Rio-Paris: le BEA pointe la mauvaise ergonomie de l'Airbus et le stress des pilotes

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Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) doit rendre jeudi 5 juillet son rapport final sur le vol Rio-Paris, qui s'est abîmé en mer le 1er juin 2009, faisant 228 morts.

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Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) a rendu jeudi 5 juillet son rapport final sur le vol Rio-Paris, qui s'est abîmé en mer le 1er juin 2009, faisant 228 morts. L'accident, selon le BEA, résulte des défaillances résultant de l'ergonomie de l'avion (un Airbus A330) et des actions inappropriées des pilotes aux commandes, qui, soumis à un fort stress, n'ont jamais perçu la situation de décrochage. L'élément déclenchant aurait été le givrage des sondes de vitesse Pitot (fabriquées par Thales) qui a conduit à une incohérence temporaire entre les vitesses mesurées, créant un effet de surprise. L'organisme émet 41 recommandations de sécurité à l'intention d'Airbus et des autorités de sécurité aérienne.