A Paris, le 23 juin, la police en mode expédition punitive

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Le soir du 23 juin, après la « casse » des vitres du siège de la CFDT, plusieurs unités de police – Compagnie de sécurisation et d’intervention (CSI) et CRS – se sont lancées à la poursuite d’une manifestation sauvage dans le Xe arrondissement. Neuf personnes ont été interpellées, et trois d’entre elles, dont un passant, ont subi des violences injustifiées et des mauvais traitements.

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Seule une enquête permettra de dire quelle mouche a piqué les forces de police, jeudi 23 juin, dans le Xe arrondissement de Paris. Et surtout à partir de quels ordres la Compagnie de sécurisation et d’intervention (CSI) de Paris et les CRS ont chargé la foule rue Saint-Maur, vers 22 heures, et se sont acharnés sur plusieurs manifestants et un passant. Les vitres du siège de la CFDT avaient été brisées peu avant, dans le sillage d’une manif sauvage partie de Ménilmontant. Le cortège s’étiolait face à l’arrivée des voitures de police. À l’angle des rues Saint-Maur et Buisson-Saint-Louis, des éléments de la CSI ont durement matraqué au sol Sébastien, militant de Nuit debout. Non loin de là, un autre policier a littéralement tabassé à coups de poing Léo, un étudiant, dans un parking. Enfin, un groupe d’une dizaine de CRS a frappé et insulté un passant, Samy.