Le manioc en Guyane, une plante de vie et une économie vitale

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Taluen-Twenké (Guyane), envoyée spéciale.– Équipée de son coupe-coupe, son petit-fils calé dans le porte-bébé passé en écharpe, Jolanda Opoya, 51 ans, fait un tour dans son jardin. Les tiges de manioc qu’elle a plantées à la saison sèche précédente atteignent trois bons mètres et plongent une partie de la parcelle vivrière dans la semi-pénombre humide. Un peu en contrebas, dans une terre gorgée d’eau recouverte de feuilles de patate douce rampantes, une autre variété de manioc, violacé, émerge en bouquets.