Pécresse, incendiaire des universités

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Alors qu'une vingtaine de facs sont toujours, à des degrés divers, mobilisées contre les réformes de l'université, Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, semble jeter de l'huile sur le feu. Le décret sur le statut des enseignants-chercheurs a été promulgué en pleines vacances de Pâques et la discussion sur la réforme de la formation des enseignants du primaire et du secondaire s'est brutalement tendue hier mardi.

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Et si l'incendiaire des universités n'était pas «l'extrême gauche» mais Valérie Pécresse elle-même? Au troisième mois de grève, la ministre peine à éteindre le conflit qui perturbe toujours une vingtaine de facs à des degrés divers, soit presque un quart des 85 établissements. Si «la mobilisation ne croît pas» de l'aveu d'un leader de la contestation – hors Paris, les manifestations d'enseignants-chercheurs du 28 avril furent clairsemées – et si dans la majorité des établissements la plupart des cours ont repris, des signes de radicalisation se confirment.