A Marseille, le face-à-face quotidien entre policiers et dealers

Dans les quartiers nord de Marseille, la police passe son temps à courir derrière les dealers sans pouvoir mettre fin aux trafics de stupéfiants.

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Dans les 13e et 14e arrondissements de Marseille, la brigade spécialisée de terrain (BST) joue au chat et à la souris avec les dealers, gênant le trafic sans jamais l'arrêter. « On est là pour harceler les trafiquants, gêner les réseaux. Les collègues ne font que du flagrant délit, du saute-dessus», explique le major qui encadre la vingtaine de fonctionnaires. Les points de vente sont désormais gardés 24 heures sur 24 pour éviter qu’un policier ne se cache en dehors des heures d’ouverture et lorsque des policiers envahissent une cage d'escalier, un « chouf » a pour mission de compter le nombre de policiers qui entrent et celui de ceux qui ressortent… Mais dès que la BST repart, le trafic reprend de plus belle. « L’autre jour, à la Busserine, explique un jeune gardien de la paix, on a interpellé le “charbonneur” et, une heure plus tard, le remplaçant que le gérant avait mis à sa place. Il n’est pas rare qu’en partant, on croise des acheteurs qui, comme à la Sécu, attendent à la queue leu leu que le plan rouvre. »