«Gilets jaunes»: ces manifestants blessés ou mutilés par la riposte policière

Par

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Silencieusement, l’escalade a donc commencé. Débordé par la foule des « gilets jaunes » qui a déferlé, samedi 1er décembre, sur Paris, Bordeaux, Toulouse, Marseille et de nombreuses autres villes, le gouvernement se prépare à durcir la réponse des forces de sécurité sur le terrain. Les lycéens, qui ont multiplié les blocages depuis lundi, viennent d’en avoir un aperçu. Mardi, une lycéenne de 16 ans a été grièvement blessée au visage, touchée à la mâchoire par un tir de flashball lors d’une manifestation à Grenoble (38). Mercredi, deux autres lycéens ont été blessés par des tirs au visage lors de rassemblements devant leurs établissements, au lycée Simone-de-Beauvoir de Garges-lès-Gonesse (95) et au lycée de Saint-Jean-de-Braye, près d’Orléans (45). Trois blessés graves pour les balbutiements d’une mobilisation. Ces tirs injustifiés sur des groupes d’élèves en disent long sur l’aveuglement et la nervosité des forces de l’ordre.