Le boom des gardes à vue: 250.000 de plus en sept ans

Par
«1% de la population a subi une garde à vue en 2008», a-t-on lu, jeudi 5 février, dans Le Monde. Ouf ! Le calcul est faux. Reste que ces mesures privatives de liberté, méconnues et auxquelles peu de recherches ont été consacrées en France, ont augmenté de 72% depuis 2001 et le passage de Nicolas Sarkozy au ministère de l'intérieur. Tentatives d'explications.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Chaque citoyen éclairé doit s'en préoccuper: le nombre des gardes à vue s'est envolé, ces dernières années. Sans s'empêtrer dans les statistiques, il suffit de constater le bond (+72%) qu'elles ont effectué de 2001 à 2008. Pour cette période, marquée par la présence de Nicolas Sarkozy au ministère de l'intérieur, ces mesures privatives de liberté sont passées de 336.000 à 578.000 «GAV» (comme on dit dans le jargon policier). Indiscutablement, les cellules des commissariats et des gendarmeries ont donc fonctionné, ces derniers temps, à plein rendement.