L’agence française de développement a contribué en 2016 à relancer la centrale à charbon d’un site de production de phosphates au Sénégal. Ce n’est pas une aide, mais une restructuration de dette vieille de vingt ans, se défend l’agence. Laquelle entoure ce projet d’un mur de silence.
En principe, l’Agence française de développement (AFD), le principal organe public d’aide aux pays pauvres, ne soutient plus aucune centrale à charbon, celles-ci étant jugées trop polluantes, depuis 2013. Pourtant, sa direction souhaite aider une centrale chinoise pour la construction d’un système de récupération de chaleur et de chauffage urbain dans la province du Xinjiang, comme l’a révélé Mediapart la semaine dernière.