Croquis. Derrière François Fillon, la grande braderie présidentielle

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Quel que soit le sort de François Fillon, son affaire illustre la déroute de nos institutions. Dans la course présidentielle, la politique est totalement évacuée.

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Les caricatures ont une vertu : en exagérant les traits, elles permettent de mieux les voir. De ce point de vue, le scandale Fillon atteint une forme de perfection. Tout y est concentré. Les petites manœuvres pour transvaser l’argent public dans sa poche personnelle ; les fantastiques hypocrisies qui font jurer et mentir dans le même mouvement ; les affolements ; les courtisans, les suiveurs, les précurseurs, les courageux, les trouillards, les appels au peuple ; les plans com’ qui font sortir d’un chapeau du dimanche le lapin Penelope ; les journalistes d’investigation qui révèlent des faits ; les journalistes de relation qui se prêtent aux combines ; les juges qui instruisent ; les juges qu’on accuse ; les hauts cris qui parlent de complot, de conspiration, de putsch, de guerre civile…