Montebourg à l'assaut du groupe PS à l'Assemblée

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Les députés socialistes se choisiront un nouveau patron mardi 8 juillet, lors d'une élection à bulletins secrets. Alors que le sortant Jean-Marc Ayrault, proche de François Hollande, semblait seul en lice, Arnaud Montebourg a déclenché les hostilités en annonçant sa candidature, pour «sortir [l'opposition] du conformisme» et durcir les méthodes des élus PS face à Nicolas Sarkozy. Soutenu par les «reconstructeurs», qui rassemblent également les aubrystes, les strauss-kahniens et les fabiusiens, il estime la partie «jouable».

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À quatre mois du Congrès de Reims, les écuries du PS vont se livrer, mardi 8 juillet, à un tour de chauffe. Dans un sous-sol de l'Assemblée nationale assoupie et largement désertée, l'élection du nouveau président du groupe socialiste servira de test in vivo. Une sorte de répétition générale, certes privée de Ségolène Royal et Bertrand Delanoë (pas députés), centrée sur des questions de méthode plutôt que de fond, mais indicatrice des alliances qui se noueront à l'automne.