Nicolas Sarkozy veut supprimer le juge d’instruction

Par
Nicolas Sarkozy a annoncé la fin du juge d'instruction, mercredi 7 janvier, en promettant une grande réforme qui permettra «une procédure pénale digne de notre siècle». Mais le président de la République n'a pas dit un mot sur les contreparties nécessaires pour garantir l'indépendance des enquêtes pénales, jusqu'alors assurée par le juge d'instruction. La disparition de cette figure emblématique de la justice française fait craindre la mainmise du pouvoir exécutif sur les affaires «sensibles».

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

En proclamant la disparition du juge d'instruction, Nicolas Sarkozy a annoncé un grand chamboulement de la justice française qui devrait agiter les esprits pendant toute l'année 2009. Mais le président de la République n'a pas dit un mot, mercredi 7 janvier, sur les contreparties nécessaires pour garantir l'indépendance des enquêtes pénales, jusqu'alors assurée par le juge d'instruction. Au même moment, devant le palais de justice de Paris, des magistrats syndicalistes ont protesté contre la réforme esquissée en brandissant des pancartes: «Procureur = justice dépendante du politique»...