Déchéance de nationalité: Sarkozy n'assure plus l'égalité de tous devant la loi

Par
Les étrangers devenus français seront punis plus durement que les Français de naissance lorsqu'ils auront porté atteinte à la vie d'une personne «dépositaire d'une autorité publique», en particulier les policiers et les gendarmes.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Moins de 48 heures après les manifestations contre la «xénophobie d'Etat» qui ont rassemblé, partout en France, des dizaines de milliers de personnes, Nicolas Sarkozy a tranché: l'Élysée a fait savoir, lundi 6 septembre, à l'issue d'une réunion avec le premier ministre et «les ministres concernés par les questions de sécurité et d'immigration», qu'il souhaitait que la déchéance de nationalité s'applique aux personnes «qui portent atteinte à la vie d'une personne dépositaire d'une autorité publique, en particulier les policiers et les gendarmes». Le retrait pourrait intervenir «dans un délai de dix ans après l'accession à la nationalité» et ne serait ainsi plus réservé, comme c'est le cas aujourd'hui, aux condamnations pour «terrorisme» ou «atteinte à la sûreté de l'État». Les étrangers devenus français seront donc punis plus durement que les Français de naissance pour ce type d'homocides et de tentatives d'homicides.