires, corrompue. Le fin mot de l'histoire si il y en a un, nous échappera donc, nous condamnant aux spéculations. La justice est morte, vive la nouvelle vérité journalistique. 

un tiers de faits concrets et deux tiers de discours militant parfaitement élaboré et maîtrisé par la victime, tout est là, panoplie du vocabulaire militant, critique du patriarcat, violences systémiques, critique de la virilité, statistiques, culture du viol, Polansky, etc.

A la 31' 35", Elle dit que son entourage et le mouvement me too lui ont permis de formuler sa prise de conscience de son statut de victime, on ne peut -être qu'en empathie avec ses parole, mais  dans le même temps pris de vertige quant à la complexité d' une réinterpretation des faits 20 ans après,  nous invitant à la précaution élémentaire.

La neurologie nous enseigne en effet que La notion même de souvenir « intact » est douteuse. Elle méconnaît la réalité du processus de mémorisation.  L’information reçue, qui sert à former le souvenir, est apportée au cerveau par notre système perceptif  Mais le matériau que nous utilisons pour sanctuariser cette information, ce sont les neurones et leurs connexions. Il faut que la réalité perçue soit transformée dans un code neural. Cette seule raison suffirait à faire du souvenir une complète reconstruction de la réalité : ce n’est pas une copie conforme de ce qui a été perçu. Et il y a une deuxième raison : notre système sensoriel ne fonctionne pas comme un appareil photo, qui donne la même importance à chaque élément pris dans le champ de l’objectif ; nous allons nous souvenir de ce à quoi nous avons prêté attention. Les neurones vont donc reconstruire une réalité déjà reconstruite. Après quoi l’évocation d’un souvenir met en route un processus de consolidation. Plus il est revisité, verbalisé, plus le souvenir se voit consolidé, mais avec ses déformations. En somme, tous nos souvenirs sont faux. On a tendance à croire que nos souvenirs sont fiables et qu’ils n’ont rien à voir avec les confabulations qu’inventent les gens souffrant du syndrome des faux souvenirs. Des scénarios difficiles à trancher moralement, comme ceux développés par le psychologue Jonathan Haidt, montrent toutefois que les sujets normaux sont étonnamment prompts à inventer une explication pour justifier une posture morale intuitive comme le rejet de l’inceste.

Plus généralement, on pense aussi au phénomène de reconsolidation mnésique : le fait que chaque fois qu’on se souvient de quelque chose, le substrat neuronal de ce souvenir est « recalibré » en fonction de la situation présente et peut devenir ainsi, de reconstruction en reconstruction, assez différent du stimulus original.

La prudence s'impose donc d'elle même.

On sent bien, au fond et au travers des interrogations de nos deux journalistes plus ou moins  improvisés  en figure maternelles et paternelles,  plus portés vers le rôle d'infirmier qu'en fidèle  gardien ingrat de la fonction d’enquêteurs,  l' arrière-fond qui se  trame:  l' intérêt plus ou moins avoué d'obtenir le Graal de leur profession:   dénicher le Weinstein Français, nouvelle version du monstre croquemitaine moderne !

Bref, plus de question que de réponse au visionnage de cette interview, ce qui n'est peut être finalement, en soi, pas un mal. A suivre aux prochaines aventures médiapartiennes

 

J'AIME BEAUCOUP L'ARTISTE ADÈLE HAENEL.

LA PERSONNE INSPIRE LE RESPECT.

ET ENCOURAGE L'ENGAGEMENT.

MERCI.

Stéphane Crémer

Vous êtes courageuse Mademoiselle Adèle Haenel bravo.

Vous avez toute ma sympathie.

Merci médiapart pour votre soutien à cette personne.

Edith

Adèle a fait le choix d'une vie lesbienne, à ce jour du moins.

Son orientation sexuelle la conduit-elle à un regard dépréciatif a posteriori sur son histoire avec le nommé Ruggia ? Les hommes la dégoûtent ? Je comprends très bien qu'une femme puisse avoir un tel ressenti, mais il faut comprendre qu'il s'agit là d'un affect.

Question alternative: est-ce son expérience initiale avec Ruggia qui l'a poussée à rechercher l'amour auprès de femmes plutôt que d'hommes ?

Elle traine tout sur la place publique, elle sait ce qu'elle fait, alors pas besoin d'avoir de fausses pudeurs.

Sa compagne Céline  la met en scène dans un film dépourvu de tout personnage masculin. Que des femmes entre elles.

Je respecte ce choix, mais il témoigne d'une évidente aversion pour les hommes. Un tel rejet n'est pas plus justifiable que le racisme. Encore et toujours la haine de la différence, sous un autre angle.

La tolérance, vous connaissez ?

 

> Adèle Haenel veut (1) que «les bourreaux se regardent en face»

Pas facile de "se regarder en face" quand, victime d'un lynchage, votre tête a roulé par terre !

 

(1) Même le roi ne dit pas "je veux..." mais dit "nous voulons..."...

Très bonne actrice que cette meuf ! Elle joue merveilleusement bien... Cours Simon ? Florent ? Apprit sur le tas ? 

> Très bonne actrice que cette meuf!

"Femme", s'il vous plaît.

C'est vrai, mais je trouve dommage qu'elle se cantonne à jouer un peu toujours le même rôle de femme en recherche de son identité.

Pour quelques réponses à vos questions :

Adèle Haenel - Chloé (Les Diables) © Adèle Haenel

Les "bourreaux"! pour des attouchements, extrêmement répréhensibles, évidemment! Elle n'a pas peur des mots. 

Et comment qualifierait-elle ceux qui battent leur femme, ou la tuent?

Oui.

Cette pratique délibérée d'exagération participe évidemment de la stratégie dénoncée ici :

Analyse

Affaire Adèle Haenel : "Les médias fonctionnent sur l’émotion,

la justice sur la raison"

Propos recueillis par Lucas Bretonnier

Publié le 07/11/2019 à 14:30 - "Marianne.fr - Société"

"Olivia Dufour, juriste, journaliste et auteure de "Justice et médias, la tentation du populisme", analyse "l’affaire" Adèle Haenel.

Tout en comprenant la démarche de l’actrice, elle alerte sur les risques de ces tribunaux médiatiques, ersatz de justice."

 

"Un mensonge répété 100 fois reste un mensonge,

un mensonge répété 10 000 fois devient une vérité"

 

Tout à fait d'accord. L'utilisation à outrance des média par Adele Haenel et d'autres est scandaleux à mon sens. Ça n'est pas un jury populaire ! Et sa sortie des César est encore plus grave car elle se pose en juge d'une affaire qu'elle ne connaît pas et qui a déjà été jugée 2 fois. Complètement déplacé et manipulateur.

Il faut lire aussi l'excellent livre du psychanalyste Jean-Pierre Winter sur l'hystérie masculine, pour aussi comprendre ce mouvement #MeToo, appuyé par bon nombre d'hommes, dont Edwy Plenel sur Mediapart.

Les errants de la chair : études sur l'hystérie masculine

 

Et à la réflexion, j'ajouterais : à 12 ans, et même à 15 ou 16, où étaient ses parents? Ce sont eux les responsables de leur enfant. Un  enfant, surtout une fille dans ces conditions, on la surveille, on l'accompagne, en fait on la protège.

Il semble que ce soit ce qu'ils ont fait... "du mieux possible", compte-tenu de la personnalité de leur fille déjà très affirmée à l'époque.

bravo à Médiapart d'investir ces sujets essentiels

merci et bravo à Adèle Haenel d'avoir le courage de s'exposer pour parler, car chaque parole libérée libère celle des autres.

Oui les choses bougent, oui notre société bien assise sur un socle patriarcal, inégalitaire est questionnée, ébranlée par ces paroles;

oui il nous reste (femmes hommes...ensemble) à repenser et à s'appuyer pour cela sur l'expérience élaborée de celles qui ont traversé ces épreuves d'oppression et de violence.

 

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  • 10/11/2019 13:17
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https://sandrine70.wordpress.com/2019/11/09/lettre-a-adele-haenel/

LETTRE À ADÈLE HAENEL

Publié le novembre 9, 2019 par sandrine70

Chère Adèle Haenel,

je crois que je vous ai vu jouer dans un film pour la première fois en allant voir Le Daim au mois d’août dernier. Je vous connaissais peu, et j’ai pensé : rôle pas facile, mais qu’est-ce qu’elle joue bien ! A peine 6 semaines plus tard, j’ai vu pour la première fois Portrait de la jeune fille en feu, le film fait pour vous par Céline Sciamma. Je ne savais même pas alors que celle-ci avait été votre compagne (je ne regarde pas les César ;-). Je savais évidemment encore moins ce que depuis vous avez confié.

C’était à Montreuil, au Méliès et vous étiez toutes les deux présentes. Alors que le film m’avait bouleversée et enthousiasmée (j’en parlais ici), vous mettiez exactement, toutes les deux, les mots sur ce que j’avais ressenti en regardant le film. Intelligence, talent, respect pour les femmes, regard politique sur l’amour parce que pour une des premières fois, c’était un regard vrai sur le désir, un regard source de vie pour les femmes et non d’emprisonnement dans un regard objectifiant (« male gaze »).

Un peu le même genre de choc que quand j’ai vu les portraits de nues de la grande peintre allemande (malheureusement décédée à 31 ans des suites de son accouchement), Paula Modersohn Becker, qui pour la première fois, me montraient qu’on pouvait peindre des femmes nues sans ce « male gaze », qui réduit la femme peinte au désir de ceux qui la regardent.

PJFF

Dans Portrait de la jeune fille en feu donc, même choc. Les scènes de sexualité ne sont pas montrées, on ne voit que la montée du désir, la montée du « dégel », la naissance de la vibration. Ne pas les montrer, c’était osé, mais indispensable. Parce que même si probablement Céline Sciamma, en dialogue avec vous et Noémie Merlant, aurait été capable de filmer des scènes d’une façon différente, l’état du cinéma est tel que cela aurait encore été emprisonné par le regard appris par des décennies de ce « male gaze ».  Et aurait été utilisé contre les femmes et les lesbiennes.
Tant que les hommes ne sont pas en mesure de penser les lesbiennes autrement qu’en support pornographique à leur excitation, et les femmes en général autrement qu’en objet de leur désir, il me semble nécessaire de ne pas les laisser regarder des femmes qui s’aiment.

Mais depuis que j’ai regardé en entier votre interview sur Mediapart, je sais que ce film est encore beaucoup plus. Alors que vous disiez, vibrante d’authenticité et de justesse, ce que vous aviez subi enfant, victime de cette violence sexuelle patriarcale du cinéaste, que vous livriez votre analyse des ressorts de ce système, une analyse approfondie, nuancée et ancrée dans le vécu de tant de femmes, vous avez parlé de la nécessité de remettre le monde à l’endroit.

Cela a été une nouvelle révélation du pourquoi Portrait de la jeune fille en feu m’avait tant et profondément bouleversée, chacune des trois fois que je l’ai vu. En effet, il est désormais clair que ce film est, outre une déclaration d’amour et politique sur l’amour, un film de réparation. Pour vous et toutes les femmes. Un film où le cinéma, la cinéaste et les actrices rendent aux personnages -et aux femmes- leur humanité de sujet désirant et souverain de son corps et de sa vie. Là où Ruggia vous avait volé votre humanité pour faire un objet entre ses mains, Portrait de la jeune fille en feu vous dévoile actrice de votre vie, de votre rôle, de votre art, de votre désir. Et cela rejaillit sur nous toutes.

Avec Portrait de la jeune fille en feu, la vie revient aux femmes, en image. Avec votre témoignage, elle nous revient aussi, en mots.

J’espère que des millions de femmes auront l’occasion d’être touchées par ce que vous nous avez offert là. Et que des millions d’hommes pour une fois écouteront et s’abstiendront de commenter, si ce n’est pour vous remercier d’avoir parlé.

Sandrine Goldschmidt

Les scènes de sexualité ne sont pas montrées, on ne voit que la montée du désir, la montée du « dégel », la naissance de la vibration. Ne pas les montrer, c’était osé, mais indispensable. Parce que même si probablement Céline Sciamma, en dialogue avec vous et Noémie Merlant, aurait été capable de filmer des scènes d’une façon différente, l’état du cinéma est tel que cela aurait encore été emprisonné par le regard appris par des décennies de ce « male gaze ». Et aurait été utilisé contre les femmes et les lesbiennes.

C'est sans doute pour cela que je déteste autant les scènes de sexe de La vie d'Adèle (pas la même) de Kechiche : tous les standards des films pornos, que je crie, que je halète, que je remue, que la caméra s'arrête complaisamment sur mon visage et mes lèvres de jeune femme à peine nubile. Même si le film comprend d'autres moments tout à fait réussis, cela m'avait choquée, et bien pour cette raison, pas pour une autre.

Merci, puisque vous donnez à lire cette lettre, merci pour ce beau texte qui dit si bien, je vous cite, L’ « Intelligence, talent, respect pour les femmes, regard politique sur l’amour parce que pour une des premières fois, c’était un regard vrai sur le désir, un regard source de vie pour les femmes et non d’emprisonnement dans un regard objectifiant (« male gaze »).

J’ai vu ce film. J’ai reçu cette grande émotion, venue du film, venue de ce regard aimant sur la femme, venue aussi de cette flamme allant de l’une à toutes, dans un élan de solidarité porté par ce chant collectif. Et le chant qui se propage, comme une explosion de vie, vient aussi du corps. Ce film est bien un film d’amour, de passion, de beauté. Une esthétique, un récit, une force à couleur d’engagement politique, au sens noble du terme. Une "révolution" du regard ? Et j’y retrouve la générosité contagieuse de la parole d’Adèle Haenel.

La réparation ? Même si je comprends ce que vous dites, respectant ce que vous exprimez et ressentez, je ne m’y risquerai pas. Elles seules, Adèle et Céline en détiennent le sens. Qui leur appartient ?

 

 

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  • 11/11/2019 11:22
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Je n'ai, je l'avoue, pas eu le courage de lire tous les commentaires, pas tous intéressants, notamment quand ils dérivent vers l'invective, mais j'ai lu l'article et écouté l'entretien.

Ceci dit, même si certains commentaires sont assez pertinents pour analyser la situation ou la mise en scène de cet entretien avec tout ce qu'on peut penser de Médiapart et du jeu quelque peu patelin et convenu généralement endossé par Edwy Plenel (comme je suis fondamentalement anti-trotskyste, notamment d'après ce que j'ai pu lire sur la révolution russe, je me demande parfois pourquoi je reste abonné à Médiapart), j'ai trouvé, et c'est surtout ça que je tiens à dire ici, cette jeune femme très convaincante, intelligente et courageuse. Emouvante et touchante aussi.

J'ai aussi bien entendu son intention de ne pas porter plainte qu'elle expliquait par diverses raisons: le fait de ne pas vouloir s'en prendre à une personne en particulier, de vouloir s'en prendre à une système plutôt que de régler un compte à quelqu'un, et aussi de ne pas faire confiance à la justice. On a alors vu la Ministre de la Justice vouloir évidemment défendre son institution, j'allais dire sa boutique, en envisageant de lancer des poursuites. Ayant personnellement été victime de ce qu'on peut nommer une erreur judiciaire, en l'occurrence condamné sur la base de faux témoignages pour des violences volontaires dont j'avais été en fait la victime, j'aurais tendance à donner raison à Adèle Haenel.

Par ailleurs, faut-il se demander de quel genre sont issus les témoignages aux diverses tonalités? Autrement dit, en tant qu'homme, peut-on se permettre de juger ces témoignages ou plaintes? Je pense à ces députés qui traitaient Simone Weil de salope quand elle défendait le droit à l'avortement. Avaient-ils le droit à la parole, dans le fond?

> cette jeune femme très convaincante, intelligente et courageuse. Emouvante et touchante aussi.

Bah oui Adèle Haenel est formidable.

Sauf que la justice ne fonctionne pas sur les émotions mais sur la raison (1), contrairement au cinéma ou aux médias.

 

(1) Lire ici :

Affaire Adèle Haenel : "Les médias fonctionnent sur l’émotion, la justice sur la raison"  Propos recueillis par Lucas Bretonnier - Publié le 07/11/2019 à 14:30 dans "Marianne.fr - Société"

Bonjour,

Pour répondre à votre dernière question, il est possible de lire un aspect de l'histoire des ressorts ayant mené cette question du droit à l'avortement a être finalement voté par des députés hommes, en majorité, comparativement au nombre de députés femmes minoritaires à l'époque. Les hommes ne peuvent être réduits d'une manière générale(arbitraire) à des opposants aux droits des femmes et ont certainement eu à dire ce qu'ils pensaient sur le fond, quel que fut leur bord politique . Comme le releva Simone Veil  elle-même, «Je savais – ne serait-ce que par le courrier reçu – que les attaques seraient vives, car le sujet heurtait des convictions philosophiques et religieuses sincères" " Et puis, il y avait tant d'hypocrisie dans cet Hémicycle rempli essentiellement d'hommes, dont certains cherchaient en sous-main des adresses pour faire avorter leur maîtresse ou quelqu'un de leurs proches !» 

Ce qui l'honore, c'est d'avoir reconnu que beaucoup étaient sincères par conviction. Et tout l'intérêt quand on est homme ou femme, indistinctement, est ne de ne pas nier que l'autre puisse être honnête et non réduit arbitrairement à n'être qu'un ennemi d'intérêt opposé.

https://journals.openedition.org/cedref/300

http://madame.lefigaro.fr/societe/discours-le-jour-ou-simone-veil-defendit-ivg-devant-assemblee-dhommes-300617-133051

La citation que vous faites de Simone Weil confirme mes propos. Je ne mettais pas tous les hommes dans le même sac. Ceux qui la traitaient de salope n'étaient pas très respectueux de ses convictions à elle. De même certains (pas tous) commentaires ont, je trouve, des tonalités assez sexistes ou machistes.

Quant à la justice, je ne parlais pas d'émotion comme le fait le commentaire précédent, mais l'expérience que j'ai de la justice me fait précisément douter de sa raison.

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.
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  • 11/11/2019 22:21
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Merci d'exister telle que vous étes, Adéle. Votre engagement est exemplaire et tellement salvateur. Oui il va participer à l'amélioration de notre vie ensemble dans le respect.

A l'attention des journalistes et de la justice, j'aimerais que l'on affine la notion de l'enfance (avant 10 ans) et l'adolescence (entre 10 à 20 ans). Car il me semble que l'on ait besoin d'introduire ces deux échelles si on veut que nos règles sociales avancent dans le bon sens. Il faut bien sûr protéger l'enfance, mais aussi l'adolescence et le faire avec ses spécificités particulières qui ne sont PAS celles de l'enfance. Les troubles de l'adolescence servent trop souvent d'alibi pour passer outre les limites et abuser de ces adolescents qui ne savent où elles sont, tout en sachant qu'il faut qu'ils abordent les jeux adultes. Mais ils font cela sans savoir lesquels sont sains, respectueux et lesquels sont déviants. La société surfe tellement sur le second degré, l'humour graveleux biaise tellement la lisibilité de ces limites, qu'on est dans un malentendu complet. C'est dans cet espace indéfini, tabou et flou que se passent énormément d'abus sexuels qui concernent les jeunes de 10 à 18 ans. L'accès précoce à You Porn ne simplifiant absolument pas la tâche! Les faits qui ont traumatisés Adéle se seraient passés à 15 ans et demi, ils n'auraient pas la même valeur juridique, mais dans sa psyché d'ado, auraient-ils été moins traumatisants? Quand je vois que la justice vient de valider ces derniers mois, la majorité sexuelle à 15 ans ... sans limite sur l'écart d'âge, je suis très en colère, c'est de la lacheté. On devrait introduire une limite d'écart d'âge, car face à l'expérience, l'assurance, la puissance d'un adulte sachant que peuvent faire des adolescents de 15 ans qui ne savent pas où ils mettent les pieds? 5 ans me semble être une limite acceptable jusqu'à 18 ans.

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  • 12/11/2019 13:40
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Très déçue par les dires d'Edwy Plenel lorsqu' il dit : il faut qu' on change, il reconnaît donc que lui en fait autant auprès des femmes si j'ai bien compris, on dit reconnaître c'est à moitié pardonner et bien non puisqu'il connaît très bien le sujet ayant en interne eu des formations auprès de son équipe contre toutes formes de sexisme. Aussi j'ai une perte de confiance envers le journal.

Non, tout de même, on ne peut pas le comprendre comme ça : il faut qu'on change collectivement, qu'on soit plus à l'écoute, plus vigilant, etc. J'aurais bien dû mal à le comprendre autrement.

Avec son "il faut qu'on change" publiquement confessé en présence d'Adèle Haenel et de Marine Turchi, Edwy Plenel ne fait que caresser  la gent féminine (rhôôô !!! embarassedlaughing) dans le sens du poil...

Et ça marche !

Plainte d'Adèle Haenel contre Christophe Ruggia : "Personne n'a émis l'hypothèse folle que, peut-être, mon client serait innocent", estime son avocate.

https://www.francetvinfo.fr/societe/harcelement-sexuel/plainte-d-adele-haenel-contre-christophe-ruggia-personne-n-a-emis-l-hypothese-folle-que-peut-etre-mon-client-serait-innocent-estime-son-avocate_3720889.html#xtor=SEC-69-[FRANCE_INFO_Desktop_||_009353218ea4b274f24ed37ce7051a3fdc]-[FR_Le+Monde+%28Soci%C3%A9t%C3%A9+%C3%A9ditrice+du+Monde%29]-Content

"Cette plainte d'Adèle Haenel n'est ni un évènement, ni une surprise", a réagi maître Fanny Colin, l'une des avocats de Christophe Ruggia, mercredi 27 novembre sur franceinfo. Elle dénonce un "tribunal médiatique" de son client et estime que "personne n'a émis l'hypothèse folle que, peut-être, monsieur Ruggia serait innocent". Adèle Haenel a porté plainte mardi, un mois après avoir pris la parole pour dénoncer les "attouchements et le harcèlement" qu'elle aurait subi de la part du réalisateur lorsqu'elle était mineure. L'actrice a été entendue par la police dans la nuit de mardi à mercredi. 

franceinfo : Comment Christophe Ruggia a-t-il accueilli cette décision ?

Fanny Colin : Ce qu'il faut rappeler, c'est que la plainte de madame Adèle Haenel n'est pas un événement en soi, ni une surprise. Une plainte a pour objectif de déclencher une enquête judiciaire. Dans le cas dont nous parlons, cette enquête judiciaire a été ouverte à l'initiative du procureur de la République, il y a déjà plusieurs semaines. Cette plainte ne change rien puisque l'enquête était lancée et que personne ne pouvait sérieusement imaginer que Mme Haenel, sauf à décrédibiliser ses accusations, n'aurait refusé de s'associer au processus judiciaire.

Est-ce que votre client est prêt à être entendu par les enquêteurs ?

Naturellement. L'ouverture d'une enquête à l'initiative du parquet est une bonne chose. Parce qu'il ne faut pas s'y tromper : en prenant cette décision, qui est rarissime, la justice n'a pas, comme elle l'a déclaré, voulu faire un pas envers Adèle Haenel, mais a considéré inacceptable qu'un homme soit exécuté publiquement sans avoir été entendu ni même, bien sûr, avoir été jugé. Il faut rappeler qu'en moins de 24 heures, Christophe Ruggia a été exclu sans sommation de son milieu professionnel, mise au ban de la société, son nom jeté en pâture sur les réseaux sociaux, tout ça sans avoir été entendu, sans avoir pu se défendre.

Il y a quand même une vingtaine de témoignages qui corroborent les accusations d'Adèle Haenel, ce n'est pas juste une accusation parole contre parole...

Mais je n'ai pas connaissance, et Christophe Ruggia lui-même n'a pas connaissance du contenu de ces témoignages. Personne ne sait - en tout cas pas nous - la manière dont la journaliste de Mediapart a mené cette enquête. Quelles sont les questions qui ont été posées ? N'y avait-il pas un parti pris dès l'origine ? C'est pour cela que la libération de la parole de la femme, qui est une nécessité absolue, ne peut être réalisée que dans le cadre judiciaire.

Vous avez l'impression qu'il est déjà condamné médiatiquement ?

Absolument. Sa mort sociale a été prononcée. On a le sentiment d'assister à la chronique d'une condamnation judiciaire, annoncée par le communiqué particulièrement choquant des avocats d'Adèle Haenel. Ce communiqué, il consiste à dire à l'autorité judiciaire : "Vous devez condamner Christophe Ruggia. Quels que soient les éléments que vous recueillerez, quels que soient les témoignages, il doit être condamné parce que sinon, Mediapart, Adèle Haenel et ses avocats ne manqueront pas de crier que la justice méprise les victimes et qu'ils avaient donc bien raison de s'en méfier". C'est une prise d'otage de l'institution judiciaire, on n'autorise pas monsieur Ruggia à se défendre parce que personne n'a émis, en tout cas pas à ma connaissance, l'hypothèse folle que peut-être monsieur Rugissent serait innocent.

Mais votre client a demandé "pardon", dans un droit de réponse qui a été communiqué à Médiapart : pardon pour quoi ?

Pas de contresens sur ce point. Naturellement, il s'est interrogé sur les raisons pour lesquelles de telles accusations, qu'il conteste, ont été portées contre lui. Et donc, il a émis l'hypothèse que peut-être la relation qu'il a entretenue avec Adèle Haenel à l'époque - et qui n'était pas absolument pas une relation telle que celle qui a été présentée, c'est-à-dire assortie d'attouchements sexuels ou de harcèlement sexuel - avait pu être mal vécue à l'époque par cette jeune fille. Et si tel était le cas, c'est ce qu'il a écrit, alors il lui demande pardon.

Est-ce que votre client va prendre la parole ?

Non, il ne prendra pas la parole. Il n'est pas question d'entrer dans ce jeu du tribunal médiatique. Il prendra la parole dans le cadre, je le redis une nouvelle fois, de l'enquête judiciaire qui est secrète et qui est le seul cadre qui permet de préserver les droits de chacune des parties, parce que Mme Haenel a des droits, mais Christophe Ruggia aussi.

Nous n'avons pas les éléments pour porter un jugement (puisque l'unique voie de Médiapart); mais la défense est habile.

« Habile » ? On dirait que vous découvrez, littéralement en fait, qu’un « accusé* » peut simplement être défendu, avoir des avocats,  et pas nés de la dernière averse.. comme des lecteurs crédules d’une « presse à sensation » ! Oui, et oh surprise (quelle «habilité» !) être même possiblement innocenté !!! 

*on osera le terme.. bien que personne ne semble considérer qu’à ce stade il n’y a pourtant aucune mise en examen et donc en termes de droit, pas d’accusé - s’il y a déjà un coupable!

> Il y a quand même une vingtaine de témoignages qui corroborent les accusations d'Adèle Haenel, ce n'est pas juste une accusation parole contre parole...

Ce ne sont pas 20 "témoignages" qu'il y a, il faut arrêter de raconter n'importe quoi chère franceinfo:, aucune de ces personnes n'a été témoin des "attouchements" et du "harcèlement sexuel" dont Adèle Haenel accuse Christophe Ruggia.

C'est donc bel et bien une "accusation parole contre parole", n'en déplaise à franceinfo: !

Et à Médiapart également.

vous faites fausse route; je salue la technique au contraire !

... et même et surtout, l'interviewer prolonge "la confusion" générale, qui tend à confondre des confidences faites à une personne lambda, fût-elle journaliste, et des témoignages, reçus par une personne assermentée, et pour leur réelle qualification, devant la Justice !

Mediapart se rend-il lui-même bien compte ?

  

La mission d'un journal d'investigation est de faire des enquêtes journalistiques; et celle là est très bien faite; pas une enquête judiciaire, c'est celle de la justice. Et elle s'y attèle. Très souvent la justice, qui ne peut pas être partout, ne s'ébranle que lorsqu'elle reçoit des infos par les journaux. C'est tout simplement le cas une fois de plus. Il n'y a rien à redire.

Espérons qu'elle saura, dans un temps raisonnable, faire la part des preuves, de celle des fantasmes ou éventuelles accusation sans fondement.

Je vous rappelle que lorsque Mediapart a «livré » l’affaire au public (avec les accusations étayées par ces dits « témoignages », sans aucune présentation  contradictoire des événements, exposées comme des FAITS ÉTABLIS) aucune procédure judiciaire n’avait encore été initiée et que « la non-plaignante», même, s’y refusait ... Auriez vous l’hypocrisie de ne pas reconnaître que cette façon de procéder à fonctionné immédiatement «comme si » tout était clairement établi et qu’il ne restait qu’à condamner « l’accusé », l’opprobre général destructeur et les conséquences sociales et professionnelles majeures pour le déclaré « coupable» se mettant en tout cas en place immédiatement ?

Vous surestimez l'influence de Mediapart. Il reste de nombreuses personnes, dont moi, qui n'acceptent pas les accusations sans preuves, les jugements sans contradictoire, et la pression de l'opinion sur la justice. Cela m'a valu parfois ici des commentaires insanes sur plusieurs affaires...

Je pense que Médiapart est bien conscient de sa propre influence, de son propre pouvoir - de son emprise serait plus exact - sur la majorité de ses lecteurs et surtout de ses lectrices au moins pour la thématique nommée "violences sexuelles", avant même que des Marc Daniel Levy, des Nico94 et des BJP s'interpellent sur la façon dont leur journal traite cette thématique.

Je pense donc important de [nous] rappeler ceci :

il-ny-a-de-pouvoir-quavec-le-consentement-de-ceux-sur-lesquels-ce-pouvoir-sexerce-elb

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

... et dire qu’ici-même s’est menée dans les suites immédiates de cette histoire, une campagne insidieuse de boycott du film « J’accuse »...

Je n'ai écouté que la deuxième interview, mais je souscris complètement au manque de représentation de points de vue féminins dans l'art et en particulier le cinéma. J'ai une fille de 10 ans, et se pose régulièrement la question des films qu'on lui montre. Mon compagnon avait emprunté un DVD montrant soit-disant l'amitié entre 4 garçons, je craignais le pire. De fait, c'était des propos sexistes dans chaque phrase (n'y a-t-il donc pas moyen de fonder une amitié masculine autrement que par rejet et mépris de l'autre sexe ?), je ne vois pas comment une fille peut s'identifier... Donc seuls les garçons ont droit à ce modèle d'amitié. Pourquoi un groupe soudé de fillettes ne vit-il jamais d'aventure excitante dans un film ? C'est inaccessible à l'imaginaire de nos "créateurs" ? Même sans parler de groupe, des aventures comme celles de Belle et Sébastien, c'est toujours un garçon, censé représenter l'universel. Une fillette courageuse, ce n'est pas accessible à l'imagination de nos scénaristes, manifestement.

Qu'on ne me dise pas que ce film pleins de propos sexistes représente la réalité : ma fille y est évidemment confrontée dans la vie tous les jours, il n'est pas nécessaire qu'on lui en remette une couche à la maison, des fois qu'elle n'aurait pas encore bien compris. Les films sont faits pour ouvrir à d'autres possibles.

J'ai donc cherché sur internet des listes de "films pour filles", et j'ai été atterrée des titres proposées. Certains sont biens, mais inadaptés à son âge (Thelma et Louise, par exemple). Beaucoup sont juste des propositions atterrantes, romances gnangnan reprenant les poncifs les plus éculés. Si vous avez de bons titres à me proposer, je suis preneuse... Et dans tous les cas, ce serait bien que les créateurs et créatrices se creusent un peu le ciboulot, et prennent le risque de faire un film où ce seront aux garçons de faire l'effort de considérer l'autre sexe comme "universel", sans caricature et rose partout. Je devine d'avance que les producteurs feront la fine bouche : "trop spécial, ne trouvera pas son public".... Un peu (beaucoup) de courage, s'il vous plait ! Pour toutes les petites filles à venir ! Merci !

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