Affaires Barbarin: les procès qui n’auront pas lieu

Par Daphné Gastaldi, Mathieu Martiniere et Mathieu Périsse (We Report)

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« Je demande qu’on me montre en quoi, dans ma manière d’agir, il y avait une faute. » Deux mois avant son procès pour non-dénonciation dans l’affaire du père Preynat au tribunal correctionnel de Lyon, Mgr Philippe Barbarin accordait un rare entretien à Radio Notre-Dame, début novembre. Ce jour-là, le cardinal se défend : « C’est la première fois de ma vie que j’ai porté, comme si je les avais moi-même commis, les péchés d’un autre », tout en garantissant qu’il ne se dérobera pas au procès. Cette petite phrase passe mal pour les victimes, qui n’en reviennent pas de tant de « déni ». Son mea culpa de 2016, en pleine messe de réparation pour les victimes de pédophilie, paraît d’un seul coup bien lointain.