C’est un peu la forêt qui serait cachée par l’arbre. Depuis près de trois mois que durent les débats sur la réforme constitutionnelle, annoncée par François Hollande devant le Congrès réuni à Versailles le 16 novembre dernier, trois jours après les attentats meurtriers qui ont frappé la capitale, la déchéance de nationalité étendue aux binationaux nés français a accaparé l’attention, politique comme médiatique. Si bien que l’article 1er de la réforme constitutionnelle (le texte intégral ici), dont les députés ont commencé l’examen ce vendredi, et qui porte sur l’inscription de l’état d’urgence dans le texte fondateur de la Ve République, passerait presque pour quantité négligeable. Du moins chez les politiques. Par exemple, dans sa lettre aux députés PS pour insister sur la nécessaire unité de son camp sur le texte, leur chef de file Bruno Le Roux ne dit rien de l’état d’urgence mais justifie abondamment la déchéance ().
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