Quand droit et politique font mauvais ménage

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De 1940 à 1944, les institutions de l’État français ont continué de fonctionner et ont cautionné sans ciller les nombreux crimes du régime collaborationniste et antisémite de Vichy. La justice y a pris sa part, notamment avec les « sections spéciales », qui condamnaient à mort des militants communistes jugés d’avance. En relisant le Journal de l’avocat Maurice Garçon qui a chroniqué ce naufrage entre 1939 et 1945, le pénaliste François Saint-Pierre s’est posé une question : qu’adviendrait-il si demain, un régime – que l’on imagine autoritaire ou néofasciste – arrivait au pouvoir et mettait en œuvre une politique indigne, contraire aux droits fondamentaux des gens ? Que deviendrait l’État de droit ?