Pour se démarquer de Hollande, les candidats de droite misent sur la surenchère néolibérale

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La politique économique et sociale conduite par François Hollande depuis 2012 contraint tous les candidats à la primaire de la droite à se décaler encore plus à droite. Leurs propositions sont souvent explosives, mais c’est le chef de l’État qui a allumé la mèche.

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S’il a désespéré les citoyens de gauche, le cap néolibéral suivi par François Hollande depuis 2012 a eu aussi un autre effet, dont on parle moins mais qui est tout aussi spectaculaire : il a plongé dans un très profond embarras les chefs de file de la droite. Pour le vérifier, il suffit de consulter les propositions économiques et sociales des candidats à la primaire organisée par Les Républicains pour se rendre à l’évidence : elles révèlent en creux une gêne manifeste car le chef de l’État, adepte de la stratégie du coucou, leur a par avance siphonné une bonne partie des réformes qu’ils auraient pu soumettre au pays dans la perspective de la présidentielle de 2017.