L’Occitanie prouve qu’une gauche collective peut encore exister

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Trois ans et demi après son apparition, l’édifice reste fragile mais il est toujours debout. Depuis janvier 2016, la Région Occitanie est dirigée par une majorité aux senteurs de « gauche plurielle » : le Parti socialiste, les Radicaux, EELV, le PCF, les partis occitan (POC) et catalan (ERC) détiennent ensemble 87 des 158 sièges du parlement de l’institution. Auxquels s’ajoutaient jusqu’en décembre 2017, 4 élu·e·s de l’ex-Front de gauche, désormais à LFI et siégeant comme « non-inscrits ». La rupture ne s’est pas faite sans bruit ni fureur et a laissé de vilaines rancœurs. Mais elle n’a pas suffi à faire sombrer le navire.