Devant l'incinérateur de Saint-Ouen: «Mieux vaut des poubelles dans nos rues que nos retraites à la poubelle»

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La cheminée de l’incinérateur de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), ce matin, ne crache pas sa fumée habituelle. Depuis le 23 janvier, à l’appel de la CGT Énergie-Mines, l’usine est à l’arrêt. Devant les grilles de l’incinérateur, les salariés mobilisés contre la réforme des retraites grillent une clope, sirotent un café brûlant dans un gobelet en plastique et discutent avec une cinquantaine de soutiens venus en renfort malgré la fraîcheur matinale : des professeurs, un capitaine de bateau, des candidats aux élections municipales, le député du coin, l’Insoumis Éric Coquerel ou encore des salariés d’Alstom et de la compagnie parisienne de chauffage urbain (CPCU). « Ce matin, on est plus nombreux que d’habitude », s’étonne une habitante de Saint-Ouen. Et pour cause, la venue de Philippe Martinez est attendue pour la fin de matinée.