«La Caste»: enquête sur cette noblesse d’Etat qui a choisi le camp de l’aristocratie d’argent

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Tous les commentaires

@Laconi

Cela dépend de quelle minorité on parle :/

 

Vous êtes sûr ? Je voudrais bien remarquez ,si si, vraiment à condition qu'il promette qu'une fois au pouvoir il quitte l'UE par l'article 50 du TUE ,IL QUITTE L'EURO ET IL QUITTE L'OTAN,et alors là je me jette à son cou!Parce que prescrit par un énarque je dois dire que je suis un peu dérangée ,mais bon ,pourvu qu'on sorte du bastringue mortifère de l' UE , je suis prête à frayer avec la gentry !

 

 

Oui.. déjà Périclès disait ça.. mais c'était l'époque de l'alphabétisation de masse. Comme dit Emmanuel Todd l'apparition d'une grosse tranche d'éducation supérieure crée un clivage social qui nous mène à l'oligarchie

Cette oligarchie est le cancer qui ronge le peu de démocratie qui reste, la France ancien pays des droits de l'homme n'a jamais digéré sa révolution. La noblesse, se rétablit toujours et encore, et le peuple se trouve et se croit incapable de se prendre en mains. On a coupé la tête d'un roi, qui repousse sans cesse, sur un autre corps, c'est un désastre. Les radios, télés, partis politiques tel LaRem (la secte), le fric en somme, font tout pour amoindrir le peuple. Le président lui-même mal élu, mais élu quand même, dirige le gouvernement, tel un roi, c'est toujours lui qui décide de tout, jusqu'au moindre détail, le premier ministre n'est juste là que pour passer ses consignes et ramasser son salaire, ses avantages, et remplir son carnet d'adresse. Le président ne préside pas, il règne, il se permet même de traiter les salariés "de gens de rien", voila où en est notre trop fameuse démocratie, qui n'en est plus une. C'est un régime des vainqueurs, une sorte de caste, allant maintenant d'un pays à l'autre, sans aucune responsabilité des actes ou lois qu'ils ont fait passer, ils se servent de l'Europe comme cheval de Troie, qui leurs profite à eux, quand l'ensemble du peuple, lui est obligé de subir et d'en crever. Dans une Europe où le peuple vote mal quand cela ne va pas dans le sens qu'ils ont préalablement décidé, que voulez vous qu'il arrive et comment faire pour se débarrasser de cette caste. Par l'élection, je crains que rien ne puisse arriver, je m'en rends compte de plus en plus. Les élections sont devenues des pièges à cons, on l'a vu avec Sarkozy et le traité européen, tant que le peuple ne prendra pas conscience, qu'il a le pouvoir de le faire, pour se débarrasser de cette caste et mettre en place des élus révocables, rien ne bougera. Ces élus doivent être à notre service et surtout pas le contraire comme actuellement, c'est pourquoi les règles, toutes les règles concernant le pouvoir doivent changer et le peuple doit vraiment décider de ce qui est bon ou pas pour lui, c'est à lui de décider et non pas les laquais de la finance qui ont minés la démocratie.

JLM...JLM ? n'est-ce pas ce personnage qui dans la journée fustige Jupiter le traitant de "plus grand xénophobe qu'on ait".

N'est-ce pas celui  qui le le croisant "fortuitement" le soir devant un restaurant du vieux port minaude avec lui comme deux vieux complices devant les journalistes et qui concède à ceux-ci lui rappelant ses sévères propos du jour même qu'il s'agit" peut-être d'une légère exagération Marseillaise" ... Quelle fougue , Quel courage !!!

JLM, n'est-ce pas celui qui appelle de ses voeux l'avènement d'une 6 ème République ou les règles de la Démocratie reposeraient sur "les gens"  via la transparence et le renouvellement du personnel politique;

Le pantouflage peux prendre des formes diverses? JLM n'est-ce pas celui qui depuis 1985 a quasiment sans interruption  chaussé, déchaussé puis rechaussé  toutes les pantoufles électorales, Municipales, Départementales, Sénatoriales, Députation Nationale et européenne, Ministérielles... 

Faites ce que je dis mais surtout pas ce que je fais.

Allons soyons majeurs et cessons d'être naïfs et de faire reposer tous nos espoirs sur des personnes providentielles quelles qu'elles soient , pourquoi fustiger le culte de la personnalité de Jupiter si c'est pour en appeler à un nouveau "leader  maximo".

j'en termine et nous souhaite "ni Dieu ni Maître".

Recommandé en dépit de quelques flottements orthographiques (smile). Le comportement de Mélenchon se révèle parfois erratique. Ce n'est pas le stade Trump et l'on n'est pas encore en droit de suspecter un Alzheimer, mais on peut ici légitimement s'étonner. Allez, Albert, à la contre-attaque...

Sarkozy s'y est cassé les dents... Et puis supprimer l'ENA pour la remplacer par quelle système qui serait véritablement plus égalitaire ?

Quels débats publics y-a-t-il aujourd'hui sur ce sujet dont l'enjeu important et fondamental est peu connu ? A mon sens, aucun ! Et ce n'est pas le fruit que du hasard.

C'est en gros ce qui se fait en Suisse.

Aucune école en dehors de l'université comme par exemple L'école Polytechnique qui fait partie de l'Université de Lausanne .

Esprit critique il y a, mais il est vite balayé par l'esprit de corps et les privilèges qui y sont associés.

Evoquez-vous dans votre ouvrage la réforme initiée par A La Pors, alors ministre de la Fonction publique portant sur les voies d'accès à l'ENA ?

l'élitisme n'est pas hors sol : il commence à l'école maternelle. Il faut entendre les instits gémissant : "si les parents faisaient leur travail de parents"... et assurant les meilleures écoles et places à leurs enfants.... ou s'ils sont vraiment trop nuls les pistonnant pour les activités "périscolaires", genre colonies de vacances ou centres "aérés" où les "gens biens" ne mettent plus leurs enfants et où certains monos issus de la petite caste  fument du shit non stop.

Il faudrait en profiter pour faire le ménage dans les universités où, apparemment, des caciques contrôlent et manipulent.

https://blogs.mediapart.fr/serge-dufoulon/blog/260818/l-horreur-du-harcelement-moral-au-travail-l-universite-grenoble-alpes

l'esprit critique se réfugie dans l'humour noir et le cynisme

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

J'ai fréquenté durant plusieurs années ces "élites" qui louvoient dans les administrations avec leurs cartables sous le bras. Force est de dire que ces "élites" ne travaillent que pour eux. Le bien public est avant tout le leur.

EXACT !!! L'ENA c'est une ETAT dans l'ETAT .

Qu'ils soient de droite ou de gauche, ils ont été façonnés de la même façon.....!

Le problème est que cette soi-disant élite est pourrie et n'a qu'un objectif dans la vie, celui que Macron voudrait voir devenir le rêve de chaque jeune : devenir milliardaire. J'imagine la réaction de ma hiérarchie, si en tant que professeur, j'avais pendant ma "carrière" enseigné à mes élèves de faire ce rêve. 

En tout cas, je viens d'acheter ce livre et remercie Laurent Mauduit.

Ah !ces coco, c'est leur faute : c'est THOREZ  le responsable de cette merde !!

"Cependant, tout comme il y a de la cooptation aujourd'hui et une méritocratie qui en réalité n'existe quasiment pas, le système peut à nouveau se mordre la queue en étant confié aux universités."

Sans doute, mais tout est quand même dans votre "tôt ou tard" un peu plus loin : entre une réforme -salutaire avouons-le- qui prendrait quelques mois -ou un trait de plume, selon- et les années voire décennies que vous dessinez, que choisir ?

Cela fait des années que les médias relèvent l'inégalité criante entre Gdes Ecoles  et fac, et aujour'hui les facs sont même étranglées : il nous faudrait bien un couillu ministre pour faire le 1/10ème de ce que suggère Mauduit, mais "il ne se laisse pas voir", comme on dit là-bas :-!

 

Actuellement, bourgeois ou gens du peuple, ça commence un peu partout à gronder. Et de là viennent les Révolutions.

Captivant article Monsieur Mauduit, et combien clair et instructif ,le petit commentaire que vous y ajoutez est parfait .J'ai pas pour habitude de faire d' la lèche, mais vraiment c'est nickel

Nous avons l’université : les grandes écoles ne sont qu’un processus dérogatoire visant à favoriser ceux qui ont déjà le plus de faveurs dès leur naissance. Je suis favorable à la suppression de l’Ena et de toutes les grandes écoles.

Sarkozy n'en était pas.. on ne peut pas vraiment dire qu'il a fait mieux... 

Le népotisme est bien dans ce pays un problème de fond. Le copinage marche à fond et pas que dans les grands corps. Chacun avance ses pions à son envi, et bien loin des compétences que nous pourrions et devrions nous citoyens en attendre. L'oligarchie aime et favorise les Rantanplan pour mieux assouvir sa soif de pouvoir.

Vous trouvez les énarques incapables et je partage votre sentiment.

Exemple, il ne s'est trouvé personne, parmi ces élites autoproclamées, capable de reprendre la direction d'Air France.

Heureusement, nous avons encore des écoles scientifiques d'ingénieur de haut niveau qui sont la fierté de notre pays. Jusqu'à quand?

Une erreur factuelle manifeste: l'EPFL n'est pas partie de l'Université de Lausanne. Le "F" de l'acronyme renvoie à "fédérale", indiquant que l'Ecole dépend administrativement directement de l'Etat fédéral (et non pas d'un canton, comme l'Université de Lausanne, du canton de Vaud), le "L" de l'acronyme renvoyant en effet à la ville de Lausanne; cela afin de différencier cette Ecole Polytechnique Fédérale de celle située sur un autre site, savoir Zurich, à l'opposé du territoire, laquelle en acronyme donne EPFZ (en allemand Eidgenössische Technische Hochschule Zürich, ETHZ, puisque la ville est dans la partie germanophone de la Suisse).

Par ailleurs, si les processus sont différents de la Suisse et de la France, la 1e n'est certainement pas moins oligarchique que la 2nde. Moins "monarchique" sans aucun doute, mais pas moins "oligarchique". Les "élites" économiques sont une tradition solidement ancrée dans la gestion du pays. Les relais en sont sans nul doute différents, mais pas moins opératoires. Raison pour laquelle je ne suis que modérément convaincu que la suppression des Hautes Ecoles en France et le transfert de la responsabilité de la formation des élites intellectuelles et gouvernantes aux Universités soient en eux-mêmes un remède contre "la Caste". Même si je partage le diagnostic de L. Mauduit de la participation de ces Ecoles à la formation et à la consolidation de l'oligarchie en France, leur suppression ne saurait suffire à la renverser. Elle entraînerait un déplacement des stratégies et des circuits.

La main mise d’une caste sur la vie politique et économique en France n’est pas discutable et extrêmement angoissante (on ne voit pas trop de solution, à part par la violence : pourquoi se sacrifierait – elle ?), d’autant plus que sa capacité d’auto analyse et de remise en question est abyssallement nulle, malgré des échecs avérés (mais c’est parce qu’on les empêche d‘aller jusqu’au bout qu’ils n’y arrivent pas, c’est bien connu !!). On va en crever. Mais, avant de trouver potentiellement des solutions, peut être mal conçues, car trop franco françaises, je pense qu’il y a deux points essentiels à aborder, qui ne semblent pas transparaître dans la discussion.

  • Comment faire, sans ‘immersion’ dans le monde non administratif, potentiellement hors sol à terme pour une carrière, pour qu’il n’y ait pas un décalage entre ces administratifs et la vie socio économique du français « moyen » ? Il y a des solutions, je pense, mais il me semble important de se confronter à cette question (qui se pose aussi pour les politiques « à vie »). C’est un argument souvent repris pour défendre les multiples pantouflages et il doit être pris en compte.
  • Le centrage franco français rend la démonstration très fragile, car le constat est international. Les processus qui ont amenés à la création d’une caste « lucide » pour le peuple (et en fait inféodée, par nécessairement d’une manière totalement consciente et construite, au pouvoir « réel », car cette caste intermédiaire en profite grâce à des miettes assez conséquentes à l’échelle de leur propre existence è esprit de collaboration au système), ces processus donc méritent d’être analysés à une niveau supérieur, car notre avenir ne dépend pas trop de l’ENA, mais bien de la prise de pouvoir de cette oligarchie au niveau mondial. L’ENA n’existe pas ailleurs, les universités sont nettement plus puissantes dans la majorité des autres pays développés, mais le résultat est le même.

mais  il  faudrait des systèmes de contrôle démocratique tournant qui représente aussi toutes les minorités à  50%

mais  il  faudrait des systèmes de contrôle démocratique tournant qui représente aussi toutes les minorités à  50%

Sous le règne du premier humanisme, celui des Lumières et de la laïcité républicaine, ce n'est plus un accord avec un terme extérieur à elle que l'humanité doit viser. Désormais, c'est avec elle-m^me qu'elle entend se réconcilier. Le grand projet démocratique et républicain qui prend son essor à la fin du XVIIIe siècle possède pour objectif ultime de construire, au sein de ce qu'on appellera plus tard un "État de droit", une espèce d'équivalent humain du cosmos des Anciens, une sorte de "seconde nature", un nouvel ordre juste, à ceci près que ce dernier n'est justement plus naturel et donné, comme celui des Grecs, mais de part en part artificiel et construit : il s'agit d'édifier un ordre social et politique nouveau où les hommes seront enfin maîtres chez eux, libres d'édicter leurs propres lois au lieu d'être contraints de suivre celles qui sont censées émaner du cosmos ou de la divinité. Ce n'est plus par rapport à une transcendance radicale, cosmique ou divine, que la question de la vie bonne se pose. La formule fondatrice de l'artefact qu'il s'agit de créer de toutes pièces, à partir de lois élaborées par et pour les hommes au sein de Parlements, n'est autre que celle du droit moderne : les libertés individuelles doivent accepter de s'autolimiter à la condition de leur accord avec celles d'autrui, exigence tout à la fois juridique et rationnelle qui fournit le principe suprême de la construction d'une société enfin égalitaire, au moins formellement, d'un espace public où chacun sera désormais libre de définir à son gré, mais dans la sphère privée, ce qu'il considère comme une "vie bonne".

Luc Ferry "La révolution de l'amour" "Sagesse des modernes et spiritualité laïque" pages 335 et 336

cool

VIVE LE PREMIER HUMANISME !!!    

A bientôt.

Amitié.

 

Au passage, votre article est extrêmement clair et bien documenté. Merci !

Anicet Le Pors : un intellectuel et homme d'Etat à ne pas oublier, à consulter sans relâche.

Merci.

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  • 06/09/2018 14:14
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la noblesse, en France ou les titres et les rentes s'obtenaient en prostituant son épouse à la cour du roi... difficile ensuite de générer en France une caste vertueuse pour l'Etat... les habitudes sont têtues

Ne sent-elle pas le soufre pour avoir travaillé dans l'équipe de B. Hamon ? Discutes-en avec Albert... lequel a du retard à l'allumage en ce qui concerne l'éventuelle stratégie néo-unitaire de JLM.

 

Comme il me tarde que toutes ces personnes "bien en place" -et généralement médiatisées- aient le cran de passer outre leurs "convenances" militantes ou idéologiques pour se mettre à VRAIMENT bosser ensemble !!!!!!

"Simple comme un coup de fil", non ??

:-(

un grand merci à vous, moi aussi !

"visait à
- assurer le pouvoir d’élites que la défaite avait montrées défaillantes,
- à leur conférer la légitimité du mérite et
- à contrer la montée des revendications démocratiques », explique Alain Garrigou. je savoure la franchise du :  "leur conférer la légitimité du mérite"  <<<<°::::))))))) 

Il fallait donc mettre au pouvoir (et les y garder) les collabos, les soumis, les opportunistes et autres fripons friqués, leur ripoliner la façade (conf  "la violence des riches" des Pinçon-Charlot,  afin d' écraser symboliquement la masse et les velléités de justice,  et museler les  opposants lucides : 

C'est bien ce qu'ils font. 
C'est pas "moderne" du tout.......

 

Comme celà rappelle furieusement la collusion des fonctionnaires impériaux, de la bourgeoisie versaillaise, des propriétaires terriens monarchistes, des rentiers et des agioteurs du capitalisme naissant, des bellâtres d'une armée de pacotille, sous la houlette de ce "bon" monsieur Adolphe Thiers...

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  • 06/09/2018 15:07
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Laurent Mauduit a fait du chemin depuis l'époque où il était obligé de signer lui-même l'article de promotion de son dernier livre. Félicitations ! On aurait quand même aimé avoir le nom du journaliste ou personnel de service qui a été obligé de le lire.

Bravo Laurent Mauduit. Et bataillons pour un changement de système, en nous inspirant des exemples anglais et plus largement nordiques.

Il etait temps d'aborder ce probleme de fond!

 

L'ENA est un projet intelligent mais dévoyé aux service et intérêt du patronat français et donc du capitalisme occidental, certes les futures élites républicaines majoritairement issues de la haute bourgeoisie d'argent y voisinent bien avec la "petite bourgeoisie" friande d'ascenseur social mais toute la subtilité vient du classement... L'ascenseur social s'arrête au palier des administrateurs civils...

"L'usinage" propre aux grandes écoles y est soigneusement différentiel, sous bien évidemment des dehors d'excellence républicaine c'est dès l'entrée que les jeux sont faits, jusqu'au rang de classement et en prenant grand soin de ménager l'illusion de sa neutralité à l'aide de quelques alibis "égalitaires"... dument formatés et... soigneusement choisis.

L'ENA est la bible laïque, le livre ouvert du jésuitisme et de la pusillanimité qui préside à la reproduction de l'entre-soi de la gouvernance de la république française.

 

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

Le livre n'est pas encore sorti, comment pouvez-vous savoir qu'il est excellent ? Vous êtes Laurent Mauduit ou son collègue multi-pseudos ?

C'est dingue quand même cette manie ou tactique de répondre à coté du propos tenu. le Maire sur ce coup là par exemple. Comment peut-on avancer dans ces conditions ???

Et on appelle ça des élites !!!

Effectivement c'est symptômatique comme la réponse faîte aux Français sur "les gaulois blabla" .... Et les journalistes sont tellement habitués à cela, qu'ils ne relèvent pas. Et toujours pas ou presque de pratique de la "relance"...ce qui laisse libre cours aux pratiques.

Ici Le Maire joue sur du velours ... Ruffin ne peut le relancer.

Le jeu institutionnel sert à cela: ménager le droit de faire des réponses-"fakes". Et de ne pouvoir en être inquiété par l'interdiction du droit de relance.

Evidemment, LeMaire ne peut entrer en matière sur le contenu du propos de Ruffin. S'il le faisait, il serait aussitôt poussé vers la porte de sortie. Donc, il joue le jeu requis par son rôle: donner le change.

Et parmi ses commanditaires, tout le monde en sera satisfait: il n'a "rien cédé" à Ruffin ni rien dévoilé des mécanismes de pouvoir à l'oeuvre. Et il a réaffirmé – et par là sanctionné – le fait que les PME, pour leurs besoins de financement, doivent passer par les seules banques. Interdisant du coup toute prise de parole publique d'un directeur de PME mettant en cause les exigences démesurées de la finance en termes de "retour sur investissement" …  silence dont M. LeMaire s'autorisera plus tard pour dire qu'il vient valider sa réponse à Ruffin.  En sorte que la boucle est bouclée.

Il faut comprendre que M. LeMaire n'est pas là pour défendre (=donner des arguments en faveur de, qui montreraient les bénéfices qu'on peut en attendre pour le plus grand nombre) sa politique; mais essentiellement là pour dissimuler le pouvoir de l'oligarchie sur tout le dispositif – cela par les lieux communs-bateaux qu'il sert ici à la Commission en guise de "réponse" à Ruffin. 

LeMaire n'est pas un serviteur de l'intérêt général, mais bien de la "Caste" au pouvoir, pour reprendre le terme de L. Mauduit. Donc, attendre que le ministre réponde autrement est juste une chimère.

L'intérêt de cette vidéo est de mettre cela en pleine lumière.

Et vient conforter la thèse que seul un changement institutionnel profond permettrait d'y mettre fin. … au vu du rapport de forces en place, pas demain la veille …   Promet un bel avenir à ces réponses-"fakes"

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  • 06/09/2018 17:32
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Toute - Grande - école - est un non sens dans une Démocratie ! Former soit-disant des fonctionnaires destinés à la " Haute Administration " ne peut aboutir qu'à la formation d'une élite qui à terme se transforme en Caste par reproduction entre soi....Seule une Université serait en mesure de former démocratiquement nos futures élites Républicaines en ouvrant ses amphis à tous les citoyens . Utopie sans doute , car avant qu'il en soit ainsi une révolution s'impose et la " Caste " qui nous gouverne ne nous en laissera pas le loisir ni l'envie ! La fin de la civilisation Judéo-Chrétienne " nous en donnera peut-être les moyens plus tôt que prévu peut-être ?

« Enquête sur cette haute fonction publique qui a pris le pouvoir »

Seulement depuis Macron ? Laissez moi rire!! (ou pleurer, c'est selon!!)

Merci à Médiapart et Laurent Mauduit  !!!!!!

« Enquête sur cette haute fonction publique qui a pris le pouvoir »

Seulement depuis Macron ? Laissez moi rire!! (ou pleurer, c'est selon!!)

Merci à Médiapart et Laurent Mauduit  !!!!!!

Merci pour ce beau travail!.

Voilà un pavé dans la marre qui, je le crains, ne va certainement pars faire l'objet l'une promotion ou des commentaires qu'il mérite de nos bons commentateurs des médias!....

Article très intéressant, mais je pense qu'il y a un angle mort. Certes l'ENA produit un copinage entre divers élites (PDGs, haut fonctionnaires, politiques) qui se socialisent à l'ENA mais en même temps leurs formations diffères grandement de celles de pays voisin. Dans un pays comme la Suisse, les haut fonctionnaires sont largement formé dans des écoles de commerces (ou des facs de droit) là où en France, elles sont formés à l'administration publique. J'ai toujours pensé que cela ( et donc le rapport la conception de l'état qui en découle) comme une des explications de l'étatisme français par rapport au libéralisme plus prégnant en Allemagne, Suisse ou même Angleterre. 

En fait c'était même le but premier de la création de l'ENA à la sortie de la guerre.

Mais tout système évolue et actuellement , je peut vous certifier que si la fonction publique est un ordre privilégier , le petit clergé y croit encore , mais le haut clergé a effectivement fait alliance avec l'aristocratie dont il est issu.

Bercy est la caricature de ce ravin entre ceux de "la centrale" et ceux qui même dans les postes de commandement sont dans les soutes des "services extérieurs".

C'est intéressant. Plus généralement nous devons nous approprier la démocratie, la vraie. Pas un système transcendantale où Dieu le Père dicte son bon vouloir aux ignorants incapables de se guider sans son esprit visionnaire. Une démocratie participative où les citoyens ont droit de citer. Pas juste un faire valoir jeté par défaut dans une urne toutes les quelques années.

Mais ça les élites infeodées n'en veulent certainement pas et elles s'opposeront toujours au changement vers une vraie démocratie. C'est aussi pour ça qu'on nous brandi l'épouvantail des extremes à chaque élection. Ne sont ils pas les idiots utiles de cette farce finalement ? Ou se contentent ils de jouer les guignols en ramassant le pactole à la fin du mois ?

Cette critique de l'ENA est certainement à propos.

Toutefois, la solution proposée de la remplacer par une formation universitaire me paraît avoir assez peu de chances d'aboutir à un meilleur résultat.

La composition sociale des élites y gagnerait sans doute, mais leur dévouement au bien commun en serait-il modifié pour autant ? Dans l'ambiance sociopolitique délétère de l'époque, il semble permis d'en douter.

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  • 06/09/2018 18:57
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"La caste " a toujours existé ici ou ailleurs dans tous les pays , on a tué le roi et un roi républicain a pris la suite , mais depuis les années 1990 le système s'est accéléré et dévoyé que ce soit avec les technocrates de l'EUROPE qui la droite comme la gauche politique complices ont laissé faire voir supportée merci MR DELORS et les autres , la fiance mange le monde depuis les années 1980 , une petite élite mondiale et par pays n'a rien " à foutre" des autres que ce soit ici ou ailleurs dans le monde..

Les PS ont comme les autres RPR UMP encouragé ce phénomène avec l'EUROPE une minorité mondiale des multinationales , et autre captent les richesses 

Ce n'est pas nouveau tout ça mais avec la finance et l'Europe tout s'est accéléré

Et que dit le dit peuple = rien!! 

Sans hésiter Laurent Mauduit, je vais acheter votre livre. L'un des points les plus choquants de la situation actuelle, c'est l'incompétence technique de ces grands corps : scandales de santé publique (Mediator), chômage endémique non résorbé depuis des décennies, formation professionnelle inadaptée, choix de politique économique désastreux, hégémonie de l'Allemagne, cuve de l'EPR non conforme, faillite d'AREVA, gestion de la SNCF, etc. C'est une caste, et elle est incompétente, ou plus grave, elle est volontairement incompétente.

Volontairement corrompue car elle gère très bien ses intérêts.

Il faut lire aussi le livre de Jean A. Chérasse, alias Vingtras : Les 72 Immortelles, ou l'histoire de la Commune.

Elle n'est pas incompétente , détrompez vous .... simplement ses buts ne sont pas les mêmes que les votres.

Exemple , le chomage n'est certainement pas un problème s'il permet de contenir la "pression inflationniste" des salaires renseignez vous sur le "NAIRU" acronyme anglosaxon qui décris bien la chose et le but.

 

ENA : le mal français résumé en 3 lettres !

J'aime beaucoup, moi aussi. Et comme la plupart des 50 commentateurs qui précèdent, j'achèterai probablement le livre.

Mais tout cela pouvait être écrit en janvier 2017, pourquoi pas un an encore plus tôt, ou deux.

Macron était très lisible le 4 mai 2017 !! 

Universités ou Grandes Écoles... Mais irait-on jusqu’à imaginer « l’esclavage public » pour les hauts fonctionnaires? Évidemment, nous vivrions sous démocratie directe... L’essai historique de Paulin Ismard La démocratie contre les experts est assez édifiant pour ceux qui voudraient démocratiser la délibération et le tirage au sort.

En attendant la Cité nouvelle sont maîtres lesdits hauts fonctionnaires.

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  • 06/09/2018 21:11
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Deux tiers d’enfants de cadres supérieurs ou professions libérales à Polytechnique, 69 % à l'ENA contre 4 % d'enfants d'ouvriers ou employés... Instrument de ce filtrage social : les classes préparatoires aux grandes écoles, dont les "catégories les moins favorisées" sont quasiment absentes, voir ici.

Ah ! L'Ecole de Jules Ferry...

« Non, certes, l’État n’est point docteur en mathématiques, docteur en lettres ni en chimie. […] S'il lui convient de rétribuer des professeur,s ce n’est pas pour créer ni répandre des vérités scientifiques ; ce n’est pas pour cela qu’il s’occupe de l’éducation : il s’en occupe pour y maintenir une certaine morale d’État, une certaine doctrine d’État, indispensable à sa conservation. » (Jules Ferry à la Chambre, 26 juin 1879)

« Apprendre à l’ouvrier, d’abord, les lois naturelles avec lesquelles il se joue dans l’exercice de son métier, mais lui apprendre également la loi sociale, lui découvrir les phénomènes économiques, lui donner des notions justes sur les problèmes sociaux, c’est en avancer beaucoup la solution. Ce qui n’était dans d’autre temps qu’une résignation sombre à des nécessités incomprises, peut devenir… une adhésion raisonnée et volontaire à la loi naturelle des choses. » (Jules Ferry au Congrès pédagogique des instituteurs, 3 avril 1883)

« Nous avons promis la neutralité religieuse, nous n’avons pas promis la neutralité philosophique, pas plus que la neutralité politique » (Jules Ferry, discours au Sénat, 31 mai 1883)

« Vous devez inculquer à vos élèves, en un temps où tant de passions et d’utopies font appel aux vains rêves, aux folles convoitises, cette idée qu’il y a, dans les choses humaines, des réalités plus fortes que les volontés humaines, des nécessités qui tiennent à la nature même des choses : que l’humanité est dirigée non par le caprice, mais par la science. […] Oh ! Alors ne craignez pas d’exercer cet apostolat de la science, de la droiture et de la vérité, qu’il faut opposer résolument, de toutes parts, à cet autre apostolat, à cette rhétorique violente et mensongère, […] cette utopie criminelle et rétrograde qu’ils appellent la guerre de classe ! » (Jules Ferry à la Sorbonne, séance d’ouverture des cours de formation des professeurs, 20 novembre 1892)

Je me demande si, derrière les grands discours et odes à l'Ecole de la République (ascenseur social, service public, etc.), les fondamentaux ont vraiment changé...

Le problème n'est pas l'ENA, mais ce qu'on en a fait. Comme le dit un des intervenants le problème démarre dès la maternelle. C'est notre système éducatif, discriminant socialement, qui apprend de tout petit la gagne, quels qu'en soient les moyens utilisés, à condition de ne pas se faire prendre, sauf si papa est copain du maire ou du député. C'est notre école qui est responsable des fauves qu'on fabrique parce qu'elle n'apprend pas la compassion, la solidarité, le travail de groupe. La discrimination sociale est aussi du fait de l'école parce que les parents veulent, normalement, leurs enfants dans les établissements où on se retrouvent les meilleurs, donc ceux du meilleur tissu social et non les pauvres et les étrangers avec un retard à combler et sans aide de la famille pour les aider et les faire progresser. 

Le problème s'aggrave ensuite avec l'enseignement supérieur du fait des facultés sans moyens qui ne peuvent rivaliser avec les prépas et les écoles privées que ne peuvent se payer que ceux issues de familles friquées. 

On sort donc des enfants socialement favorisés et déjà conditionnés à la réussite et à l’égoïsme pour les mettre ensuite à se bonifier encore plus dans les plus grandes écoles. On élève et dresse des fauves, comment s'étonner ensuite qu'ils veuillent tout bouffer et ne rien laisser aux autres.

C'est encore une fois, le vol sournois de notre démocratie et cette ploutocratie qu'on nous a imposée en en cachant bien le caractère qui est la cause. de tous nos problèmes La caste n'est qu'un résultat logique du paradigme de la primauté du fric sur l'humain qui nous gouverne. Il faut revenir sur l'Education Nationale service public, priorité de la nation au termes de l'article L111-1 du code de l'éducation, la réformer, y compris et surtout dans ses objectifs et la doter des moyens nécessaires pour éduquer des citoyens responsables, critiques et solidaires. Ensuite on pourra en tirer les meilleurs pour diriger les affaires publiques sans aucune sélection en fonction du niveau social quelle que soit la grande école vers laquelle on les dirigera.

Pas gagné, quand on voit le poids des lobbies sur les politiques et au ministère de l'éducation et quand on considère que les marchés financiers sont plus importants que les citoyens.

Merci encore à vous, Laurent.

De notre plafond de verre... Nous apercevons cette castre rire de nos déboires. Mais qui dit verre dit qu'un jour il se brisera...et nous serons là pour les accueillir....

J'ai épuisé Fred Vargas et j'en ai marre des polars US : plus rien à lire, je vais me payer ce livre :)

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

Il vous reste tout de même qq centaines de milliers de livre à découvrir

Essayez Dominique Manotti: « Racket », entre autres.

 

BIEN AU-DELA DU PROBLEME DES GRANDES ECOLES,

comme il me tarde que toutes ces personnes "bien en place" et souvent médiatisées aient le cran de passer outre leurs convenances militantes ou idéologiques pour se mettre à VRAIMENT bosser ensemble !!!!!!

 

 

Avez-vous remarqué qu'on entend désormais beaucoup plus souvent parler des élites, que de l'élite.

C'est un de ces mots qui change radicalement de sens au pluriel :

L'honneur, les honneurs...
L'amour, les amours...
L'élite, les élites...

Si l'on entend si rarement le singulier, c'est que ce qu'il désignait a été subverti par ce que désigne le pluriel, qui n'a plus aucun rapport.

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  • 07/09/2018 09:45
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La caste ou l'oligarchie ou  les élites ou la mafia ou...

les vocables changent

le fait reste :

          le pouvoir est constitué de quelques uns,

         les plus riches    ou

         ceux qui se placent pour devenir riches

 

 

Merci pour ce rappel historique qui montre d'ailleurs que sortir de l'UE ne résoudrait aucun problème. La "démocratie" technocratique est malheureusement un problème bien antérieur à l'UE. Les hauts fonctionnaires et dirigeants francais aiment bien se servir de l'UE comme bouc-émissaire, mais la réalité est que les hauts fonctionnaires francais sont aussi déconnectés du peuple que les fonctionnaires bruxellois.

Le problème est que le peuple doit reprendre le pouvoir en Europe, dans tous les pays. Et certainement pas en donnant le pouvoir à l'extrême droite qui, comme le montre l'exemple de Vichy, sait très bien recycler l'oligarchie pour instaurer une dictature.

Pas garanti qu’un recrutement plus ouvert ( universités par exemple ) ne donnerait pas ,au fil des ans , une autre forme de clan mais un clan quand même avec le réflexe « naturel » de protéger ses rejetons .

A titre personnel, je n'ai jamais aimé ni voté Macron pour une seule et unique raison: il était Inspecteur des Finances.

C'est pour moi une tare absolue en démocratie et elle est indélébile.

Il s'agit d'une oligarchie dans oligarchie. A partir de là, je n'ai jamais écouté ou lu aucune de ces communications.

Ce système de caste est très bien démontré par L. Mauduit. Il conduit à des situations où les énarques se retrouvent en position de managers alors qu’ils en sont parfaitement incapables. Ces gens sont formatés pour administrer et reconduire un système, pas pour le remettre en cause. Cela crée des situations catastrophiques où ils jouent au patron, et sont complètement nocifs à leur structure / administration. Une engeance.
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  • 07/09/2018 12:52
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Il y a quelque chose de pourri dans ce royaume de LREM-Macron

"La Caste" en France, c'est l'Etat profond" aux Etats Unis:

La corruption, le financement par des opérations clandestines  (Affaire Karachi, commissions Kadhafi)

La militarisation du maintien de l'ordre ( grenades anti-encerclement, mort de Remy Fraisse, Cazeneuve, grenades )

Opérations clandestines (Macron et Benalla)

Destruction de la démocratie par Macron et le complexe militaro industriel.

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  • 07/09/2018 22:38
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« Le premier devoir de la démocratie est de comprendre qu’elle doit se soumettre à la direction des plus capables », dit encore le professeur de droit, dans une formule que ne contrediraient pas aujourd’hui nombre de hauts fonctionnaires de Bercy.

C'est la que le debat ne doit pas etre clos

Car il s'agit des plus capables d'assurer le bien être populaire en finalité, c'est ça le débat aujourd'hui, il n'est pas ailleurs et c'est la vocation finale de l'Ena

+++ merci, ceci explique cela. 

Mais il y a aussi, et heureusement, des grands bourgeois d'une très grande intelligence, droiture, noblesse et humanité.

« La République Française et son administration sont un système qui permet à une petite caste d’incompétents , de privilégiés d’avoir du pouvoir , des privilèges abusifs , et de l’argent en dépossédant des richesses , le peuple du secteur privé devenu esclave . Les esclaves produisent tous les jours et toujours plus taxés et imposés pour rembourser une dette que des incompétents ont créée .. »
« Quand le pillage devient un moyen d’existence pour un groupe d’hommes, qui vit au sein de la société , ce groupe finit par créer pour lui-même tout un système juridique qui autorise le pillage et un code moral qui le glorifie . « 

Sur France Culture aujourd'hui : Que consent-on vraiment à l'impôt?  Alexis Spire sociologue , auteur de :  « faibles et puissants face à l’impôt «  Récension très bien faite ici de 2012 par Darko

extrait: "L'année 1986 marquera un tournant dans l'évolution des missions de l'administration fiscales pour des raisons à la fois politiques, techniques et économiques :

- politiques : l'arrivée de la droite au pouvoir se traduira par une réforme en profondeur de la législation fiscales visant à offrir aux contribuables (aisés) des garanties supplémentaires face à l'arbitraire supposée de l'administration et des moyens "légaux" d'échapper à l'impôt ( multiplication des niches fiscales); une évolution qui ne sera pas remise en cause par la gauche une fois revenue au pouvoir et qui s'amplifiera avec le temps. Une évolution à mettre également en relation avec l'alourdissement à partir de cette époque de la fiscalité indirecte (TVA, accises, TIPP) et de la fiscalité directe locale (taxe d'habitation...), autant de taxes pesant principalement sur le budget des classes moyennes et populaires.

- techniques : l'informatisation croissante de l'administration permettra de réorienter l'essentiel du contrôle fiscal vers les salariés, et donc à nouveau vers les classes moyennes et populaires, dont les rémunérations, déclarées par l'employeur, peuvent facilement faire l'objet de recoupements informatiques de masse. L'interconnection des fichiers fiscaux et sociaux à la fin des années 90 parachèvera cette évolution.

- économiques : avec la crise et l'extension du traitement social du chômage et de la pauvreté (création du RMI, du RMA, de la PPE...), l'administration fiscale, d'une structure dédiée initialement au contrôle, se transforme progressivement en un guichet social, distributeur d'allocations ou de documents permettant de les obtenir; une évolution qui tendra mécaniquement, à côté de la multiplication des tâches de gestion dans un contexte de diminution des effectifs, à accentuer la pression sur les classes populaires, dénoncées comme "assistées", au détriment du contrôle des classes privilégiées, par ailleurs de plus en plus riches, mobiles et organisées par delà les frontières pour échapper à l'impôt.

Au terme de cette évolution, s'étalant sur une période de 30 années et dont les pouvoirs successifs portent l'entière responsabilité, c'est bien une politique du deux poids/deux mesures distinguant deux populations de contribuables, gérées de manière différenciée par l'administration fiscale, qui a été volontairement mise en place avec :

- d'un coté, l'ensemble des salariés et des allocataires sociaux qui font l'objet d'un traitement de masse impersonnel et qui se voit appliquer le droit commun dans toute sa rigueur,

- d'un autre coté, les classes privilégiées, entourées de conseils, qui bénéficient de procédures dérogatoires leur permettant de négocier leurs impôts et de jouir de règles favorables les autorisant, grâce à une "optimisation adéquate", à y échapper (les fameuses "niches fiscales")...

En fermant le livre-enquête d'Alexis Spire, une comparaison vient immédiatement à l'esprit. L'administration fiscale française, à son corps défendant, ressemble de plus en plus à un vieil ordinateur dont le système d'exploitation serait devenu lent et inefficace à force d'installations, de mises à jour et de nettoyage, jusqu'à nécessiter une nouvelle installation pour pouvoir continuer de fonctionner...Notre système fiscal, à force de reformes en tout sens, est devenu complètement injuste et illisible pour le citoyen-contribuable et totalement incompréhensible et inapplicable pour le fonctionnaire de base, un système étranger à toute notion de justice fiscale..."

Recension par Darko du livre d’Alexis Spire

La France est un pandémonium , ce n’est pas un euphémisme et Certains sont si pauvres qu'ils ne possèdent que de l'argent.
La France a besoin "de contre-pouvoir" que nous n'arrivons pas, nous citoyens dotés de réflexions, et bon sens à créer ; c'est hélas navrant et très grave pour ce Pays. Pour ma part, il y a longtemps que j'avais pris la décision de dénoncer TOUS LES TRAVERS DE LA SOCIÉTÉ POLITIQUE, de DROITE OU DE GAUCHE ..."PEUT ON ENCORE SAUVER LA FRANCE" NON !

Nous publions des bonnes feuilles de La Caste, le dernier livre de Laurent Mauduit. Cette enquête sur la haute fonction publique qui a pris le pouvoir remonte aux origines de la présidence d’Emmanuel Macron : l’histoire longue de cette partie de la haute fonction publique qui a cessé de défendre l’intérêt général pour se battre en faveur de ses seuls intérêts privés.

A bientôt.

Amitié.

Il n est pas sûr que la haute fonction publique, vue comme une tribu, puisse résister à des algorithmes bien ciblés, des algorithmes du commerce : pas maintenant, c’est trop tôt, mais dans cinq ou dix ans et à partir des États-Unis ou de Provinces canadiennes, il y a un pré-positionnement adaptable...Auront-ils besoin d aller en Amérique du Nord ? Who knows ?

La caste citée est liée à l’étroitesse du recrutement, 80 par an pour l’Ena pour un pays de 70 millions d’habitants. Comment le recrutement ne pourrait il pas être étendu en vue de sélectionner dans le temps une élite ? Pourquoi ne pas le faire à partir des cadres À? Quelle entreprise ferait de même ?

Plus simplement reprendre une réussite de recrutement populaire qui a donné toute satisfaction à Sciences Politiques qui pourrait être renouvelée à Sciences Politiques et étendue à l'Ecole Nationale d'Administration

sealed

A bientôt.

Amitié.

« Dans les pays d’aristocratie, la naissance, accompagnée de la fortune, peut donner à l’État de jeunes fonctionnaires. Il faut que les démocraties puissent recruter leur personnel politique d’hommes préparés à leurs devoirs, ayant toute une vie à consacrer au service du pays [...]. L’éducation des serviteurs de l’État est donc un devoir de l’État [...]. Ce devoir, les démocraties peuvent l’accomplir en faisant émerger sans cesse de leur sein les jeunes citoyens les plus dignes de les servir. Dans une démocratie, les choix ne sont pas limités à quelques familles : ils s’étendent à l’universalité des familles. Si nous faisions, partout en France, appel aux vocations, cherchant dans les écoles primaires les sujets d’élite pour leur ouvrir, d’abord, la porte des collèges, et plus tard celles des établissements supérieurs ; si, parmi ces établissements, il existait une école d’administration où les sciences politiques fussent sérieusement enseignées, l’État y trouverait une pépinière précieuse de jeunes fonctionnaires ; et cette parole de nos constitutions “Tout le monde est admissible aux emplois” deviendrait une vérité. »

http://users.skynet.be/claudine.leleux/OutilsRefl.pdf

Apprentissage de l’autonomie, intellectuelle et affective

Apprentissage de l’autonomie, intellectuelle et affective Être majeur, disait Kant, c’est « oser savoir » (sapere aude).

Notre enseignement confond encore trop souvent savoir et connaître, une tête « bien pleine » plutôt qu’une tête « bien faite ».

Pourtant, une pensée autonome et critique, ce qu’une démocratie non tutélaire exige des citoyens, ne s’acquiert pas par l’accumulation de connaissances. Le législateur l’a bien compris en remplaçant les « programmes-matières » par des « socles de compétences ».

Encore faut-il, au niveau pédagogique, d’une part, faire réfléchir plutôt que faire calculer ou exercer et, d’autre part, faire accéder les jeunes à une pensée formelle, aux concepts et aux principes.

La philosophie est aujourd’hui redécouverte comme l’un des moyens de développer la réflexion et la conceptualisation mais le recours aux « problèmes » dans toutes les disciplines mériterait certainement plusd’attention.

Piaget y insistait déjà : « « tant que la structure logique du problème n’est pas solidement assurée, les considérations numériques demeurent sans signification et voilent au contraire le système des relations en présence ».

Faire réfléchir et juger ne peut cependant faire l’économie d’une pédagogie de l’affectivité.

cool

A bientôt.

Amitié.

 

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