Des grands travaux routiers de plus en plus inutiles

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La crise économique et la stagnation de la mobilité routière des Français pourraient sonner le glas des grands projets d’infrastructures de transport. Samedi, un forum contre « les grands projets inutiles » s’ouvre à Notre-Dame-des-Landes.

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En 2007, la préparation du schéma national d’infrastructures de transports (SNIT) avait constitué l’un des gros morceaux du Grenelle de l’environnement : il s’agissait de planifier les grands travaux routiers, ferroviaires, fluviaux…, tout en essayant de limiter la casse (bétonnage, émissions de CO2…). Quatre ans plus tard, ce même SNIT pourrait être drastiquement réduit, potentiellement des deux tiers, pour cause d’endettement et de pénurie d’argent public. Ce n’est pour l’instant qu’un scénario à l’étude mais il est révélateur d’un changement d’époque : le temps des grands travaux d’infrastructures routières semble de plus en plus révolu.