Aux Baumettes, les familles de détenus se retrouvent sur le trottoir

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L'une des associations qui accueillent les proches de détenus à l'entrée des Baumettes risque le dépôt de bilan. Dans la deuxième prison de France, déjà à cran, la nouvelle tombe au plus mal.

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C’était depuis quinze ans une halte pour les proches des détenus avant d’entrer aux Baumettes. Au bout de la ligne de bus 22, en contrebas du centre pénitentiaire de Marseille (9e arrondissement), les « femmes de parloirs » trouvaient 35 mètres carrés où poser leur cabas de linge propre, prendre un café, discuter, régler un problème de permis de visite ou tout simplement s’abriter du mistral et des intempéries. Mais depuis le 1er août 2014, le petit local du Centre d’accueil des Baumettes (CAB) a baissé son rideau métallique. Faute de financements, l’association a résilié le bail et licencié un de ses deux salariés. À défaut de renflouements d’ici mi-octobre, Robert Bret, président de l'association, envisage le dépôt de bilan (lire en page trois).