Hollande ou le marathon des promesses suspendues

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Rester une promesse : c’est le défi de François Hollande s’il veut conserver le pouvoir en 2017. Comme tout homo politicus néolibéral, il doit promettre encore et toujours en sachant très bien qu’il ne peut pas changer grand-chose pour cause de marchés financiers, de mondialisation, de construction européenne. Sa politique ? Une gestion des attentes non satisfaites.

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366 jours, 11 h 51 min 24 s, c’est le temps qu'il reste – au moment où j’écris ces lignes – à François Hollande avant la fin de son mandat pour réaliser ses soixante propositions de campagne, selon le compte à rebours que l’on peut trouver sur Internet. Le président en a fait solennellement la promesse devant ses soutiens, le mardi 3 mai, en clôture du colloque « La gauche et le pouvoir » (notre article ici). « Pour celles et ceux qui s'abreuvent aux soixante engagements de ma campagne de 2012, je veux les rassurer, ces promesses qui n'ont pas été encore satisfaites, il reste encore un an pour y parvenir », a-t-il déclaré. Nous voilà rassurés ! Bien que cela fasse une promesse de plus : la soixante et unième du quinquennat que l’on ne pourra vérifier qu’à la toute fin du mandat.