Karachi, l’affaire d’Etat qui devait rester secrète

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Quoi qu’il arrive, les magistrats du tribunal correctionnel de Paris qui vont examiner à partir de ce lundi et jusqu’au 30 octobre le volet financier de l’affaire Karachi ont entre les mains un procès historique. Un procès qui n’aurait jamais dû avoir lieu. Les faits poursuivis, qui constituent une gigantesque fraude sur les marchés d’armement français, ont été connus et couverts en temps réel par l’appareil d’État, puis par deux présidents de la République successifs – Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy – et par une demi-douzaine de gouvernements, y compris celui de Lionel Jospin, sans jamais avoir été dénoncés à la justice.