Dans les hôpitaux psychiatriques au bord de la rupture, la crise ne faiblit pas

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Une manifestation a réuni les différents collectifs en lutte pour la défense de la psychiatrie publique dans la capitale, le 6 septembre, alors que les trois établissements parisiens pourraient fusionner.

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Ils sont tous là : les « perchés » du Havre, les « blouses noires » de l’hôpital du Rouvray en Normandie, les grévistes de l’hôpital Pinel à Amiens, leurs dessins de Shadoks atterrés dans le dos. Venus soutenir leurs collègues parisiens, qui se bagarrent contre le projet de fusion des trois hôpitaux psychiatriques de la capitale, l’hôpital Maison Blanche, Perray-Vaucluse et Sainte-Anne. Mercredi 6 septembre, après une assemblée générale sur les marches de Sainte-Anne dans le XIVe arrondissement, ils ont défilé ensemble dans les rues de Paris derrière une banderole noire explicite : « Buzyn, Philippe, Macron, partout l’hôpital crève ».